Autrefois la Tranche

Autrefois la Tranche

Bon à savoir


Moules de la baie de l'Aiguillon

LA MYTILICULTURE

 

La mytiliculture est l’élevage des moules. C’est une branche de la conchyliculture ou élevage des coquillages.

Les mythiques moules-frites sont dans le cœur de tous les Français et synonymes de vacances et de convivialité. Les plaisirs sont multiples avec ce coquillage à la chair jaune ou orangée incomparable. Elles se préparent à la marinière, mais aussi en tapas, à la crème, au curry, farcies ou en éclade sur les braises. Embarquement pour des saveurs iodées et du soleil dans l’assiette !

La meilleure saison pour les moules se situe de septembre à décembre.

 

La moule commune (Mytilus edulis) à la coquille bleue-noire est celle élevée dans notre région.

 

 

 

 

La production est de 51 000 tonnes en France en 2017.

Les moules consommées en Vendée proviennent majoritairement de la Baie de l’Aiguillon.

En 2014, dans cette baie, une surmortalité des moules probablement d’origine bactérienne (Vibrio splendidus) a entraîné une très forte baisse de production. Une surveillance des eaux a été mise en place en 2018 (voir autre article sur ce blog).

 

Localisation des bouchots et des filières

  

 

*******

Autrefois à La Tranche, presque chaque famille avait sa ligne de bouchots pour assurer sa nourriture. D’autres en faisaient commerce.

Ce droit a été supprimé en 1965 avec le décret du 24 mai 1965 interdisant aussi la transmission, l'entretien et la création des écluses à poissons.

Aujourd’hui les bouchots sur l’estran sont exploités par les boucholeurs de La Faute et de l’Aiguillon.

 

 

 

    

 

 

Recette tranchaise par Josiane Toussaint :

 

Moules à l’ail, au persil et à la mie de pain

Compter 500g de moules par personne.

 

Faites rapidement ouvrir les moules dans une cocotte.

Dès qu’elles sont ouvertes, leur retirer une seule coquille et mettre en attente les coquilles garnies.

Effriter une bonne quantité de mie de pain rassis.

Hacher très finement plusieurs gousses d’ail ainsi que du persil.

Dans une poêle de bonne dimension (il faut pouvoir remuer à l’aise les moules), faire revenir jusqu’au blond l’ail et le persil dans du beurre, puis ajouter la mie de pain émiettée. Remuer le tout et y jeter les moules.

Surtout ne pas se servir de l’eau qu’elles ont rendue car c’est une préparation sèche que l’on fait.

Bien brasser ensemble le mélange moules / assaisonnement en faisant repartir le feu pour qu’elles achèvent de cuire.

Saler, poivrer largement et recouvrir la poêle d’un large couvercle.

Continuer à feu doux pendant quelques instants. Les moules et la farce doivent être intimement amalgamées et rester, quoique sèches, moelleuses.

C’est le couvercle mis en fin de cuisson qui donnera ce moelleux.

 

Servir très chaud et déguster avec un vin blanc de Mareuil , de Vix ou un muscadet.

 

 

 

Les petits crabes dans les moules :

Souvent lorsqu'on mange des moules de bouchot on découvre en les dégustant de petits crabes qui croustillent sous la dent. Ils ont une couleur orangée et  ils sont petits. On les appelle les Crabes petits pois ou pinnothères. Ils ne grossiront pas davantage.

Ils vivent avec elles, les femelles restent habiter la moule dans laquelle elles sont installées, les mâles eux voyagent un peu pour féconder les autres.

Leur nom latin est Pinnotheres pisum. On les considérait comme commensaux des moules, en fait, ils se nourrissent du mucus de la moule dont ils sont un peu les parasites...

Avez-vous déjà trouvé ces petits crabes en dégustant une recette de moules ? Sans doute que oui, mais aimez vous ce petit côté croustillant ou vous dérange t il ?

