Autrefois la Tranche

Autrefois la Tranche

Hiver 1985 le grand froid

Hiver 1985

 

En ce moment, il fait froid mais l’hiver 1985 ne vous dit rien ? Voici quelques chiffres pour "rafraîchir" votre mémoire ou enrichir vos connaissances.

 

Entre le 6 et le 17 janvier de cette année-là, les thermomètres de la Météorologie Nationale ont enregistré :

-23,5°C à Bâle-Mulhouse, -23°C à Troyes, -20,3°C à Lyon, -20°C à Montauban, -19,8°C à Mont-de-Marsan, -19,6°C à Caen, -18,2°C à Orléans et au Bourget, -16,4°C à Bordeaux, -12°C à Cannes et -11°C à Hyères.

BRRRRRR !

 

C'est aussi cette année là que, depuis les premiers coups de l'hiver, l'initiative lancée par Coluche (les restos du cœur) a commencé. Depuis, elle s'est plutôt bien structurée.

 

L'ancien embarcadère de la Tranche le 15 janvier 1985 (photo studio Girard)

 

 

Qu'est-ce qu'une vague de froid ?

 

Une vague de froid est un épisode de temps froid caractérisé par sa persistance, son intensité et son étendue géographique. On parle de vague de froid lorsque l'épisode dure au moins deux jours et que les températures atteignent des valeurs nettement inférieures aux normales saisonnières de la région concernée. Le grand froid, comme la canicule, constitue un danger pour la santé de tous.

Les périodes de grand froid sont propices à la survenue d'autres phénomènes météorologiques potentiellement dangereux, comme la neige et le verglas, qui peuvent affecter gravement la vie quotidienne en interrompant la circulation routière, ferroviaire ou le trafic aérien.

En France métropolitaine, les températures les plus basses de l'hiver surviennent habituellement en janvier ou février sur l'ensemble du pays. Mais des épisodes précoces (en novembre ou décembre) ou tardifs (en mars) sont également possibles.

 

Disons-le tout de suite : la vague de froid venue de Russie qui commence à glacer la France va certes faire plonger les thermomètres – et surtout les températures ressenties, la faute au flux « Moscou-Paris » venu de l’est-nord-est – vers des valeurs négatives très inférieures aux 5,4°C de moyenne relevés l’hiver sur l’Hexagone. Mais elle ne battra pas les sibériens records de 1985.

 

 

Vague de froid 1971 : Début mars 1971

 

La vague de froid s’est étalée du 4 au 8 mars, de fortes chutes de neige touchant le Sud-Est (25 cm à Cannes, 22 cm à Bonifacio).

Les minimales ont atteint -19°C à Luxeuil, -15°C à Annecy, -14°C à Saint-Etienne, -11°C à Orléans, -10°C à Bordeaux et Cannes, -9°C à Paris. À noter que les maximales étaient elles aussi très basses avec, par exemple, -2°C à Paris et -4°C à Lille l’après-midi.

Fin février 1948

Un froid intense a régné entre le 19 et le 24 février. On a relevé -20°C à Clermont-Ferrand et Saint-Etienne, -19°C à Lyon, -17°C à Montélimar, -14°C à Nîmes,-13°C à Brest, -12°C à Toulouse, -9°C à Paris.

Les maximales étaient également très basses avec -5 °C à Paris et Lille l’après-midi.

 

> Voici les conseils en cas de grand froid communiqués par le ministère de l’Intérieur :

Rappelons pour conclure qu’une « vague de froid » est officiellement « un épisode de temps froid caractérisé par sa persistance (au moins deux jours), son intensité et son étendue géographique », explique Météo France.

 

la vague de froid de janvier 1985

 

09/01/2015

En janvier 1985, la France était frappée par une vague de froid intense. Cette vague de froid a été comparable en intensité, mais moins longue, que celle de février 1956 ou encore janvier 1963. Aucune nouvelle vague de froid de cette ampleur n'a depuis été observée sur le pays.
Retour 30 ans après sur cet épisode météorologique exceptionnel.

