Autrefois la Tranche

Autrefois la Tranche

Notre histoire


La frégate la Seine (la maquette)

La Seine construite en 1793 au Havre et son capitaine Julien Bigot de la Robillardière sont les héros d'une épopée qui a marqué l'histoire de La Tranche-sur-Mer.

Équipée à sa construction de 18 canons de 18 (*), cette frégate a ensuite été équipée en 1798 de canons de 12 et de 4 caronades soit 42 canons.

Ses dimensions : 700 t, 42.2 m, 12.1 m, 5.5 m

 

(*) 18 est le poids des boulets exprimé en livres soit 9 kg. Elle était pourvue de 18 canons de 18 au départ , puis de 38  canons  et de 4 caronades .

 

Naufragée en mer du Nord, le 5 juin 1803, après récupération et réparations, navigue sous pavillon anglais (HMS  Seine), la frégate n'aura eu qu'une vie aventureuse de dix ans.

 

Un passionné fait revivre la frégate :

 

Claude Groussard, membre de notre association, s'est pris de passion pour l'épopée de la frégate et a entrepris la construction de sa maquette au 1/50e en 1997, suivant les relevés précis que les Anglais ont fait de la frégate après sa capture. Pour l'accastillage, il se réfère aux plans de la Vénus, soeur jumelle de La Seine.

 

 

 

M. Claude Groussard et sa maquette

 

Avec une grande précision , chaque canon, chaque poulie (plus de 900), chaque aménagement est reproduit à l'identique. Claude Groussard pousse ainsi le détail jusqu'à s'imposer de placer le mobilier, les réserves de vivres, les coffres à fusil ou l'infirmerie à leur place dans la frégate, là où ils ne seront plus visibles lorsque les ponts seront fixés.

 

(Source : article paru le 2/12/2012 dans OF et modifié)

 

Détail des 50 pièces constituant un canon

 

                                      Canon monté et ses servitudes              Une caronade servant à la mitraille

 

Les 5 ancres de la Seine

 

Mobilier, outillages, les branles (hamacs) (*) et les lits des officiers

(*) Les branles étaient mis lors des combats dans des cages autour des bastingages de façon à protéger les marins de la mitraille et des balles adverses, d'où l'expression" branle-bas de combat".

Ils étaient aussi mis contre la paroi interne du navire pour éviter les blessures par éclats de bois lorsque des boulets traversaient la coque.

 

Détails d'un canot de sauvetage. Il y en avait trois à bord emboités les uns dans les autres pour économiser de la place.

 

La cabine du capitaine et, à droite, celle de l'aumonier

 

 

Plaques de cuivre sur la coque pour protéger de l'attaque des tarets, mollusques bivalves qui s'attaquent aux bois immergés

Plaques de cuivre sur la coque pour protéger de l'attaque des tarets, mollusques bivalves qui s'attaquent aux bois immergés

Le safran protégé

Le safran protégé

Détails intérieurs. On peut voir le double cabestan pour le levage de l'ancre et les canons en place sur le pont.batterie ainsi que le carré des officiers à l'arrière.

Détails intérieurs. On peut voir le double cabestan pour le levage de l'ancre et les canons en place sur le pont.batterie ainsi que le carré des officiers à l'arrière.

Détails

Détails

Le mât de beaupré (mat horizontal à l'avant)

Le mât de beaupré (mat horizontal à l'avant)

mât de misaine

mât de misaine

Grand mât

Grand mât

Pour la finition, en particulier des voiles, M. Groussard recherche des petites mains pour les confectionner à partir de plans

 

Voir plus de détails dans l'album photo "La maquette"

 


11/05/2019
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1944 - Et si les Allemands...

 

8 mai fête de la libération

 

1944 Et si les Allemands... ?

 

Le vieux moulin

Le 25 août 1944 le gros des troupes allemandes, stationné à La Tranche, pliait bagages et quittait la commune en direction de La Rochelle.

Le 23 ou le 24 août, les artificiers allemands avaient pratiqué des excavations tout autour du mur du Vieux Moulin, celles-ci étaient prêtes à recevoir les charges de dynamite.

Le départ précipité des Allemands a sauvé l'édifice de sa destruction, (l'occupant des années 40 n'est pas responsable de son actuel état de délabrement)

 

 

Texte et photos de Claude Rousseau

 

 

L’avenue Victor Hugo et l’hôtel de « la Belle image »

 

 

 

De nos jours, l’avenue Maurice Samson commence à ce carrefour ; elle occupe dans sa largeur, l’emplacement du bâtiment situé à gauche ainsi que  le chemin (ancienne rue Calmette).

Dans ce bâtiment se trouvait la cuisine de l’hôtel prolongée par la salle à manger.

Ces maisons furent « les dernières victimes » de l’occupant qui les fit raser en 1944 ainsi que toutes les maisons et bâtiments divers qui se trouvaient dans la ligne de mire des canons de la casemate construite sur la dune de la propriété Millet en face de l’actuel  self-service l’Équipage.

