Autrefois la Tranche

Autrefois la Tranche

Notre histoire


La fête des fleurs (3)- Chars et corso fleuri

3 - La création des chars

 

Il a fallu beaucoup d'ingéniosité et de savoir-faire pour construire les chars durant toutes ces années ; mais c'est d'abord l'histoire collective des artisans et commerçants de La Tranche, de la Grière et de la Terrière, qui  réunissent leur expérience et leur créativité pour  construire ces pièces  magnifiques.

Réuni autour d'un chef de char, chaque groupe en choisissait le thème selon son inspiration.

 

Construction de la caravelle en 1970:

 

1970-Caravelle 1

1970-Caravelle -premières découpes

1970-caravelle 2

1970- Caravelle  - Montage

1970-Caravelle 3

1970 - Caravelle - Ça prend forme

 

 

Après le rétablissement de la fête en 1996, pendant 2 ans, un thème est imposé aux divers chefs de char ;  Tintin, les contes pour enfants : ainsi Peter Pan, Blanche neige, Hänsel et Gretel, Cendrillon,  Aladin, Alice au pays des Merveilles défilent  dans le corso fleuri et offrent aux spectateurs le charme coloré de leur histoire.

Numériser0032

Tintin Objectif lune

1997-RD (14)

1997-Tintin au pays de l'or noir

1997-RD (3)

1997-Tintin le trésor de Rackham le rouge

1998-Le carosse de Cendrillon - Copie

1998 - Le carosse de Cendrillon 

Aladin et la lampe merveilleuse

Aladin et la lampe merveilleuse

Blanche neige et les 7 nains

Blanche neige et les 7 nains

 

 

Plusieurs hangars, à la Terrière, à La Tranche et à la Grière, ont abrité les carcasses durant toute la durée de la construction par les bénévoles. Du bois, du polystyrène, du carton épais et solide sont utilisés pour la construction des carcasses ; ces dernières exigeant beaucoup d’ingéniosité et d’adresse de la part de leurs créateurs.

 

Prépa char des reines

Prépa char des reines

 

Parallèlement à ces matériaux, et en particulier les dernières années de la fête, on a utilisé aussi des structures en fil de fer et grillage, recouvertes de plusieurs couches de papier journal fortement encollées pour donner la forme du sujet fini.

 

Carcasse perroquet

Carcasse perroquet

Pluto encollé

Carcasse encollée avec du papier journal

 

 

Celui-ci est alors peint de différentes couleurs afin de  servir de repères pour piquer des fleurs de la même teinte.

 

Carcasse perroquet avec couleurs

Carcasse perroquet avec couleurs

Pluto mis en couleurs

Pluto mis en couleurs

 

4 - La cueillette des tulipes pour garnir les chars

 

De la mi-mars à la mi- avril, arrive  le moment de la cueillette des fleurs dans les champs.

En effet, pendant des années, des millions de fleurs qui défileront sur la dizaine annuelle de chars à travers les rues de La Tranche,  proviennent  des producteurs du pays qui doivent couper leurs tiges fleuries afin que leurs bulbes grossissent. Ils sont destinés à l'exportation ou sont réutilisés pour la plantation de l'année suivante.

Les fleurs, triées par variété et par couleur sont déposées dans des cageots puis mises dans les chambres froides de la Coopérative, afin d'éviter qu'elles ne fanent trop vite. Elles sont ensuite distribuées sur les chars la veille du corso.

 

La cueillette des tulipes 2

La cueillette des tulipes 

La cueillette des tulipes 1

La cueillette des tulipes 

1997-RD-Prépa (4)

1997- Cueillette des tulipes

 

 

La production locale devenue insuffisante, il a été nécessaire d'acheter des jacinthes dans le nord de la France et  en Bretagne et de les faire venir par camion frigorifique. Elles ont ensuite été conservées dans les chambres froides de l'ancienne coopérative jusqu'à leur utilisation.

 

Jusqu'à la dernière fête, en 2003,  de nombreux bénévoles ont cueilli des tulipes, chez des producteurs de  La Terrière et des Conches.

 

Avant le grand jour :

 

 L'avant  veille, la veille  et la nuit précédente préparatoires du grand jour, règne une joyeuse effervescence. Plusieurs centaines de bénévoles, jeunes et moins jeunes s'affairent dans la bonne humeur à piquer ou à agrafer les fleurs. Le chef de char organise le travail: en effet  le choix des couleurs et des  tulipes a été programmé et doit être respecté.  Les cageots sont préparés par un responsable.

 

1964-Piquage des fleurs-Riquet et MG

1964-Piquage des fleurs-Riquet et Michel Guicheteau

 

1970-Caravelle 7

1970-Caravelle -Léon Neau à l'agrafage

 

1970

1970 - La caravelle terminée

 

 

On peut remarquer sur les chars plusieurs méthodes de garnissage :

La courte tige des tulipes est piquée  à travers le carton et  la tulipe maintenue par derrière avec une épingle, tout au moins dans les premiers temps ; ensuite, les tulipes étaient piquées en biais, serrées les unes contre les autres. Une autre technique consiste à agrafer la fleur ouverte, en dégageant le pistil ; enfin les pétales peuvent être directement collés sur le carton ou le papier mâché.

 

 

Préparation 2

Préparation : piquage et agrafage fleur ouverte

 

La technique diffère selon le char : tulipes entières et serrées sur la théière, sur la proue du drakkar et sur la locomotive. Tulipes ouvertes et agrafées sur la voile, sur les boucliers du drakkar, également sur la cheminée de la locomotive.

 

Détail piquage tulipes serrées
 

 

 

 Détail piquage tulipes serrées

Détail piquage tulipes serrées 2

Détail piquage tulipes serrées  et tulipes ouvertes agrafées

Détail piquage tulipes serrées 3

Détail piquage tulipes serrées  et tulipes ouvertes agrafées

 

 

Agrafer les jacinthes n’est pas toujours ce qu’il y a de plus aisé.