 

 

 

Denières nouvelles:

 

Sans le savoir depuis des décennies, les mytiliculteurs jettent l’argent par dessus bord. Mais la mortalité qui a frappé les moules à partir de 2014 a conduit le Comité régional de la conchyliculture Poitou-Charentes (CRC) à étudier les déchets mytilicoles pour trouver une parade économique. Le filament qu’elles sécrètent pour se fixer, le byssus, a retenu toute son attention.

Dans son usage le plus basique, le byssus supplanterait le tourteau de soja importé pour nourrir les volailles. Il contient des acides aminés de meilleure qualité et en plus grande quantité que le soja. Des tests menés actuellement  laisseraient penser qu'il serait bon de l’utiliser car il est très riche en protéines. Sa composition peut être parfaite pour les poules pondeuses bio.

 

Bienfaits pour les poules et les hommes :

 

Pour cet usage, le byssus se vendrait alors de 3 à 400 euros la tonne. Le gisement départemental s’évalue à 700 tonnes et la première production pourrait survenir dans un an, à la fin de la saison mytilicole 2019.

 

Le byssus possède de grandes vertus adhésives, une très bonne résistance à l’usure et une importante capacité d’élongation. Il intéresse donc la recherche médicale, la santé sportive, la parapharmacie ou encore la cosmétique.

 

 

 

En savoir plus sur les moules :

 


08/08/2018
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Les huîtres triploïdes

LES HUITRES TRIPLOÏDES

 

En Vendée, comme partout, les huîtres ont toujours été appréciées des gastronomes.

L’été, les estivants sont malheureusement privés de cette consommation car en dehors de la période habituelle des fameux mois en « R »; sauf pour ceux qui aiment les huîtres laiteuses ou les inconditionnels.

 

La période de reproduction se situe en été où les huîtres libèrent leurs gamètes sous forme de lait rendant la mer blanche où il y en a beaucoup comme dans la région de Marennes ou d’Arcachon.

 

Aussi, dans les années 1990, une nouvelle variété d’huître creuse fait son apparition : l’huître triploïde dont la biotechnologie est brevetée par IFREMER. Cette huître existe déjà en faible quantité dans le milieu naturel.

 

Cette huître possède une anomalie embryonnaire de trois génomes (ensemble des chromosomes) au lieu de deux normalement. Cela en fait une huître non laiteuse, stérile, qui échappe aux cycles de reproduction normaux et donc consommable toute l’année. Comme elles sont stériles, elles ne dépensent donc pas d’énergie pour la reproduction et poussent donc plus vite que les autres.

 

La technique de reproduction est effectuée en écloserie. Ces huîtres poussent en deux à trois ans au lieu de trois à quatre pour les « normales ».

Il n’y a pas d’obligation d’étiquetage car non OGM. Les ventes d’huitres triploïdes représentent plus de 50 % du marché en France.

 

--->  Pour toutes les huîtres, elles gardent une forte saveur saline les trois premiers jours. Leur saveur optimum est entre le 4e et le 9e jour car elles ont eu le temps de se régénérer.

---> L'huître creuse diploïde (normale) est hermaphrodite cyclique.  D'une année sur l'autre, elle sera tantôt mâle tantôt femelle.

 

Les « Pour »

C’est une aubaine pour les vacanciers qui peuvent en consommer toute l’année et les professionnels qui augmentent ainsi leur production et leurs ventes.

 

Les « Contre »

Le goût reste le même toute l’année à la différence des huîtres normales dont le goût varie en fonction des saisons.

C’est un organisme vivant modifié (OVM)

Leur dissémination dans le milieu naturel risque de modifier celui-ci.

 

     

 

On peut rreconnaitre ces huîtres par la partie pointue qui se relève côté charnière mais ce n'est pas toujours évident.