Cette opération de démolition fut également effectuée dans  les directions est et ouest du bourg qui amena à détruire une bonne partie des villas du bord de mer.

D’autres maisons devaient aussi être détruites mais le repli précipité des occupants vers la poche de La Rochelle, à la fin du mois d’août 1944 mit un terme à ce projet destructeur.

 En 1945, les FFI gardaient les prisonniers de guerre allemands; ils leur faisaient mettre en tas les pierres des maisons détruites, de même que réparer tant bien que mal les autres dégâts.

 

Texte de Michel Boiral

 

Le blockhaus Millet

 

 

 

24 août 1944

Les Allemands, avant leur retraite vers la poche de La Rochelle font sauter le phare,

 

 

 

 

ainsi que les soutes à munitions des blockhaus, certains blockhaus et après leur passage le pont de l’Aiguillon.

 

 

Le 20 août 1944

 

C’est la destruction des stations radar  du Moulin de la Garde à la Jonchère dont on entend les explosions de La Tranche (ici station radar de Fontaine).

 

 

Anciennes villas du bord de mer détruites par les Allemands pour laisser le champ libre au tirs du blockhaus Millet.

 

 


08/05/2019
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Articles du journal "L'Empire" en avril 1807

 

Pour faire suite à la bataile de la Seine de 1798, les incursions anglaises sur notre sol semblaient ne pas être rares :

 

Deux articles parus en avril 1807 dans le journal « L’Empire »

 

  • « Le 9 de ce mois, à trois heures de l'après-midi, sept péniches portant environ 200 hommes, détachées de la flotte anglaise qui mouille dans le Pertuis Breton, sont venues pour descendre à la vigie, située près le bourg de la Tranche, côte de la Vendée, en face de l'île de Ré. Les Anglais étaient sur le point de souiller le sol français, lorsque M. le général de division Travot, commandant le camp volant de Napoléon [La Roche / Yon], et M. Béchaud, major du 66e régiment, commandant le 1er arrondissement dudit camp, faisant leur tournée sur la côte, arrivèrent au même point ; un peloton de 30 hommes du 66e et quelques canonniers gardes-côtes y accoururent aussi de la Tranche. L'ennemi manœuvra à portée de pistolet de la côte, tira à cette distancé plus de 50 coups de mitraille sur la troupe ; mais il fut tellement comprimé par la ferme contenance de ces militaires encouragés par la présence de leurs chefs, qu'il n'osa effectuer son débarquement. M. le général Travot resta à cheval, au milieu de la mitraille, pendant trois quarts d'heure, défiant vocalement avec sa bravoure ordinaire les Anglais de mettre pied à terre ; ils crurent prudent de répondre à ce défi, en couvrant de mitraille le sable sur lequel était placé le général. II est à présumer que les Anglais renouvelleront souvent leurs attaques pour essayer de brûler les vigies, détruire quelques batteries ou enlever des bestiaux ; mais les dispositions sont prises pour les recevoir de manière à ce qu’ils s’en repentent toujours ».

 

  • « On vient de publier l'extrait suivant de l'ordre général de la 12e division militaire en date du 11 avril : « Le général commandant la division et le camp volant, a été extrêmement satisfait de la conduite qu'a tenue le détachement du 66e régiment d'infanterie et de la 61e compagnie de gardes-côtes du cantonnement de la Tranche, lorsque sept péniches anglaises, ayant environ 200 hommes à bord, se sont présentées le 9 de ce mois, à trois heures après midi, devant la vigie du Rocher, pour y opérer un débarquement. Ce faible détachement, exposé pendant trois quarts d'heure à la fusillade et à la mitraille, en a tellement imposé par sa bonne contenance et sa fermeté, que l'ennemi s'est retiré, sans avoir effectué son projet. Les habitants de la commune de la Tranche ont aussi, à cette occasion, donné des preuves du plus grand dévouement ».

Et aussi :

 

1806. Descente des anglais à la Pointe d’Arçais.

 

Je vous préviens, par une ordonnance, que l'ennemi vient de se présenter de nouveau à la pointe de Larçay et celle de l'Aiguillon où ils ont effectué un débarquement d'environ 300 hommes.

Comme vous verrez par le rapport ci-joint ont pris le fort de la Pointe et brûlé la vigie.

Toutes nos troupes garde nationales y sont portées et gendarmerie de Luçon et Moreilles vont arriver en l'instant à ce que m'a rapporté mon ordonnance ;

Ref : Le maire de la commune de Saint-Michel, à Monsieur le sous-préfet de l'arrondissement de Fontenay

 

1806. 28 Avril

Les Anglais tentèrent encore vainement de descendre sur les côtes de la Tranche et l'Aiguillon. Ils tentèrent aussi, mais sans plus de succès, de bruler la vigne de la Faute,sauvés par les préposés.Ils se contentèrent de piller la maison d'un nommé Chauveau et d'emporter de chez lui tout ce qu'ils purent trouver de comestibles.