 

Agrafage des jacinthes

Agrafage des jacinthes

 

Le collage des pétales demande de la délicatesse. Ils garnissent le dos des bœufs et la tête de l’hippocampe. Les petits points blancs autour de l’hippocampe sont des ampoules qui servent à illuminer le char pendant le parcours nocturne.

 

Détail collage des pétales

Détail collage des pétales

 

Détail hippocampe

Détail hippocampe avec lampes pour corso de nuit

 

 

Les plateaux sur lesquels sont installés les chars doivent aussi être  décorés et les  "jupes" sont garnies de jacinthes ou de tulipes  formant des motifs très divers.

 

Jupes 2

Jupes 2

Jupes 1

Jupes 1

Jupes 3

Jupes 3

 

Entre tous les groupes règne une sympathique émulation et beaucoup d'entraide. Les reines,  les dauphines  et une bonne partie de la population participent à la réussite du corso du lendemain.  Un buffet permet à chaque bénévole de prendre des forces et de se désaltérer pendant toute la soirée du piquage des fleurs.

 

Sandwichs

Sandwiches 

 

Convivialité

Un instant de convivialité

 

Certains chars ne sont terminés qu'au petit matin du grand jour.

 

Petit coup de fatigue copie

Petit coup de fatigue 

 

 

Le corso fleuri

 

Quelques heures avant le départ les chars sont rassembles au début du parcours.

 

Au cours de toutes ces années, le déroulement et la durée de la fête ont évolué.

 

Les parcours ne sont pas les mêmes, ils sont plus ou moins longs.

 

                                   Le parcours du corso fleuri de l'année 1973

 

Parcours 1973

Parcours 1973

 

 

        Dans les années 1980 à 1984, un parcours nocturne est programmé.

Parcours cortèges jour et nuit

Parcours cortèges jour et nuit

 

Char illuminé 1

Char illuminé 1

Char illuminé 2

Char illuminé 2

Char illuminé 3

Char illuminé 3

 

En 1987, pour les 30 ans, la fête a duré 2 jours, attirant un nombre encore plus grand de visiteurs. Un spectacle pyrotechnique a même été offert sur la plage en 2000.

 

De la fin des années 90 jusqu'au début des années 2000, les parcours seront souvent modifiés

 

Parcours 2000

Parcours 2000

Parcours 2001

Parcours 2001

 

Entre chaque char, dont le nombre a varié de 12  en 1962  à 7 dans les dernières années, des groupes musicaux, souvent accompagnés de majorettes ou de danseuses mettent l'ambiance dans le cortège.  Ils viennent d'horizons  très divers,  de Vendée, des Pays de Loire, de Savoie, du pays basque et même de Belgique entre autres.

 

Ordre du défilé en 2000 :

Programme -Déroulement cortège

Programme -Déroulement cortège

 

En 1998, la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris a participé à la fête.

Musique des pompiers de Paris

Musique des pompiers de Paris

 

Gilles de Binche

Ainsi que les Gilles de Binche (Belgique)

 

Lustig Annemasse

Lustig Annemasse

Majorettes

Majorettes

Musiques 2

Musiques 2

 

Les reines  des Sables d’Olonne, de La Baule, de La Chaume, de Fontenay le Comte, des Moutiers, de Longeville  ont parfois honoré de leur présence le corso.

Fête des Fleurs 1991 (3)

Fête des Fleurs 1991

Fête des Fleurs 1991 (13)

Fête des Fleurs 1991 

Reines de La Baule

Reines de La Baule

 

Groupes musicaux et danseuses accompagnant le défilé.

 

1974 (12)

1974 (12)

Fête des Fleurs 1991 (8)

Fête des Fleurs 1991 (8)

Musiques 1

Musiques 1

 

 

En 2004, malgré l'élection des reines, on n'a pas construit de chars. La fête n'a pas eu lieu. Cependant, la Tranche en fête a participé à d'autres manifestations (bal de la St Valentin, loto, retraite aux flambeaux...)

 

En 2005, la lassitude  des bénévoles et la raréfaction des responsables ont eu raison de cette association et de sa fête si renommée encore en mémoire pour beaucoup d'entre nous.

 

Au cours de toutes ces années, plus de 400 chars, tous différents, ont été réalisés.

 

**************************************************************************************************************************

 

Liste des reines tranchaises : 00-ListeReines tranchaises

 

Voir le document dans votre dossier "Téléchargements"

 

---> Voir aussi l'album photos sur le côté gauche de cette page:

 

Fête de fleurs :

chars; les reines et leur char; groupes

 

 

 

 

Texte de Claude Rousseau; rédaction et mise en page de Jean-Pierre Bouchet

 

 


16/08/2019
4 Poster un commentaire

La fête des fleurs (2)-L'élection des reines

2 - L'élection des Reines: une joyeuse cérémonie 

La cérémonie de l'élection a lieu en janvier ou février de chaque année.

Entre 1957 et 2004, le déroulement de la cérémonie a évidemment beaucoup évolué.

Dans les premières années,  le Président  du Comité des Fêtes recherche 3 postulantes parmi les jeunes filles de la commune; il va solliciter les parents afin d'obtenir leur accord;  les frais sont alors à la charge de ces derniers et les jeunes filles se présentent, au cours d'un bal,  habillées simplement. 

1962-Louis Bouet et les reines

1962-Louis Bouet et les reines

 

En 1981, la soirée revêt  une  réussite particulière, grâce à la présence de l’animateur, et imitateur Pierre Douglas

 

Pierre Douglas et les reines

1981 - Pierre Douglas et les reines

 

                                           

1988  : Au cours d'une soirée  très animée, qui réunit parents et amis, la Reine est élue parmi les 3 jeunes filles sélectionnées qui ont accepté la proposition du Comité des Fêtes.