 

 

 

Calibrage des Huîtres creuses:

 

Poids moyen de l'huître :

  • no 5 : 30 g à 45 g
  • no 4 : 46 g à 65 g
  • no 3 : 66 g à 85 g
  • no 2 : 86 g à 110 g
  • no 1 : 111 g à 150 g
  • no 0 : au-delà de 151 g

 

 

Voir ce documentaire :

https://vimeo.com/149001062

 

JPB

 


01/03/2018
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Vins des fiefs vendéens

Vins des fiefs vendéens

 

Le  «Fiefs-Vendéens » est un vin d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) depuis le 10 février 2011.

 

Au XVIe siècle, le Cardinal de Richelieu alors évêque de Luçon fait  don des terres viticoles de l’évêché aux paysans. Le vin prend alors le nom de « Fiefs du Cardinal ».

Après que le phylloxéra ait touché la vigne en 1875, des cépages hybrides furent introduits, remplacés en 1953 par des cépages plus nobles comme la Négrette, le Gamay, le pinot noir…

 

 

Le vignoble s’étend sur 5 aires de production distinctes :

  • Fiefs-vendéens Mareuil

(Gamay, cabernet, pinot noir, négrette ou ragoutant pour les rouges ; chenin et chardonnay pour les blancs)

  • Fiefs-vendéens Brem

(grolleau gris, chenin, chardonnay pour les blancs ;  pinot noir, gamay, cabernet franc, cabernet sauvignon et négrette pour les assemblages de rosé et de rouge)

  • Fiefs-vendéens Vix

(idem ci-dessus + sauvignon)

  • Fiefs-vendéens Pissotte

(idem + melon de Bourgogne)

  • Fiefs-vendéens Chantonnay

(chenin blanc et chardonnay pour les blancs ; pinot noir, gamay, et négrette pour le rosé et en plus cabernet franc pour les assemblages de rouge)

 

Le rendement maximum autorisé est de 50 à 57 hectolitres à l’hectare.

 

(*) Certains cépages ayant mieux résisté au phylloxéra à l’île de Ré (celui-ci ne s’attaquant pas aux vignes de sable) ont été réintroduits à Mareuil.

    

Le vin rosé est très apprécié des Vendéens et peut se boire avec tous les mets. Le blanc sera servi avec des fruits de mer, poissons et crustacés, fromages de chèvre ; le rouge avec les plats régionaux.

Tous ces vins s’apprécieront mieux dans leur prime jeunesse et seront servis à 10-12° pour les blancs et rosés et 15-16° pour les rouges

Bonne dégustation. A boire avec modération et avec des copains.

 

Sources : wikipedia et internet

                                                         Taille de la vigne en Vendée

 

 

Nota :

Les anciens cépages, beaucoup cultivés en Vendée, comme le noah et l’othello ont été interdits en 1935 pour leur taux d’éthanol trop élevé. Le décret d’interdiction a été abrogé le 6/9/2003.

 

AOC ou AOP ?

-Le premier est une appellation française délivrée par l’INAO (Institut National des Appellations  d’Origine devenue Institut National de l'Origine et de la qualité)

-Le second est une appellation européenne délivrée par une commission européenne qui ne concerne que les produits déjà AOC  (transposition au niveau européen de l'AOC). 

 

Les Fiefs en quelques dates :

 

1953 - > Créations des "Fiefs du Cardinal"

1965 - > AOS (Apellation d' Origine Simple

1974 - > Vin de pays

1984 - > AOVDQS ( Appellation d' Origine Vin Délimité De Qualité Supérieure)

1991 - > Première demande d'accession en AOC

2011 - > Appellation "AOC Fiefs Vendéens"

 

La production est en moyenne de 24 000 hl pour l'ensemble des terroirs.

 

La règle des assemblages des cépages pour l'AOC semble difficile à respecter  en fonction des aléas climatiques.

Les vignerons souhaitent renégocier les conditions de l'AOC.