Ref:Louis Brochet. La Vendée à travers les âges.

 

 


21/04/2019
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Le combat de la Seine rapporté par les Anglais

Le combat de La Seine rapporté par les Anglais

 

Rapport de l’amiral Bridport sur la prise de la frégate La Seine :

 

A bord du Jason, au Perthuis Breton, le 14 messidor

 

Primidi (1 )dernier, à 7h du matin, la division de sa Majesté à mes ordres, composée du Jason, de la pique et de la Mermaid, donna chasse à une frégate française à hauteur de Saintes. A 11 heures de nuit, La Pique engagea l’action et continua un feu de chasse, jusqu’à ce que le Jason se mit entre les deux. Dans ce moment nous vîmes la terre près de la pointe de La Tranche tout contre notre bossoir de basbord, et avant que notre frégate pût répondre au gouvernail, elle échoua près de l’ennemi que nous aperçùmes sur le champ avoir échoué aussi. Très malheureusement, la marée haussant, nous ne penchions qu’en avant, et par conséquent nous étions abattus, notre poupe près de la batterie de l’ennemi qui, quoiqu’il fût dématé ne manque pas de tirer avantage de cette position ; mais nous entretinmes un feu bien dirigé de quelques canons de l’arrière, et à deux heures et demie il amena.

 

Notre adversaire s’appelle La Seine commandée par le capitaine Brejot (2) de 42 canons de 28 et de 9, et 610 hommes, compris les troupes. Elle était partie de l’île de France,  il y a trois mois, et alloit à l’Orient. Vers le commencement du combat j’eus le malheur d’être blessé et obligé de quitter le pont ; mais je fus consolé de cet accident par la réflexion que le service ne souffriroit pas de mon absence, car personne ne pouvoit me remplacer avec plus de gloire pour lui-même et plus d’avantage pour l’état, que mon premier lieutenant M. Ch. Inglis.

 

Je passe maintenant à la partie pénible de ma narration à laquelle je suis obligé de donner plus d’étendue que je n’eusse fait sans les circonstances particulières du combat. C’est la perte de la Pique, dont les officiers et les équipages méritoient un meilleur sort. Le capitaine Milne l’avoit conduite au combat comme un brave marin, mais il eût le malheur d’avoir le grand mât de hune emporté, ce qui le fit rester en arrière. L’ardeur  de renouveller le combat l’emportant, il n’entendit pas que je le hélois de jeter l’ancre et son bâtiment échoua sur notre côté au large, assez près de l’ennemi pour recevoir son boulet au-dessus de nous, quoique mal situé pour riposter. Le matin on ne négligea aucun effort pour dégager les vaisseaux ; mais le Jason réussit seul. Voyant que la Pique étoit brisée, j’ordonnai au capitaine de la détruire, et d’employer toute son activité et son talent à sauver la prise, qu’après beaucoup de difficulté il mit à flot hier soir en jetant ses canons , etc, à la mer.

 

La carnage à bord de la Seine a été très grand ; elle a eu environ 170 hommes tués et environ 100 blessés, dont plusieurs mortellement. Je joins la liste de notre perte sur le Jason. C’est avec douleur que je compte au nombre de tués M.Rd Robotier, mon second lieutenant qui mourut glorieusement en combattant. Les agrès de la Pique étoient prodigieusement délabrés, et le Jason n’a pas un mât et une vergue qui ne soient endommagés, pas un hauban ou un câble qui ne soient coupés et toutes ses voiles sont en pièces. Si notre frégate avoit pu rester dans sa première position, et si notre compagne eût pu prendre la situation qu’elle vouloit, l’affaire eût fini plutôt, et les hauts n’eussent pas tant souffert. Il est injuste d’observer que pendant notre longue chasse, la Mermaid fit tous ses efforts pour approcher l’ennemi, et j’ai beaucoup d’obligation au capitaine Newman pour avoir relevé ce vaisseau. Dàs que nous fûmes à flot, la division du capitaine Stopford parut au large, et lui ayant fait signal, elle nous a rendu des services infinis.

 

signé Stirling

 

(1) primidi : premier jour de la décade républicaine

(2) Capitaine Bigot sans doute (problème de traduction ?)

 

 

Gravure anglaise commémorant la bataille de La Seine.

 

Ce point de vue de l' "ennemi" est très intéressant.