 

1988-élections des reines

1988-élections des reines 

1988-élections des reines 2

1988-élections des reines avec leurs parents

 
On reconnaît (sur la photo de gauche) : Léon Neau, Léon Aymé, les reines, Albert Berthomé, Pierre Ricard.

Photo de droite : Véronique Gaudin, Christine Tessier, Sandrine Roy et leurs parents.

 

1962-Les reines recoivent leurs cadeaux

1962-Les reines recoivent leurs cadeaux

1988-Les reines et leurs cadeaux

1988-Les reines et leurs cadeaux

 

Sur la photo on peut voir les reines de l’année recevant divers cadeaux. Les années passant, ils sont devenus de plus en plus  nombreux et appréciés de ces demoiselles : (Télévision, chaîne Hi-Fi, baladeurs, montres, gourmette, séjour à l’étranger, produits de beauté…)

                        

Enfin, quand l'organisation de la fête a été reprise, sous la mandature de M. Gauthey à partir de 1996 et jusqu’en 2003, la cérémonie de l'élection des Reines a bénéficié de la présence dynamique de l'animateur Jean Robert.

Ces demoiselles, au nombre de 7 à 9, selon les années, défilent sur un podium, dans diverses tenues : tenue de ville, tenue de soirée et robe de mariée, afin de se faire élire.

 

Elles se sont préparées à défiler et à offrir  à leurs parents et amis un  beau spectacle.

 

En 2002 et 2003, pour ajouter un plaisir supplémentaire, ces demoiselles sont même accompagnées d'un chevalier servant.

 

2002-Reines 2002 - Reines et leurs chevaliers servants
2003-Reines et chevaliers servant

2003 - Reines et chevaliers servants

Adeline Daviaud, Karen Papin et Sabrina Daroux

 

Mme Yvette Marin, Vice-présidente de l’association, s'est occupée tout spécialement du recrutement des reines et de la cérémonie de l'élection à partir de 1996…jusqu’en 2004 où la fête des fleurs a cessé d'être..

 

Mme Yvette Marin et les candidates en 1999

D'une Reine à l'autre…à 40 ans de distance !

        La Reine de 1962 Michelle Guieau                           La reine de 2002 Karen Papin

 

Reines de 1962

 

Reines 2002

 

 

 

 

Texte suivant : La Fête des fleurs; la création des chars : La fête des fleurs (3)- Chars et corso fleuri

 

 

Texte de Claude Rousseau et Laurence Ferré, rédacteur JP Bouchet

 

Voir dans l'album photos : La fête des fleurs; les reines et leur char

 

Liste des reines : 00-ListeReines tranchaises

 

  (à voir dans votre dossier téléchargement)

 

 

 


09/08/2019
3 Poster un commentaire

La fête des fleurs à La Tranche (1)

Bien avant la fête de tulipes, existait "Le Comité des Fêtes et de Bienfaisance de La Tranche sur Mer" .

Il organisait, entre autres, chaque année à l'occasion de la Mi- Carême, avec l'élection des Reines de l'année, un  défilé de chars, ornés de fleurs en papier.

 

 

 

 

 

 

Les armoiries de La Tranche

Les armoiries de La Tranche

Les pierrots de la lune

Les pierrots de la lune

Le char des reines

Le char des reines

Les fleurs en papier étaient faites au cours de soirées au Franc Picard ou à l'hôtel Valeau entre autres par de jeunes filles contentes de se retrouver ensemble.

 

Dès 1955,  les champs de tulipes commencent à fleurir, de La Faute sur Mer aux Conches, en passant par La Tranche sur Mer et La Terrière.

 

 

Pour permettre aux bulbes de grossir, il faut couper les fleurs. Un Tranchais, M. Ferdinand Berthomé a  l'idée,  en 1957, d'utiliser ces fleurs coupées qui étaient jetées sur les talus, afin d’orner un des chars du Carnaval, en remplacement des fleurs en papier.

 

Ce char, le 1er d'une longue série en fleurs naturelles, des tulipes, représentait justement un vase rempli de tulipes.

 

1er char avec tulipes                                                Ferdinand Berthomé dit Nan Nan

 

 

De 1957 à 1991, durant 34 ans, le  Comité des Fêtes, composé de nombreux artisans et commerçants de La Tranche, tous bénévoles, et passionnés par cette nouvelle aventure, va utiliser toute son énergie et sa passion à la réussite de la Fête des tulipes et du corso fleuri.

 

Le succès est tout de suite immense, la fête attire une foule considérable; elle  va contribuer à la  prospérité et à la  notoriété  de la commune.  Durant ces 34 années, plusieurs présidents se sont succédés à la tête du Comité des Fêtes: Messieurs Louis  et Thierry Bouet,  Gérard Gaborit, Raymond Blanco,  Michel Guiet, puis Léon Neau qui  a été président durant 12 ans, de 1979 à 1991.  

                    

                                           Les portraits de quelques Présidents.

 

 

 Louis  Bouet         Gérard Gaborit          Raymond Blanco      Léon Neau

 

 

Pendant toutes ces années, de nombreux chars ont été réalisés par des bénévoles. Il pouvait y avoir jusqu' à 12 chars différents avec leurs accompagnateurs costumés.

 

 

Ils étaient accompagnés d'orchestres et fanfares ainsi que de majorettes et de reines venant d'autres villes.

 

 

 

Le développement de la commune s'oriente alors vers les sports nautiques.

 

Les terrains devenus constructibles voient les résidences de vacances et les villas se multiplier, les champs de tulipes disparaissent du paysage.

Pour garnir les chars, il faut  acheter tulipes et  jacinthes ; les difficultés financières  vont s'accroître. 

 

Les bénévoles par ailleurs sont de moins en moins  nombreux, des membres du Comité des fêtes démissionnent  et la fête va disparaître… pendant quelques années.

 

 

Mais …elle renaît en 1996

Jean-Michel Gauthey  devenu maire en 1995 souhaite faire revivre la fête des fleurs et  le Comité des fêtes, sous la conduite de Patrick Bezard qui en prend  la charge pendant 3 ans.