 


03/02/2018
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L'érosion littorale

La Tranche est une commune littorale, et comme sur toutes les côtes maritimes, les plages sont soumises aux érosions éoliennes et marines.

L'élévation annoncée du niveau de la mer, due au réchauffement climatique, lente mais inexorable, contribuera à renforcer ces érosions.

L'érosion éolienne a fortement diminué ces dernières années suite à l'urbanisation des côtes et à la mise en place de protections douces (ganivelles, oyats, branchages,etc.)

 

L’ÉROSION MARINE

 

L’érosion côtière est un phénomène mondial. En France, un quart des littoraux est actuellement en recul. Que peut-on faire pour se protéger contre les assauts de la mer ? Qu’est-ce que l’érosion marine ? Quel est l'impact du changement climatique sur ce phénomène ? Ce sont autant de questions auxquelles nous essayerons de répondre dans ce document

 

Qu'est-ce que l'érosion marine ?

Il s’agit d’un processus naturel provoqué par de multiples facteurs comme le vent, les vagues, les courants ou encore le ruissellement de l'eau de pluie... Ce phénomène dépend également des caractéristiques du lieu (sableux, rocheux…).

L’érosion du littoral se traduit par le recul du trait de côte, soit, un déplacement vers l’intérieur des terres de la limite entre le domaine maritime et continental suite à la perte de matériaux (sables, roches, sédiments).

 

 La côte sableuse

La côte sableuse est naturellement en mouvement. D’une part, le vent déplace le sable vers l’intérieur des terres et d’autre part, les vagues et les courants transportent le sable vers le large. 

Sans l’intervention humaine, le mouvement sédimentaire est à peu près équilibré. L’hiver, les vagues transfèrent le sable du pied des dunes vers les petits fonds au large. Celui-ci remonte ensuite lors de périodes calmes sous l’action de la houle et des marées. 

Certaines zones profitent d’un apport plus ou moins régulier en sédiments qui permettent de reconstituer le stock de sable perdu à cause de l’érosion. D’autres zones rétrécissent, car les apports manquent. 

En général, ce sont des courants latéraux qui emportent le sable. On parle alors de dérive littorale. Sur la côte atlantique, les courants latéraux vont du Nord au Sud et déplacent ainsi le sable dans cette direction.

La pente naturelle des plages va aussi influencer leur résistance aux attaques des vagues. Plus les fonds sont abrupts, plus l’érosion est forte. Plus la pente est douce, plus l’énergie des vagues est atténuée et le phénomène d’érosion ralentit.

 

La côte rocheuse

Le processus d’érosion est beaucoup plus lent sur une côte rocheuse que sur une côte sableuse. La vitesse d’érosion dépend surtout de la nature de la roche. Une falaise en granit par exemple, va être beaucoup plus résistante qu’une falaise en calcaire qui peut s’éroder jusqu’à plusieurs mètres sur une courte période.

Le ruissellement pluvial joue ici un rôle important. Les infiltrations de l’eau de pluie, aidées par les racines des plantes ainsi que le gel facilitent l’apparition de fissures qui fragilisent la roche. Dans le même temps, les vagues qui percutent le bas de la falaise ont également un impact mécanique et creusent la roche pouvant provoquer l’effondrement de pans entiers. Ce double phénomène impacte en profondeur nos littoraux et fait reculer petit à petit nos terres.

 

 Qu'est-ce que la submersion marine ?

La submersion marine correspond à une inondation temporaire ou permanente d’une zone côtière par la mer. La submersion marine due aux tempêtes ou aux ouragans peut dans certains cas provoquer la rupture d’ouvrages de protection comme des digues ou encore des dunes. Ce phénomène en raison de sa vitesse et de sa violence s'avère particulièrement impressionnant. Il concerne principalement les zones littorales proches des estuaires.

 

 Quand parle-t-on de « risque » ?