 


27/04/2019
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La Bataille de la Seine (suite) vue de l'Île de Ré

Rapport du du 13 juin du sous-commissaire Lacroix de l'Île de Ré à l'Ordonnateur de la Marine à Rochefort, son chef direct :

  • L'inquiétude est grande car on a entendu pendant la nuit du 29 au 30 juin une violente canonnade. Dès 7 heures du matin, Lacroix en avertit l'Ordonnateur : J'ai l'honneur de vous rendre compte qu'une vive canonnade a eu lieu cette nuit depuis 9 heures du soir jusque vers les 3 heures du matin ... Le feu a été si vif que l'on a entendu la fusillade rouler pendant quelques temps avec beaucoup d'activité.
  • Le lendemain, ayant pu avoir des informations plus complètes, il les transmet à son supérieur : La chaloupe que j'ai envoyée hier soir dans la rivière de Moric  arrive en ce moment et le jeune homme que j'avais envoyé pour s'informer à la Tranche a vu le commissaire des Sables (d'Olonne) et le général Travot qui étoient rendus à la Tranche. Il m'a rapporté une lettre du citoyen Joannin qui me demande des barques et des vivres afin d'enlever les marins et les blessés ; et ce citoyen m'a rapporté que le combat qui avait eu lieu s'était passé entre la frégate française la Seine et trois frégates anglaises. La frégate la Seine était partie de l'Inde avec un riche chargement. Elle a été poursuivie à Belle-Isle par trois frégates qu'elle a forcé à l'abandonner. Elle a ensuite été remontée sous l'isle Dieu par deux frégates anglaises qu'elle a forcé d'amener à l'entrée du Pertuis, mais une troisième l'ayant atteint et les deux autres ayant rehissé pavillon, elles ont regagné le combat et la Seine s'est vite obligée de faire côte en forçant la frégate anglaise la Pique de s'y jeter aussi. Cette dernière est entièrement perdue. Le capitaine Bigot, commandant la Seine ayant perdu beaucoup de monde et ayant près de 250 blessés a été forcé d'amener et a été fait prisonnier et conduit à bord des Anglais. Elles ont sauvé l'équipage de la Pique et emporté du bord de la Seine dont elles s'approchent à la pleine mer tous les objets qu'elles ont pu en tirer et, lorsque la marée est basse, le citoyen Joannin en  fait tirer ce qu'il peut. Je vais faire retourner la chaloupe avec 800 livres de pain et une barrique de vin, et quatre traversiers pour emmener ici tous les marins blessés ou autres. J'ai fait faire à l'hôpital des dispositions nécessaires pour recevoir les blessés. Il y a en ce moment sur rade 12 bâtiments de la République.

Le 1" juillet arrivaient à Saint-Martin deux embarcations chargées de blessés. Toute la garnison, les marins et les habitants se sont empressés de les porter à l'hôpital.

Les Anglais sont toujours à la Tranche. Ils ont relevé hier à la marée la frégate la Seine ; elle est à la toue (à la remorque) du vaisseau rasé.

Le 4 juillet, plusieurs barques étaient arrivées, chargées de troupe, de marins et de blessés ... Je leur ai fait délivrer des vivres en  les logeant chez les habitants. Il y avait à bord des passagers faisant partie des 107e et 108e régiments et de la 8e compagnie d'artillerie. Il est rentré à l'hôpital 90 blessés, deux d'entre eux sont morts.

 

Il est entré hier un parlementaire qui venait du bord de la division anglaise réclamer ses blessés et il m'en a remis deux (des nôtres). Le patron m'a rapporté que le commodore anglais était blessé au bras gauche. (Il s'agit vraisemblablement du commodore Stirling)

 

Dans la nuit dit 14 au 15, les Anglais ont mis le feu à bord de la frégate la Pique. Il s'est éteint, ils l'ont remis le 15 au soir ... La frégate la Seine paraît remâtée.

Le 6 juillet, les Anglais appareillent emmenant avec eux la frégate la Seine.

 

 


13/04/2019
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Le combat du navire "La Seine"

Le combat du navire « La Seine » les 29 et 30 juin 1798 (11 et 12 messidor an VI)

 

Ce vaisseau fût armé en flûte (1) en vue de la Campagne dite : Station Ile de France. 250 passagers et 450 hommes du régiment de Pondichéry.

La frégate "La Seine" avait été envoyée dans la mer des Indes en 1796. Le 6 avril 1798, le commandement en était confié au lieutenant de vaisseau Julien BIGOT avec l'ordre de rapatrier en France 400 personnes. L'équipage de "La Seine" fut donc réduit à 200 marins (au lieu de 300 en temps normal) ce qui donnait 610 hommes à bord. La frégate fit une heureuse traversée après avoir passé  par l’ « Ile de France » actuelle île Maurice. Après 84 jours de voyage, à l'aube du 29 juin, les vigies crièrent "terre" mais hélas presqu'aussitôt "voiles à l'horizon". Plusieurs bâtiments anglais coupaient la route de "la Seine" à Belle île et la forcent vers l’île d’Yeu puis dans le Pertuis breton à la pointe du Grouin du cou à la Tranche sur mer.