 

Laurent Desbiens, Sophie Moussion, Patrick Bezard, ………….Jean-Michel Gauthey

 

En 1998, l’association La Tranche en Fête prend le relais du Comité des Fêtes

 

Robert Dauzet en  assure la présidence pendant 3 ans de 1999 à 2002.

 

 

 

Puis, Claude Maccario a assuré la continuité de la fête de 2002 à 2003

 

 

Puis, en 2004, la présidence est reprise par Mme Jocelyne Lebreton mais la fête des fleurs  n’a pas pu avoir lieu malgré l'élection des reines. La Tranche en fête ne survivra pas.

 

 

********************************************************************************

 

Texte: Claude Rousseau et Laurence Ferré, rédacteur JP Bouchet

 

 

Voir article suivant : La Fête des Fleurs 2 ; L'élection des reines : https://autrefois-la-tranche.blog4ever.com/la-fete-des-fleurs-2-1

 

Voir aussi l'album photos sur le volet de gauche : La fête des fleurs, les reines et leur char, les chars

 

 

 

 

 

 

Quelques affiches de la fête des fleurs

 

 


02/08/2019
1 Poster un commentaire

Le travail au parc des floralies (3)

Le parc des Floralies n'aurait jamais été aussi beau sans le travail des jardiniers et des employées.

 

Voici les jardiniers en chef :

                                                                 

   Marc Michaud  de 1965 à 1975.    

 

  

   Michel Chevalier 

 

 

 

Entre  1975 et 1996, la charge de jardinier en chef est assumée par Michel Chevalier : ce dernier  assure de multiples tâches:

 

  • L'achat des bulbes: 80% à 85% viennent de Hollande et le reste de la coopérative des oignons à fleurs de La Tranche.
  • La création artistique, la composition des parterres (forme, espèces et couleurs) se fait chaque année avec rotation entre les tulipes, les jacinthes et les narcisses.
  • La gestion du personnel et l'organisation des tâches: durant les périodes d'intense travail, en automne (novembre et décembre) pour la plantation et au printemps (de mars à mai), 6 femmes journalières étaient embauchées, pour l'entretien du parc, le nettoyage des parterres, le tuteurage des jacinthes…

 

Le chef jardinier quadrillait la plate-bande à l'aide d'un grand râteau d' 1 mètre de large (ratelle), dont les écartements entre les dents variaient de 15. 10 et 3 cm, en fonction des bulbes à planter ( jacinthes, tulipes, muscaris). Ainsi les planteuses savaient où placer le bulbe. Parfois, quand la composition du parterre était difficile, le jardinier plaçait lui-même les bulbes sur le dessin au sol. Pour donner une idée du nombre impressionnant de bulbes nécessaires pour faire un parterre, on sait qu'il fallait 49 bulbes de tulipes au m².

 

 

Les plantations sont effectuées au mois de novembre et décembre

 

       Les planteuses "piquent’’ les bulbes qui formeront un parterre de jacinthes.

 

Le relief du site déterminait le type de parterre, tantôt des bandes de jacinthes, blanches, bleues, tantôt des cascades de fleurs mélangées, offrant un aspect plus sauvage, tantôt des parterres au dessin très recherché.

 

 

 

L’équipe des jardinières occupée à supprimer les fleurs des tulipes arrivées en fin de maturité

 

 

Que se passe t'il ensuite après la floraison lorsque le parc est fermé aux visiteurs ?

Jusqu'à fin juillet, on procède à l'arrachage, le décorticage, le classement et le calibrage des bulbes.

 

Il y a ensuite l'entretien courant, l'arrosage de certains massifs et plantes de serres.

Ce n'est vraiment qu'au mois de septembre que recommence la préparation du printemps.

 

Septembre et octobre sont consacrés au désherbage, nettoyage et préparation des labours.

Novembre voit le début des plantations qui se poursuivront jusqu'à fin décembre.

 

Tous les jours si le temps le permet, une douzaine de personnes en général des femmes, se mettent à genoux le petit baquet rempli d'oignons à fleurs à leur gauche, le plantoir dans la main droite pour effectuer leur travail dans la bonne humeur et les plaisanteries.

 

En hiver, janvier, février le travail du jardinier consistait aussi à entretenir le sous-bois, à nettoyer, à réparer les barrières en perche de bouleau et les clôtures extérieures.

 

Le parc n'a jamais contribué à la fourniture des fleurs pour la fête des fleurs contrairement à une idée reçue.

 

 

 

Le chef jardinier devient aussi un éducateur auprès de jeunes stagiaires.

 

Entre 1988 et 1992, des jeunes en insertion  en provenance d'une école de La Flèche, sous la tutelle du jardinier en chef, ont fait plusieurs stages  de 15 jours au parc des Floralies : un partenariat fructueux entre l'association des Floralies, un architecte vendéen et des entrepreneurs vendéens. 

 

Pris en charge par l'association pour ces stages d'horticulture, ces jeunes ont pu ensuite s'intégrer dans le monde du travail.

 

 

 

 

A partir de1996, le parc sera géré par la commune  de La Tranche et le service des Espaces verts.

 

En 2005, après une baisse continuelle des visites,  la mairie, pour des raisons budgétaires, à décidé de fermer le parc des floralies devenu une dépense insupportable.

 

 

Une partie du site du parc des floralies, est aujourd'hui devenue cinéma et  Pôle culturel en remplacement des anciens bâtiments.

 

 

 

En état d’abandon depuis juin 2005, le parc a été défriché et nettoyé par des bénévoles et le service technique.

 

Depuis juin 2013, il est réouvert au public pour la promenade et des animations l'été. Un parc à animaux et diverses expositions photographiques viennent agrémenter la visite. Des promenades en poney font la joie des enfants.

 

Des jeux pour enfants ont été installés dans divers endroits du parc.

 

L’opération « Une naissance, un arbre » par la municipalité a permis de reboiser en partie le Parc.

