Autrefois la Tranche

Autrefois la Tranche

Les vélelles

Les vélelles

 

Depuis quelques jours sont arrivées sur nos plages de drôles de bestioles transparentes ou bleues inconnues jusqu'alors.

 

Ce sont des velelles :

 

Vélelles (1)
Vélelles (2)

 

Il ne reste que la partie cartilagineuse qui devient transparente ensuite ressemblant à du plastique. En se décomposant, elles exhalent une forte odeur de poisson pourri désagréable.

 

La vélelle est un organisme de pleine mer qui fait partie du pleuston, c'est-à-dire des organismes qui vivent en surface, à l'interface eau-air. Elles vivent en colonies. Ce sont vraisemblablement les dernières tempêtes qui les ont poussées sur nos côtes où elles se sont échouées. C'est aussi probablement le réchauffement climatique qui les fait pulluler. C'était un organisme considéré comme très rare au XIXè siècle.

Elle est appelée Barque de la St Jean, Barque de St Pierre ou méduse voilette.

 

C'est un cnidaire.

Les cnidaires constituent un embranchement d'animaux aquatiques marins. Ils se retrouvent sous deux formes:

-lorsqu'ils sont fixés, on parle de polypes (c'est le cas du corail ou des anémones de mer),

-lorsqu'ils sont nageurs, alors ce sont des méduses.

Certaines espèces alternent entre les deux formes.

 

La vélelle a l'aspect d'un petite radeau. C'est un disque cartilagineux de couleur bleue à transparente, surmonté d'une voile triangulaire rigide (qui lui a donné son nom: vélelle) et de forme ovale d'environ

6 cm de long sur 3 cm de haut.

 

Le disque est parcouru de plusieurs ellipses concentriques qui lui donnent l'image d'empreintes digitales. La voile transparente est de forme triangulaire et fait un angle de 40° à 45° avec son radeau.

Sous le flotteur, on trouve un unique polype nourricier avec bouche terminale, entouré d'une rangée circulaire externe de polypes urticants de couleur bleue qui jouent un rôle dans la défense et la nutrition de la colonie, et plusieurs rangées circulaires de polypes reproducteurs peu visibles. Ces polypes atteignent une taille de 2 à 3 cm maximum. La voile permet à la colonie d'être déplacée par le vent.

 

velella_velella-vue de dessus
velella-velella-vue dessous

                                 Vue de dessus                                                                  Vue de dessous

                              

Elle se nourrit de phytoplancton et de zooplancton.

 

Ce sont des cousines des anémones, des méduses et des physalies. Elles ne provoquent pas d''urticaire chez l'homme bien que les polypes soient légèrement urticants. Si on les touche, il est quand même fortement conseillé de se laver les mains.

 

La pysalie, appelée aussi galère portugaise, est dangereuse car très urticante voire mortelle par choc anaphylactique pour les sujets sensibles. On en a déjà vu à la plage de La terrière il y a quelque temps.

Physalia_physalis

 

Physalie

 

Le venin de la physalie (physalitoxine) est dangereux pour l'homme. L’envenimation se traduit par une douleur intense, accompagnée de multiples symptômes : douleurs musculaires locales ou généralisées, gêne respiratoire, crise hémolytique aiguë et défaillance rénale ; les spécimens de grande taille peuvent dans certains cas (personnes fragiles ou allergiques, adulte en bonne santé mais emmêlé dans ses filaments) être responsables d'envenimement mortel : la dose létale de physalitoxine chez l'homme est de 0,2 mg/kg. Enfin, même mortes, échouées et à moitié sèches, les physalies sont dangereuses plusieurs jours ou semaines après leur échouage. Environ 10 % des piqûres ont présenté des signes de gravité : perte de connaissance, gêne respiratoire, douleurs abdominales ou thoraciques, vomissements, tachycardie, hypertension artérielle ou crampes musculaires.

 

Sources internet

 

 

 

 

 

 



25/12/2019
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