Le combat était inévitable et inégal, il fut extrêmement violent.

Le 11 messidor durant toute la nuit (11-12 Messidor An VI) un combat acharné oppose la SEINE à une division anglaise (Commodore Stirling) composée de trois frégates (JASON, PIQUE et MERMAID) d'un cotre, d'un lougre et d'une corvette La Babet, à la Pointe du Grouin où les 4 frégates s’échouent, la mer étant basse, tout en continuant de se mitrailler.

Une autre division anglaise (Commodore Durham) venant de l'île d'Yeu composée d'un vaisseau rasé (le Anson) (2) et de trois frégates (Son Fiorenzo, Triton et Phaëton)  se mit à canonner la Seine mais de loin craignant de s'échouer aussi.

 

Son équipage décimé, la SEINE doit amener son pavillon, après avoir coulé le HMS PIQUE et endommagé gravement le JASON. La MERMAID entra alors dans le combat mais s'échoua aussi. 

La SEINE était alors démâtée de tous ses mâts, sans gouvernail, ses poudres noyées avec neuf pieds d'eau dans la  cale, toute sa batterie démontée excepté 2 pièces de 18 et une de 8, plus de 400 hommes tués ou hors de combat.

Cette belle frégate qui la veille encore, présentait l'aspect le plus animé et portait avec orgueil les couleurs françaises, n'offrait plus alors aux yeux de ceux qui l'avaient si bravement défendue, que l'image de la destruction : criblée de toutes parts de boulets et de mitraille, son pont teint de sang et jonché de débris humains, des fragments de mâture et de gréement recouvrant en partie des têtes, des bras, des jambes et des troncs d'hommes ; toutes les embarcations étaient en pièces.

 

Quant au capitaine BIGOT, blessé, ses vêtements et son chapeau criblés de balles et de mitraille, se voyant submergé par le nombre d'ennemis et jugeant que toute résistance était désormais inutile et impossible avec un navire échoué et dans un tel état, ne pouvant rien faire pour sauver à terre le reste de son équipage (toutes les embarcations de "La Seine" avaient été pulvérisées par la mitraille) dût se résoudre, la mort dans l'âme, à amener son pavillon et à cesser le combat, vers 3 heures du matin, après 10 heures de lutte effroyable.

 

La MERMAID réussit à se dégager seule mais c'est avec beaucoup de difficultés que Le JASON et La SEINE ont pu être renflouées.

Les Anglais reviennent à deux fois pour brûler les restes de La PIQUE. La SEINE très endommagée fut remise à flot en jetant tous ses canons à la mer, puis ils l'emmènent à la remorque jusqu’à Portsmouth. 

Au bruit du combat, le général Travot se rend en personne à La Tranche.

 

Quelques années plus tard, une forte tempête drossa à la côte une partie de la coque de la Pique avec plusieurs canons. La quille et les autres canons doivent toujours être au fond.

 

Devenue HMS SEINE, elle subit un carénage à Chatham Dockyard dans le Kent (GB) entre Juin et Juillet 1803; ses plans furent copiés. Peu après son retour en service elle s'échoua sur un banc de sable au nord de Terschelling (île néerlandaise) , le 21 Juillet 1803. Les pilotes avaient assuré le capitaine Milne que sa position était sûre. Quarante minutes plus tard, elle talonnait le banc de sable. L'équipage a travaillé jusqu'au petit matin, avec l'aide de deux navires marchands pour la déséchouer, mais en vain. A 11h30 l'équipage abandonne la frégate et mettent le feu. Une cour martiale réunie le 4 août 1803, a honorablement acquitté le capitaine Milne, ses officiers et l'équipage de la perte du navire. Toutefois, elle a constaté la culpabilité des pilotes et les a condamnés à être privés de tous salaires pendant deux ans et emprisonné pour deux ans.

 

Julien Gabriel BIGOT de la Robillardière, le commandant héroïque de "La Seine" est né le 4 avril 1761 à Villaines-la-Juhel (Mayenne) et décédé le 15 mars 1817 à Brest.

 

 

Blessé en plusieurs endroits et la jambe fracassée (il restera handicapé toute sa vie) il fut emmené en captivité en Angleterre et soigné par un chirurgien anglais. Il est emprisonné pendant trois mois à bord du ponton "Le Prothée".

Bientôt libéré, "en égard au courage malheureux", le capitaine Bigot, qui commandait " La Seine" est accueilli triomphalement en France. Le Directoire le cite à l’ordre de la Nation et lui offre des armes d’honneur (*), après qu’un Conseil de Guerre l’ait blanchi de toute responsabilité dans la perte de son navire.