 

L’association « Autrefois La Tranche » a construit au fond du parc un « Calogeat ». C’est un mini musée où sont exposés les divers outils et ustensiles utilisés par nos anciens dans leur vie quotidienne.

 

(texte Claude Rousseau  et Laurence Ferré, rédacteur : Jean-Pierre Bouchet)

 

Vous retrouverez d'autres photos du parc dans l'album photos onglet : Floralies (sur le côté gauche)

 

Voir aussi les articles : Les Floralies tranchaises 1 et le Parc des Floralies 2 dans ce même blog

 


26/07/2019
2 Poster un commentaire

Le parc des floralies 2 (suite)

Le parc des floralies (suite)

 

De nombreuses modifications et des compositions florales nouvelles seront apportées dans le parc au fil des années.

Dès l'année 1963, un chef jardinier conçoit parterres et compositions diverses.

 

Deux serres sont construites pour les préparations et les conservations hivernales. La serre principale de 800 m², permet la croissance des tulipes et donne les moyens d'obtenir les variétés les plus rares. La deuxième serre, climatisée à la température constante d'environ 20°C, abrite les bulbes d'amaryllis et autres plantes plus fragiles.

 

 

 

 

 

La serre principale

 

La serre climatisée

 

Dans les années 1970, le parc comptait:

400 000 tulipes, 100 000 jacinthes, 200 000 narcisses, 500 000 muscaris, 200 000 anémones.

 

Les variétés sont nombreuses: environ 420 pour les tulipes.

On peut en mentionner quelques unes comme  la Dante, la Boule de Neige, l’Orange Nassau, la Queen of Night, la Botanique, la tulipe perroquet, la tulipe Champs Elysées…

Une mention particulière pour la tulipe blanche avec un cœur foncé la " Pax", "la Tranchaise", la poisson rouge de couleur rose-rouge et la « Côte de Lumière » de couleur cuivrée

 

Quelques variétés ;

 

 

         Perroquet                                  Botanique                             Darwin Hybrid                                Pax

 

 

   

   Angélique Double                      Abricot Impéror                     Bastogne                       Black Héro

 

 

         Blue Diamond                 Dentelle Cummins              Dentelle Hamilton                 Fancy Frills

 

 

         Fleur de Lis Jaune               Orange Botanique            Orange Nassau                  Pink Star

 

 

            Purissima                         Queen of Night                 Sensual Touch                  Menton Tardive  

 

 

 

Les entrées de visiteurs vont en nombre croissant. Le nombre impressionnant de 100.000  visiteurs a été atteint au printemps 1974.

 

 

Les floralies d'été:

 

En 1988, des Floralies d'été ont été ouvertes dans le Parc à l'occasion d'une exposition de poissons d'aquarium, dans l'ancienne salle des Floralies. En effet des massifs de plantes annuelles de dahlias, de géraniums et de bégonias ont servi de décor à l'entrée. Ces floralies d'été ont duré jusqu'en 1996.

 

 

Les massifs des fleurs d'été

 

(Voir suite 3 le travail au parc des floralies) : https://autrefois-la-tranche.blog4ever.com/le-travail-au-parc-des-floralies

 

Article précédent : les floralies tranchaises 1 : https://autrefois-la-tranche.blog4ever.com/les-floralies-tranchaises

 

Texte de Claude Rousseau et Laurence Ferré, rédacteur et mise en page JPBouchet

 


20/07/2019
5 Poster un commentaire

Les floralies tranchaises 1

Le Parc des Floralies ou " la petite Hollande en Vendée"

 

Au début des années 60, alors que la production des tulipes prend  de plus en plus d'ampleur, et que les champs de tulipes s'étendent sur  de nombreux hectares dans la commune, quelques commerçants de La Tranche, dont Messieurs Henri et Robert Guicheteau, Raymond Blanco et Louis Touvron, stimulés et accompagnés par Monsieur Matthijsse, vont à plusieurs reprises visiter le célèbre parc de KEUKENHOF, en Hollande avec le maire de la commune M. Guinet. Ils reviennent enthousiasmés par ces visites successives. Ils réalisent l'intérêt que représenterait pour notre petit pays vendéen la création de " telles floralies" dans un site approprié.

 

 

 

   

Une Association de  bénévoles s'organise, elle met en route les démarches nécessaires afin d’obtenir de l'Administration des Domaines, la concession d'une partie de la zone forestière. Après d’âpres tractations, celle-ci est finalement échangée contre d'autres terrains boisés situés dans le bocage vendéen; cette opération a été réalisée grâce à l'appui des autorités communales et régionales.

 

L'association du Parc des Floralies, composée de commerçants et d'artisans durera de 1962 à 1996.

 

Le Parc se situera là, où les dunes de sable forment une suite d'ondulations, de clairières et de trous d'ombre.

Il s'étend sur 7 hectares parmi les pins et les chênes verts.

 

Le sous-bois est aménagé peu à peu pour les commodités de la floraison et pour la circulation des visiteurs. Des tonnes de tourbe sont importées d'Allemagne, pour améliorer la qualité du sol sableux; des chemins sinueux sont tracés autour des massifs et des parterres; des balustrades constituées de troncs de bouleau blanc sont installées.

L'irrigation est soignée avec tout un va et vient de jeux hydrauliques, là des petits ponts, là un moulin...et des fleurs à perte de vue, tapissant les pentes et les creux avec une chatoyante variété de couleurs.

 

 

Grâce au travail acharné des bénévoles, artisans et commerçants, le Parc Floral est inauguré le 11 mars 1962 

 

La reine Michèle Guieau et les dauphines Agnès Touvron et Yveline Carré accompagnent les officiels le jour de l'inauguration

 

 

       

 

M. Joannes Matthyjsse                      M. Robert Guinet maire                    M. le sous-préfet de Vendée 

Directeur du parc

et Henri Guicheteau

 

En visite officielle, l'évêque de Luçon, Monseigneur Cazeau, a admiré la beauté du parc; sur la photo, on peut reconnaître aussi Louis Bouet, le curé Fortin, le secrétaire de mairie Eugène Puaud, Henri Guicheteau, Anatole Ferré, et Louis Touvron.