En ce début d'année 1985, après quelques épisodes neigeux, un flux de nord à nord-est se met en place, entre des basses pressions situées sur l'Europe et des hautes pressions sur le nord de l'Atlantique. Ce flux dirige sur la France des masses d'air glaciales en provenance de l'Arctique.  

Cette configuration météorologique favorise une chute vertigineuse des températures. Du 3 au 17 janvier, durant deux longues semaines, des records de froid sont enregistrés un peu partout dans l'Hexagone, avec deux pics, autour des 8 et 16 janvier. Cette dernière journée est la plus froide jamais observée en France métropolitaine, à égalité avec le 2 février 1956.

Le froid est intense partout et même la Côte d'Azur est ensevelie sous la neige, avec par exemple 38 cm relevés à Nice. La plupart des cours d'eau gèlent et des banquises se forment sur le littoral de la mer du Nord et l'embouchure de la Loire.

Le 6 janvier 1985, à Bâle-Mulhouse on enregistre -23,5°C puis, le 7, -20,3°C à Lyon ou -15,4°C à Carpentras. Le 8 janvier dans les Landes, on mesure -19,8°C à Mont-de-Marsan, -19,6°C à Caen dans le Calvados ou encore -11°C à Hyères dans le Var. À Cannes, il fait -12°C le 9.
Une semaine plus tard, le 15 janvier, le thermomètre affiche -12,4°C au Cap-Ferret en Gironde. Le 16, il fait -12,7°C à Biarritz, -16,4°C à Bordeaux et -20°C à Montauban et le 17, -18,2°C à Orléans et au Bourget, -20°C à Saint-Quentin, -23°C à Troyes.
Toutes ces valeurs constituent des records de température minimale non seulement pour un mois de janvier mais aussi pour l'ensemble de l'hiver météorologique (décembre-janvier-février), depuis l'ouverture des stations concernées. Ils n'ont pas été battus depuis précise Météo France. 

 

Graphique indicateur thermique hiver 1984-1985

 

Diagramme élaboré à partir d'un indicateur thermique constitué de la moyenne des températures quotidiennes de 30 stations métropolitaines pour du 1er décembre 1984 au 28 février 1985 (en rouge : les valeurs supérieures à la moyenne quotidienne de référence 1981-2010, en bleu : celles inférieures à cette moyenne).

Ailleurs en Europe, le froid a également été vif avec -39°C en Bavière, -41°C dans le Jura suisse, -42°C en Tchécoslovaquie, -51°C en Laponie finlandaise… On patinait sur le lac de Constance, les bateaux étaient pris dans la glace à Trieste et la navigation était impossible sur le Danube…

 

Les principales vagues de froid et leurs dates depuis 1947.

 

Vaques de froid de 1947 à 2018

 

 

La surface des sphères symbolise l'intensité globale des vagues de froid (qui tient compte du nombre de jours ayant connu des températures négatives et des valeurs de ces températures), les plus grandes sphères correspondent aux vagues de froid les plus sévères.

 

Dernier épisode de grand froid : Fin février - début mars 2005

Le dernier véritable épisode de froid aussi tardif pouvant être qualifié de vague de froid (critères d’intensité, de durée et d’étendue spatiale) remonte à 2005. Les conditions étaient restées hivernales de la mi-février jusque vers le 12 mars, avec surtout un pic d’intensité entre le 27 février et le 2 mars.

Des records de froid pour un mois de mars ont été battus le 1er du mois (-15°C à Romorantin, -13°C à Poitiers, -12°C à Bergerac, -11°C à Niort, -9°C à La Rochelle), avec de nombreuses séquences neigeuses en diverses régions.

 

ALT 1-2022

JPB

Sources Météo France

Photo studio Girard



29/01/2022
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