(*) Ces armes d'honneur étaient constituées d'un sabre avec son fourreau, d'un fusil et d'une paire de pistolets (volés par les Allemands)

 

A l’occasion du bicentenaire de cette bataille, la commune de La Tranche a honoré le capitaine Bigot en lui donnant le nom d’une place près de pavillon de l’Aunis ainsi qu’une stèle à la mémoire de ce combat près du phare du Grouin du cou (Place du 12 messidor An VI).

 

 

 

(1) Le terme flûte désigne un navire de guerre  armé spécialement pour le transport de troupes  de 600 à 1500 tonneaux ou pour la logistique (bâtiment-magasin ou hopitaux)

Ce terme sera remplacé par « Corvette de charge » au 19è siècle.

 

2)  Vaisseau Rasé ou Cut down ship  est un vaisseau à deux ponts dont on a coupé ou rasé la batterie supérieure, il n’a donc plus qu’une batterie couverte, il est donc moins lourd dans les hauts, et il acquiert des qualités nautiques dont il était dépourvu.

 

L'ancre de la Pique, patrimoine communal :

 

Sur le site même de la bataille, un groupe de plongeurs locaux s'est passionné pour la frégate. En mai 2009, une expédition a permis de récupérer un véritable trésor d'archéologie maritime. À l'aide de six parachutes de levage, d'une capacité de cinq tonnes, gonflés à l'aide de bouteilles de plongée, une ancre, vraisemblablement celle de la Pique, a été ramenée au jour. Elle trône désormais à l'entrée de la zone du Maupas, à La Tranche-sur-Mer.

 

 

 

 


07/04/2019
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Les caves vendéennes

Les caves vendéennes

 

Dans toutes les campagnes vendéennes chaque maison a sa cave ou son chai où le maître de maison invite ses amis à boire un ou deux ou trois ou X verres en respectant les règles ci-dessous :

 

Les 10 règles à suivre pour que tout se passe bien :

 

1-Pas de femme à la cave, ça fait tourner le vin

2-On boit de l’Oberlin, du Noah ou de la Folle

3-Plus le convive est important, meilleur est le vin

4-Les verres ont le fond rond (ou le pied cassé) pour qu’on ne les pose pas

5-On boit chacun son tour dans le même verre

6-On ne lave pas les verres qui gardent une pellicule rouge-rosé du plus bel effet

7-On s’assoit sur des souches de bois

8-La cave est décorée avec un cœur vendéen en bois, un dail (une faux) et un calendrier de routier avec des femmes peu ou pas vêtues

9-On ne vous laissera pas partir boiteux avec un seul verre

10-Il faudra prendre les « routes à 4 grammes » pour rentrer sans risquer de rencontrer les gendarmes

 

 

Nul doute qu'à La Tranche ces quelques règles soient très différentes...

 

 

 

 

Lexique en patois de la cave vendéenne :

 

Avancer : se rendre à une invitation (cave ou autre)

Avrasé : asséché, assoiffé

Sâ : avoir grand sâ (soif)

La drinaïe ou la vérinaïe : le contenu d’un verre

La bridouille : la piquette

Avouiller, ravouiller : remplir

Tampouner : trinquer

Lacasser : picoler

Boire au cul de la barrique : boire dans le même verre

Abramer : boire cul-sec

Caloter : boire entièrement sa chopine

Une laquasse : un ivrogne

Bagoiller : bafouiller

Cabaud : fatigué (pas toujours par le travail)

Avinassé, bardé : ivre

Une petaïe, une vesaïe : une cuite

Une rincette, topette : petite gorgée de goutte (avant de partir)

Becotter, botchuler : tituber

 

Source : https://lesaviezvousvendee.com/

 

 

Petite histoire de cave à La Terrière :

 

Une bonne descente.

 

Histoire qui s’est passée dans une cave du village de La Terrière il y a quelques décennies, à une époque où les buveurs buvaient encore dans le pot de vin.

 

Un propriétaire récoltant avait invité ses proches voisins à venir « prendre un pot », pour goûter le vin d’une barrique qui n’avait pas encore reçu de « jhàu » (robinet). Le caviste prit donc son habituel pot et sa tenaille pour arracher « la pinette », et voilà que cette dernière à peine arrachée, lui échappa et finit sa course dans le pot.

Quand le pot fut plein, le récoltant boucha le trou avec son doigt, et passa le pot à ses invités tout en disant : « Vous ferez attention la pinette est restée dedans ». Le pot lui est rendu vide, il regarde alors au fond et s’écrie : « Où est passée la pinette ? ».

 

Ses invités se regardent tous l’air étonné, jusqu’à ce que Toto (c’est son surnom) déclare un peu penaud « Yé senti quéque chouse qui m’a chatoyé le fond d’la gorge quand yé fini l’pot, à moins qu’o sèjhe t’chette pinette ? ». (J’ai senti quelque chose qui m’a chatouillé le fond de la gorge, quand j’ai fini de boire le pot, à moins que ce soit cette pinette ?)

 

 

 Propos de Georges Raballand recueillis par Claude Rousseau.