 

 

 

Vues de différents massifs et aménagements

 

 

Alors que Keukenhof est un parc d'expositions des producteurs, leurs produits étant destinés à la vente, celui des floralies tranchaises n'est destiné qu'à la visite.

 

Le moulin et la cascade

Le moulin et la cascade

 

 

(Voir Suite le parc des floralies 2 ) : https://autrefois-la-tranche.blog4ever.com/le-parc-des-floralies-suite

 

Voir aussi d'autres vues du parc dans l'album photos à l'onglet Floralies

 

Texte de Claude Rousseau et Laurence Ferré, photos internet collections particulières

 


14/07/2019
5 Poster un commentaire

Le fonctionnement de la coopérative des oignons à fleurs et son déclin

Les tâches et manipulations à la Coopérative

 

Le triage des bulbes se faisait à la main, chacun chez soi, avec une calibreuse, une sorte de crible ou tamis avec des trous de dimensions différentes. Outre les diverses variétés de bulbes, le tri se faisait sur 3 calibres. Le calibre 12 de circonférence était le plus recherché. Les bulbes étaient comptés par caisse de 200.

Au début des années 70, la coopérative fit l'acquisition d'une calibreuse électrique d'occasion achetée en Hollande.

Chaque producteur pouvait l'utiliser à tour de rôle à la coopérative, ce qui permit un gain de temps considérable.

Ce même tri était appliqué à la récolte des glaïeuls pour une production de fleurs de juillet à septembre.

 

On peut imaginer qu'avec plus d'une centaine de producteurs et du nombre de variétés de tulipes (forme et couleur) et de bulbes différents, le magasinier avait fort à faire et devait embaucher à certaines périodes jusqu'à une quatre ou cinq saisonnières, principalement à la période des narcisses en février-mars, en été et en début d'automne pour préparer les nombreuses petites commandes des particuliers.

 

Un stand de vente de bulbes au détail existait à l'entrée du parc des Floralies, à la coopérative et un autre sur la place de l'église.

 

 

  

 

Calibreuses à main (le fond troué est interchangeable).    Une pile de clayettes pour le stockage des bulbes.

 

Chaque clayette est marquée du nom du récoltant.

 

 

 

Bulbes iris, tulipe, narcisse et crocus

 

 

Les bulbes devaient être traités  pour éviter les maladies, comme le fusarium banane, champignon parasitaire des tulipes ou autres champignons. Cette opération se faisait dans des grands bacs avec de l’eau et divers produits phytosanitaires comme le panosan, remplacé par le panogène.  A l'époque, ces produits dangereux étaient manipulés sans grandes précautions.

 

  

Au moment de la floraison au printemps, on coupait les fleurs à environ 10 cm de la corolle pour faire grossir les bulbes. Ces fleurs étaient alors jetées sur les talus. Toutes ces fleurs perdues ont donné à certains l'idée de les utiliser pour fleurir les chars de la fête des fleurs.

 

Toutes les tulipes, oignons compris, dont la qualité de pureté pour une variété donnée n’était pas conforme devaient être arrachées. Avant d’apporter leurs bulbes à la coopérative, chaque producteur devait  les «décortiquer », c'est-à-dire décoller la racine et  enlever les « bulbilles ou caïeux »  en prenant soin de ne pas abîmer la peau. Les bulbilles étaient utilisées comme semence.

 

Une fois stockés, certains des bulbes étaient sélectionnés pour le forçage. Ils étaient alors mis dans un incubateur entre 30° et 40°, pendant un mois, afin d’arrêter leur croissance, puis  ils étaient déposés dans les 2 chambres froides dans l'obscurité : l’une, à 5° pour les variétés précoces, l’autre à 9° pour les tardives pour simuler l'arrivée du printemps.

 

En effet, dans les premières années de la culture de la tulipe à La Tranche, les tulipes de forçage gagnaient 3 semaines d’avance sur les tulipes de Hollande.

Elles étaient particulièrement appréciées de la clientèle scandinave pour les fêtes de Noël.

Par la suite, les modalités de culture ayant été modernisées en Hollande par le chauffage des serres avec de l'eau chaude chauffée au gaz, combustible bon marché dans ce pays, la clientèle hollandaise a été perdue.

 

Outre les tulipes, la culture s'est étendue aux jacinthes, aux narcisses, aux muscaris, amaryllis, crocus, anémones, renoncules, iris ...

 

 

Une fois M. Roland Duvet parti(1980), M. René Bessonnet, aidé d’une secrétaire, a assumé  la commercialisation. Si M. Matthijsse a été le 1er client des bulbes de la coopérative, grâce à ses nombreuses relations d’affaires en Hollande, la coopérative expédiait aussi, soit par les Autobus Vendéens, soit par des camions, les tulipes sur les marchés nationaux.

 

 

 

Peu à peu, les activités de la coopérative ont diminué, les producteurs se faisant moins nombreux car certains ont vendu leurs terrains avec le développement touristique de la commune., 

En 1990, M. René  Bessonnet a pris sa retraite, la Coopérative a cessé ses activités et la commune a racheté le bâtiment, occupé depuis par les associations tranchaises.

 

  

Articles de journaux 1992

 

 

 

 

Suite à une mésentente avec les producteurs, M. Matthijsse a quitté La Tranche pour Saint Cyr en Talmondais pour fonder le parc floral de la Court d'Aron vers 1976 et dont il est devenu gérant en 1994.

Né le 9 mars 1926 à Zwolle en Hollande, il est décédé le 15/11/2012 à St Cyr en Talmondais . Il a été incinéré le 17/11 et ses cendres transfées aux ïles du Cap Vert selon ses volontés. Il y passait une partie de ses hivers suite à des problèmes de santé et où il s'est impliqué bénévolement dans la vie locale.