On parle seulement de « risque » lorsqu’un enjeu qui peut être humain, économique ou environnemental est potentiellement mis en danger par un aléa, ici l’aléa érosion. Par exemple, des habitations (ici l'enjeu) situées à proximité d’un aléa naturel forment un risque.

 

L'influence du changement climatique

Une des conséquences majeures du changement climatique est la fonte des glaces terrestres et le réchauffement des eaux (une augmentation de la température de l’eau entraine une augmentation de son volume). Ce phénomène provoque une montée du niveau des océans. Actuellement, le GIEC prévoit d’ici 2100 une hausse du niveau de la mer comprise entre 60cm et 1m

Ce phénomène provoquera une élévation de la limite haute des marées sur les rivages, notamment dans les estuaires. Lors des grandes marées ou de houles fortes, l’impact des vagues sera donc d’autant plus fort sur la côte et renforcera les processus d’érosion et de submersion.

De plus, on s’attend également à une augmentation de la fréquence et de l’intensité des évènements extrêmes (tempêtes et ouragans) sur l’océan Atlantique. Or, ces évènements sont une des premières causes de l’accélération de l’érosion et des inondations dans les estuaires sur la côte Atlantique.

 

Que peut-on faire pour se protéger ?

L’érosion étant inéluctable, l’Homme n’a pas d’autres choix que de s’adapter. L’influence de la montée des eaux doit aussi être prise en compte dans les prévisions des risques d’érosion et de submersion afin de choisir une stratégie adaptée sur le long terme.

 

Les 4 stratégies de la gestion des risques côtiers

Afin de faire face aux risques d’érosion et de submersion, on peut regrouper les stratégies de gestion du trait de côte en quatre catégories. 

 

1/ La lutte active

Il s'agit ici de créer des ouvrages comme des digues ou des épis rocheux afin de ne pas perdre de terres face aux assauts de la mer.

 

2/ L’accommodation ou renforcement de processus naturels

Cela consiste en l'accompagnement des processus naturels permettant de ralentir les phénomènes d'érosion. On peut par exemple sur un environnement sableux installer des barrières de bois (ganivelles) afin de fixer le sable.

 

3/ La relocalisation ou le repli stratégique  

 

La relocalisation ou le repli stratégique est le dernier recours face à l'avancée de la mer et consiste en un déplacement des biens ou des activités vers l'intérieur des terres.

 

4/ La surveillance passive

Cette surveillance d’une zone littorale permet de mesurer régulièrement l’évolution du trait de côte. Cette stratégie est évidemment limitée dans le temps et devra être suivie d’une stratégie de gestion.

 

Ces stratégies sont mises en œuvre par les collectivités gestionnaires en fonction des contextes réglementaires, des objectifs de développements et des enjeux à protéger. Ces enjeux peuvent êtres humains, économiques, sociaux ou environnementaux.

 

 

Pourquoi les apports en sable diminuent ?
Trois principales causes peuvent être identifiées

-Une partie des sédiments qui alimentent les plages est bloquée par les barrages en fleuves ou rivières

-du sable marin et fluvial est extrait notamment pour le secteur du bâtiment
-les aménagements du littoral perturbent le déplacement des sédiments et empêchent l'engraissement naturel des plages

 

 

Glossaire

Trait de côte : la limite entre la terre et la mer. Il est parfois difficile à définir sur un littoral en constant mouvement comme sur le littoral sableux. Nous le définissons ainsi : côte sableuse = limite du pied de dune, côte rocheuse = limite du haut de falaise.

Sédiments : ensemble de particules en suspension dans l’eau et qui a fini par se déposer sous l'effet de la gravité.

Aléa : phénomène naturel imprévisible d’une intensité et probabilité d’occurrence données.

GIEC (Groupement d'expert inter-gouvernemental sur l'évolution du climat) : organisme des nations unies chargé, entre autres, du suivi de l'évolution du climat.