 

 


23/03/2019
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Le photographe Louis Tavernier

Le photographe Jacques Louis Tavernier

 

Très connu autrefois des Tranchais, ce photographe a occupé successivement plusieurs magasins à La Tranche et à La Grière. Il a fondé son studio « ELTÉ » (initiales de Louis Tavernier) en 1931. Il a couvert une bonne partie des évènements tranchais officiels ou privés.

 

Son premier magasin avenue de la plage :

 

 

Sa deuxième boutique face à l’hôtel de l’Atlantique : (la femme à gauche est Mme Andrée Tavernier son épouse)

 

 

Photo de droite : Louis Tavernier avec son éternel béret et son mégot coincé dans le coin des lèvres.

 

Ci-dessous sa publicité

 

 

Ces maisons basses ayant été détruites pour y implanter de nouveaux magasins, voici la nouvelle devanture du studio :

 

 

Puis cette maison est devenue une annexe de la maison de la presse de M. Baisez devenue aujourd’hui un magasin de vêtements.

 

 

Après la guerre 39-45, Louis Tavernier a rejoint le centre de la Grière où il a établi son nouvel atelier.

 

 

Cartes postales de Louis Tavernier :

 

Communions :

 

1954 – Les communiants

 

NB : Le magasin de photographe que l'on voit ici en arrière plan est celui d'Ernest Rousseau un concurrent de Louis Tavernier

 

Processions :

 

 

 

Évènements :

 

Défilé de FFI le 11 novembre 1944

 

 

Mariages :

 


 

Louis Tavernier a été reporter photographe au journal Ouest Éclair.

 

Né le 10 juin 1894 à Marseille, il est décédé à La Tranche le 31 juillet 1966

 

 

 

JPBouchet. Claude Rousseau

 


03/03/2019
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Les chaes

Les Chaes

 

En poitevin-saintongeais, un chae est un chien.

 

A la Tranche, hormis le chien, le chae désignait une grosse pierre qui servait de borne de délimitation de terrain ou de propriété. Le chae pouvait aussi servir à protéger les murs de leur détérioration par les roues de charrette et surtout leur moyeu qui dépassait de la carriole. Pour cet usage, ces pierres prenaient le nom de chasse-roue, chasse-moyeu, boute-roue ou bouteroue.

 

 

Entre chae pour la pierre et chae pour le chien, l’intonation était légèrement différente (prononcer chaïe pour la pierre  et châille pour le chien avec un ton plus grave et en traînant sur le mot) .

 

 

Cette pierre indiquait aussi si le temps allait changer, ou peut-être d’autres choses....

Un chae subsiste toujours, il est là,  posé à un coin du passage des tonneliers :

 

 

 

Sur la photo suivante de la collection Lemerle-Dillange prise vers 1920, un chae a été posé au coin qui va vers la rue du Vieux Moulin :

 

 

 

La borne qui délimite le Passage des Tonneliers est bien là, mais elle est cachée par une touffe d’herbe.

Une autre borne délimitait le coin de la maison, mais celle-ci fut enlevée par la SAUR pour brancher une conduite du service d’eau.

Les bornes aux coins des rues n’étaient pas rares dans le bourg au début du 20ème siècle, elles ont pratiquement toutes disparu. Ou bien d’autres gros cailloux étaient ajoutés ; c’était le cas au coin de la rue de La Bastille !

 

 

 

Plantées dans les raeses (ruelle entre jardins), les bornes sont toujours là, elles servent à délimiter les parcelles, notamment dans le quartier de La Mare.

 

 

 

Article Claude Rousseau et Jean-Pierre Bouchet. Photos Claude Rousseau

 

 

 

 

 


25/02/2019
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Arrivée de l'électricité à La Tranche

L’Électricité arrive à La Tranche sur mer

 

L’électricité est arrivée à La Tranche vers 1927, fournie par la centrale électrique de Feymoreau construite en 1921 et alimentée en énergie par le charbon de la mine.

L’éclairage public a été installé en 1929 et renforcé en 1931 ainsi que dans les villages.

 

D’abord la fourniture est en 110 V, puis elle est passée en 220 V dans les années 50-60. C'était souvent une source de problèmes.

 

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Au début du XXe siècle, l’électrification rurale est présentée comme un facteur de prospérité. La loi du 15 juin 1906 définit les régimes d’établissement des réseaux électriques, l’organisation, le fonctionnement, les tarifs, etc. Mais c’est à partir des années 1920 que l’électrification rurale prend véritablement son essor en Vendée. Des syndicats intercommunaux d’électricité se créent, dont le premier en 1923 à Chaillé-les-Marais; 20 autres suivront, aidés dans leur tâche par les ingénieurs du génie rural et de l’équipement. Des subventions de l’État sont accordées, des emprunts à long terme lancés. Ils procèdent à l’étude des projets, mènent les négociations pour la fourniture du courant, exploitent la distribution.