 

Texte Claude Rousseau et Laurence Ferré , rédacteur JP Bouchet

 


07/07/2019
3 Poster un commentaire

La culture de la tulipe à La Tranche (vente et commercialisation)

La vente et la commercialisation

 

La précocité de la récolte des bulbes est de 5 à 6 semaines d’avance sur les productions étrangères.

 

L’écoulement des bulbes s’opère facilement en direction de Paris ou de la Côte d’Azur, de l’Allemagne, de l’Angleterre, pour environ 80% de la production.

 

Quant à la Hollande, elle se réserve l’achat d’oignons à fleurs spécialement cultivés pour elle avec les plus gros bulbes.

 

Par ailleurs 15% des bulbes sont vendus directement au détail à de nombreux visiteurs, soit à la coopérative, soit au stand ouvert spécialement sur la place de l’Eglise.

 

Des dépliants-catalogues sont mis à la disposition du public.

 

 

  

Si pendant une vingtaine d’années la coopérative de la Tranche a fonctionné en autonomie, à partir de 1976, il est apparu nécessaire de créer une structure commerciale plus importante pour répondre aux besoins de la clientèle.

 

Le gros de la vente se fait alors par l’intermédiaire de la Société d’Intérêt Collectif Agricole (S.I.C.A) aux professionnels et aux grainiers.

 

La coopérative a exposé, de 1968 à 1974, dans de nombreux salons, lors d’expositions agricoles, à La Roche sur Yon, à La Rochelle et à Paris.

 

 

 

 

 

 Salon de Paris 1974

 

La vente sur place des fleurs coupées

 

Au début du printemps, et pendant de nombreuses années (jusqu’à environ 1990), les  promeneurs du dimanche arrêtaient leurs voitures le long  des routes bordées de champs de tulipes, même sous la pluie, pour acheter des bouquets directement aux producteurs, ce spectacle était bien réjouissant !

 

 

 

La cueillette des tulipes.

 

 

Deux enfants attendent sur le bord de la route d'éventuels clients.

 

 

(à suivre : le fonctionnement de la coopérative)

 

Texte Claude Rousseau et Laurence Ferré ,  photos de Claude Rousseau

 

                                                      

 


01/07/2019
1 Poster un commentaire

L'apparition de la culture de la tulipe à La Tranche sur Mer.

Tout commence en 1952-53, quand un jeune ingénieur, agronome, hollandais,  entrepreneur né, Johannes J. Matthijsse et son ami, Yann Vahverhein,  hollandais lui aussi, fils de bulbiculteur, décident  de réaliser leur rêve: " vivre heureux comme le bon Dieu en France", en  y introduisant la culture des oignons à fleurs, en particulier, la tulipe.

 

Le pionnier Johannes J. Matthyjsse

 

 

Ils parcourent alors la France à mobylette afin de trouver une terre propice à la culture des bulbes de tulipes. Après avoir prospecté les plages du Nord, ils visitent tout le littoral atlantique, procédant avec minutie à des dizaines d'analyses de terre et de sable.

 

 Après de nombreuses et vaines journées de recherche, alors que le jeune entrepreneur vient de découvrir un insolite coquillage, strié et fossilisé sur la plage de Biscarosse, le notaire du coin, amateur de pêche et géologue à ses heures,  lui conseille de prospecter  plus au Nord, sur la côte, au delà de La Rochelle, vers une " petite station balnéaire de la  côte de lumière", nommée LA TRANCHE SUR MER.

 

Aussitôt arrivés à La Tranche, Matthyjsse procède aux premiers prélèvements de terrain et le résultat est à la hauteur de ses attentes: le sol est non seulement sablonneux mais aussi calcaire nécessaire à la culture des tulipes. Il est aussi irrigué grâce à l’écoulement de l’eau provenant des dunes du littoral. Ces dernières ont cumulé par infiltration les pluies de l’hiver, cette eau s’écoule ensuite vers le marais.

Le niveau d'eau idéal, (à savoir 70 centimètres de la surface) est de la sorte maintenu régulièrement.

 

Il décide alors de s'installer en plein hiver à La Grière amenant avec lui avec sa jeune épouse et son ami  hollandais. Ils louent un lopin de terre à Xavier Violet derrière les dunes des Rouillières, modeste quadrilatère de dix mètres de côté, considéré comme terrain perdu par son propriétaire.

Au début, moqueries et tracasseries diverses ne manquent pas à l'égard des " étrangers" comme on les nomme.

«  Y saura même pas bêcher! »

 

C’est alors que Monsieur Louis Bessière des Rouillères lui consacre ‘’sous contrat’’ une parcelle de deux hectares. Cette parcelle jouxte aujourd’hui le terrain de camping : « L’Escale du Pertuis ».

 

                                                 Le camping ‘’L'escale du Pertuis’’.

 

Avec le soleil pour allié, le hollandais mise sur l'exceptionnelle précocité de la récolte; il calcule qu'avec le forçage des fleurs sa production se trouverait en avance d'un mois sur toutes les productions des polders de Haarlem.

 

Sa réussite "florale" suscite beaucoup de commentaires parmi les petits exploitants d'oignons, aulx et de pommes de terre du pays. Des groupes se forment de « pro-tulipins et d'antitulipins ».

La curiosité grandissant, les petits exploitants deviennent de plus en plus intéressés par cette réussite.

A la Grière et aux ‘’Rouillières’’ on adopte même la charrue vigneronne pour labourer les ‘’planches’’ de façon plus avantageuse et moins pénible qu’avec la traditionnelle ‘’fraïe’’ (bêche vendéenne).

 

 

Interessés par cette nouvelle culture, un groupe de quelques cultivateurs sollicite M. Matthijsse pour qu'il leur expose en détail l'art de la bulbiculture. Il leur offre alors l'opportunité de cultiver les bulbes de tulipes  en leur fournissant (sous contrat) les bulbes qu'il leur rachète ensuite une fois  multipliés et récoltés.