 

 

Source : Site Surfrider Fondation Europe

 


17/01/2018
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Tempête ANA

La tempête Ana a soufflé fort sur l'Île de Ré hier 11/12/2017 avec des vents à 160 km/h !

Mais au fait, d'où provient le nom des tempêtes?

 

Noms des tempêtes : D’où vient leurs noms :

 

Depuis de nombreuses années, on baptise effectivement les tempêtes pour en faciliter l’identification dans les bulletins d’alerte. Il faut distinguer les tempêtes européennes, des tempêtes tropicales, ouragans ou cyclones. Pour ces dernières, c'est le Centre national des ouragans, le NHC (*) qui choisit le nom de ces tempêtes tropicales sous le contrôle de l’Organisation météorologique mondiale. À l’origine, les noms étaient attribués de façon arbitraire. Mais à partir des années 50 des listes de noms ont été établies pour chaque année. On donne ainsi un nom commençant par la lettre A, comme Anne, à la première tempête de l’année, les autres par ordre alphabétique. Les premières listes ne comportaient que des prénoms féminins ce qui a suscité la protestation des féministes. Depuis 1979 sont donc venus s’intercaler des prénoms masculins.

(*) NHC : National Hurricane Center (Centre national des ouragans –Université de Miami- Floride-USA)

 

 En Europe, c’est l’Université de Berlin qui fait le choix du nom des tempêtes pour des temp. C’est une étudiante de l’université de Berlin, Karla Wege qui a proposé en 1954 de donner un nom aux dépressions et anticyclones qui traversaient l’Europe. L'objectif : rendre la météo plus accessible au grand public. Depuis 1954 donc et jusqu’en 2002, l’Institut de Météorologie de l’université de Berlin établissait une liste pour l’année à venir : Des noms féminins pour les années paires, masculins pour les années impaires. Depuis 2002, l’Institut de Berlin permet aussi à n’importe qui d’acheter le nom d’une future tempête.

Adoptez un vortex

"Adoptez un vortex" : C’est ainsi que l'institut météo de Berlin a appelé cette possibilité. Les candidats à l’achat doivent respecter la règle des années paires et impaires et l’ordre alphabétique. L’Institut de Météorologie de Berlin se réserve ensuite le droit d’accepter ou de rejeter le nom proposé.

Les dépressions coûtent 199 € mais on peut aussi acheter les anticyclones pour 299 €. Moins fréquents, plus longtemps à "l'affiche", les anticyclones justifient leur tarif plus élevé. Il y a environ 55 anticyclones et 150 dépressions chaque année. C’est ainsi que depuis quelques jours 3 dépressions ont trouvé preneurs Quirina, Ruzica et Suzanna. Et si une lettre ne trouve pas d’acheteurs, le site organise des enchères sur eBay ! Depuis le début de cette opération, plus de 1.800 personnes sont devenues les parrains ou marraines d'une tempête ou d'un anticyclone.

Les noms de familles et les noms de marque ne sont pas autorisés

Six listes établies

Six listes de prénoms anglais, français ou espagnols sont établies la liste de 2017 est ainsi la même que celle de 2005 et 2011. Ces listes prévoient 21 prénoms, sans les lettres "Q", "U", "X", "Y", "Z", pour lesquelles il n’existe pas assez de prénoms.

 

Pour l’Atlantique Nord, c’est une série de 6 listes utilisées en rotation qui sert de référence et reprises tous les six ans. Toutefois, lors de graves cyclones, les noms de ces derniers sont supprimés de la liste et remplacés afin de ne pas choquer la population. Ces listes sont contrôlées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM)

Les noms des cyclones tropicaux dans le secteur de l’océan Pacifique suivent un schéma identique à celui de l’Atlantique nord. Les cyclones tropicaux sont nommés par différents centres météorologiques : centre des typhons de Tokyo et centre américain des ouragans d’Honolulu.