Le syndicat d’Angles fondé en 1926 pour 40 ans gère l’installation de l’électricité pour les communes de Jard, St-Vincent-sur-Jard, Longeville, Le Bernard, Angles, La Jonchère, St-Benoist-sur-Mer, La Tranche, Curzon, Le Givre, Saint-Sornin, Le Champ-Saint-Père, Saint-Vincent-sur-Graon, Moutiers-les-Mauxfaits, et, s’il y a lieu, de celles avoisinantes.

Le 8 novembre 1945, sont acceptées L’ Aiguillon, Grues, Saint-Denis-du-Payré et demandent leur rattachement : Avrillé, La Claye, Lairoux, Chasnais (10 mars 1946). Mais aussi, encore en pourparlers, Saint-Hilaire-la-Forêt et Saint-Cyr-en-Talmondais. La Faute est rattachée à la commune de l’Aiguillon.

Le 15 juillet 1947, le préfet approuve l’adoption de la durée illimitée du syndicat, en vigueur dans les syndicats voisins.

Fin 2010, les syndicats sont dissous. Les communes adhèrent directement au SyDEV (Syndicat Départemental d'Energie et d'Equipement de la Vendée fondé en 1950). Dès 1984, ce syndicat encourage les communes à enfouir les réseaux de distribution ce qui est encore loin d’être le cas partout.

 

Infos site sydev : https://www.sydev-vendee.fr/

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Aout 1949 :

 

Pétition des habitants et commerçants de La Faute. Ils évoquent « … le danger que fait courir à notre station balnéaire la carence de l’électricité de France : Fréquentes pannes …Les touristes sont obligés de dîner à la chandelle et menacent de déserter notre plage… ». Ils demandent donc qu’il soit remédié à la situation défectueuse du réseau électrique desservant l’agglomération.

 

Témoignage:

 

L'arrivée de la fée électricité à La Terrière :

 

Reine Raballand (née en 1921 et décédée le 3/1/2009), raconte comment elle avait vécu le premier soir du raccordement de La Terrière au réseau électrique.

En fait, elle avait été très déçue.

 

  

             

Reine Raballand vers 1930           Clémence Chabot sa grand-mère.

 

Reine, alors âgée d'environ 10 ans, avait accompagné sa grand-mère Chabot dans la forêt pour ramasser des « pines » (pommes de pin) et du bois mort.

Elles revenaient à la nuit tombée par le chemin de la forêt qui est maintenant appelé « Rue des Dunes ».

Sa grand-mère lui dit : « C’est aujourd’hui que la lumière électrique arrive au Village, quand nous serons en haut de la dune, nous verrons les maisons qui sont éclairées ».

Quand elles y arrivèrent, ce fut une déception pour la grand-mère, et bien plus encore pour sa petite fille. Reine s’imaginait que son village allait être illuminé comme  « Paris la Nuit » sur les cartes postales !

C’est tout juste si nos deux Villageoises arrivaient à distinguer quelques points lumineux signalant les maisons plongées dans l’ombre.

 

Propos recueillis par Claude Rousseau

 

En 1911, le projet de l’usine électrique est lancé de façon à alimenter le château d’eau jouxtant l’usine en élevant un volume de 110 m3. Grâce à cette usine, la décision est prise de coupler l’installation de l’eau courante avec un réseau d’éclairage dans le but d’installer un régiment de dragons, faisant de Luçon la deuxième ville de Vendée électrifiée.

L’usine électrique fonctionnait au charbon transformé en gaz pauvre pour alimenter les moteurs. La production a été stoppée après la première guerre mondiale étant affectée par la suite à EDF puis comme dépôt d’autobus.

Aujourd'hui, la fourniture d'électricité se fait par le réseau national distribué jusque dans nos maisons. L'énergie est fournie principalement par les diverses centrales (nucléaires, thermiques, hydrauliques) et de plus en plus par les éoliennes et les batteries de cellules photovoltaïques.

En 1911, le projet de l’usine électrique est lancé de façon à alimenter le château d’eau jouxtant l’usine en élevant un volume de 110 m3. Grâce à cette usine, la décision est prise de coupler l’installation de l’eau courante avec un réseau d’éclairage dans le but d’installer un régiment de dragons, faisant de Luçon la deuxième ville de Vendée électrifiée.

L’usine électrique fonctionnait au charbon transformé en gaz pauvre pour alimenter les moteurs. La production a été stoppée après la première guerre mondiale étant affectée par la suite à EDF puis comme dépôt d’autobus.

Aujourd'hui, la fourniture d'électricité se fait par le réseau national distribué jusque dans nos maisons. L'énergie est fournie principalement par les diverses centrales (nucléaires, thermiques, hydrauliques) et de plus en plus par les éoliennes et les batteries de cellules photovoltaïques.


22/01/2019
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