 

 La culture de la tulipe

 

 

Ainsi est créée le 29 avril 1956, avec 8 adhérents fondateurs, la "Coopérative Agricole des Fleurs et Oignons de la Côte de lumière".

 

Douze ans plus tard, elle compte jusqu'à 135 membres producteurs, certains cultivateurs du village des Conches venant grossir le nombre des sociétaires.

En 1955 il y avait 200 ha cultivés pour la bubiculture.

 

Un terrain communal est acheté, situé près du cimetière du creux du tambour. Un premier bâtiment est construit sur la route de Longeville, par René Jaunatre et Victor Denis ; s’y rajoutera un second bâtiment qui viendra s’accoler au premier, construit par l’entreprise Bezard.

 

Le premier bâtiment :

 

 

Le bâtiment est ensuite est doublé en surface, un fronton vient cacher les 2 pignons.

 

Le nouveau bâtiment a été doté d’un équipement moderne : salle d’entrepôt et de forçage, ainsi que des chambres frigorifiques de 150 m3 chacune. S’ajoutent les salles d’expédition, de commercialisation et de gestion.

 

Il appartient aujourd’hui à la commune et est devenu un lieu de réunion des associations tranchaises sous le nom de "Salle des Tamaris".

 

 

Le premier directeur technique fut M. Matthijsse. Après quelques années, il a été remplacé par M. Roland Duvet, ingénieur horticole à La Roche sur Yon.

 

Le directeur technique devait assurer le bon fonctionnement de la coopérative ainsi que la commercialisation des bulbes avec l'aide des magasiniers.

 

Les magasiniers successifs  furent Pierre Haelewyn, Constant Pequin, et René Bessonnet, ce dernier déploiera  toute son énergie pour que la Coopérative perdure ; mais cette dernière cessera malgré tout ses activités en 1990.

 

Le premier président fut M. Joseph Guilbot. Lui ont succédé MM. Pascal Touvron puis Robert Touvron.

 

(A suivre : la vente et la commercialisation des bulbes)   https://autrefois-la-tranche.blog4ever.com/la-culture-de-la-tulipe-a-la-tranche

 

Texte Claude Rousseau et Laurence Ferré ,  photos de Claude Rousseau

 


26/06/2019
4 Poster un commentaire

La frégate la Seine (la maquette)

La Seine construite en 1793 au Havre et son capitaine Julien Bigot de la Robillardière sont les héros d'une épopée qui a marqué l'histoire de La Tranche-sur-Mer.

Équipée à sa construction de 18 canons de 18 (*), cette frégate a ensuite été équipée en 1798 de canons de 12 et de 4 caronades soit 42 canons.

Ses dimensions : 700 t, 42.2 m, 12.1 m, 5.5 m

 

(*) 18 est le poids des boulets exprimé en livres soit 9 kg. Elle était pourvue de 18 canons de 18 au départ , puis de 38  canons  et de 4 caronades .

 

Naufragée en mer du Nord, le 5 juin 1803, après récupération et réparations, navigue sous pavillon anglais (HMS  Seine), la frégate n'aura eu qu'une vie aventureuse de dix ans.

 

Un passionné fait revivre la frégate :

 

Claude Groussard, membre de notre association, s'est pris de passion pour l'épopée de la frégate et a entrepris la construction de sa maquette au 1/50e en 1997, suivant les relevés précis que les Anglais ont fait de la frégate après sa capture. Pour l'accastillage, il se réfère aux plans de la Vénus, soeur jumelle de La Seine.

 

 

 

M. Claude Groussard et sa maquette

 

Avec une grande précision , chaque canon, chaque poulie (plus de 900), chaque aménagement est reproduit à l'identique. Claude Groussard pousse ainsi le détail jusqu'à s'imposer de placer le mobilier, les réserves de vivres, les coffres à fusil ou l'infirmerie à leur place dans la frégate, là où ils ne seront plus visibles lorsque les ponts seront fixés.

 

(Source : article paru le 2/12/2012 dans OF et modifié)

 

Détail des 50 pièces constituant un canon

 

                                      Canon monté et ses servitudes              Une caronade servant à la mitraille

 

Les 5 ancres de la Seine

 

Mobilier, outillages, les branles (hamacs) (*) et les lits des officiers

(*) Les branles étaient mis lors des combats dans des cages autour des bastingages de façon à protéger les marins de la mitraille et des balles adverses, d'où l'expression" branle-bas de combat".

Ils étaient aussi mis contre la paroi interne du navire pour éviter les blessures par éclats de bois lorsque des boulets traversaient la coque.

 

Détails d'un canot de sauvetage. Il y en avait trois à bord emboités les uns dans les autres pour économiser de la place.

 

La cabine du capitaine et, à droite, celle de l'aumonier

 

 

Plaques de cuivre sur la coque pour protéger de l'attaque des tarets, mollusques bivalves qui s'attaquent aux bois immergés

Plaques de cuivre sur la coque pour protéger de l'attaque des tarets, mollusques bivalves qui s'attaquent aux bois immergés

Le safran protégé

Le safran protégé

Détails intérieurs. On peut voir le double cabestan pour le levage de l'ancre et les canons en place sur le pont.batterie ainsi que le carré des officiers à l'arrière.

Détails intérieurs. On peut voir le double cabestan pour le levage de l'ancre et les canons en place sur le pont.batterie ainsi que le carré des officiers à l'arrière.

Détails

Détails

Le mât de beaupré (mat horizontal à l'avant)

Le mât de beaupré (mat horizontal à l'avant)

mât de misaine

mât de misaine

Grand mât

Grand mât

Pour la finition, en particulier des voiles, M. Groussard recherche des petites mains pour les confectionner à partir de plans

 

Voir plus de détails dans l'album photo "La maquette"

 


11/05/2019
2 Poster un commentaire