Sources internet

 

Nom des principales tempêtes ayant touché l'Europe

Années 1950

Tempête du 31 janvier au 1er février 1953 qui causa les inondations records aux Pays-Bas

Années 1980

Tempête de 1987 connue également comme The Great Storm of 1987 par les Britanniques et l’Ouragan de 1987 par les Français.

Années 1990

1990    Tempête Daria (ou « Tempête de la Fête de Robert Burns ») • Tempête Vivian • Tempête Wiebke

1999    Tempête Anatol • Tempêtes de fin décembre 1999 en Europe (Tempête Lothar et Tempête Martin)

Années 2000

2005    Tempête Erwin

2007    Tempête Kyrill • Tempête Per

2008    Tempête Emma

2009    Tempête Klaus • Tempête Quinten • Tempête de neige de février 2009 sur les îles britanniques

Années 2010

2010    Tempête à Madère en 2010 • Tempête Xynthia

2011    Tempête Friedhelm • Tempête Gunter • Tempête Joachim • Tempête Robert

2012    Tempête Ulli • Tempête Andrea

2013    Tempête Christian • Tempête Cleopatra • Tempête Xaver • Tempête Dirk (ou «Tempête de Noël »)

2014    Tempête Petra • Tempête Yvette

2017    Tempête Egon • Tempête Leiv • Tempête Zeus • Tempête post-tropicale Ophelia• Tempête Ana• Tempête Bruno (Edilbert)• Tempête Carmen

2018    Tempête Eléanor •

 

 

Source Wikipedia

 


12/12/2017
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Tempêtes

Ce lundi 11 décembre, le vent a soufflé très fort sur l'ouest et sur La Tranche.

 

 Heureusement c'était une petite marée de 52 mais au fait à quoi correspond la vitesse des vents en degrés Beaufort:

 

 

 

 


11/12/2017
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Les hermelles

Qui d’entre nous ne s’est pas étonné au cours d’une promenade sur la plage, la mer étant à marée basse, de découvrir, sur l’estran, de nouveaux rochers qui n’étaient pas là auparavant et qui semblent pousser sur les banches.

Ce sont des massifs ou récifs d’hermelles.

Ils sont en fait un agrégat de tubes composés de sable et de débris coquilliers formés par des vers marins tubicoles, les annélides polychètes, sédentaires de la famille des sabéllariidés (Kirtley, 1994), appelés autrefois hermellidés, d’où le nom d’hermelle.

Les colonies sont constituées de tubes jointifs, serrés les uns contre les autres, où chaque tube est habité par un ver.

 

      

 

Si tous construisent des tubes sableux, seuls certains se regroupent d’une façon grégaire pour former des récifs. La densité peut atteindre 15 000 individus par m2. Cet habitant est un organisme qui se nourrit en filtrant l’eau pour capturer le plancton. Chaque individu vit à l’intérieur d’un tube de sable et de fragments coquilliers fortement cimentés et agglomérés par du mucus. Ces tubes peuvent mesurer jusqu’à cinquante centimètres et les vers adultes peuvent mesurer entre 20 et 50 mm de long.

 

 La reproduction a lieu presque toute l’année avec 2 périodes principales de ponte : mars-avril et juin, juillet-août. Les sexes sont séparés. Le mâle a un abdomen blanc et la femelle un abdomen rose-violacé. La femelle pond 300 000 à 600 000 œufs. La fécondation se fait dans l’eau. Le développement des larves nécessite un bon mois. L’implantation des jeunes n’est massive que tous les trois ou quatre ans. Les jeunes annélides s’installent entre ou sur des tubes d’adultes. La vie d’un polychète est de 3 ans pour la moitié de la population. Certains vivront 7 à 8 ans. Le récif n’est pas une structure figée, il évolue en relation étroite avec ses environnements physiques et biologiques, naturels et artificiels.

Ainsi, les récifs d’hermelles représentent de véritables îlots de biodiversité liée à la juxtaposition sur un même espace de toute une faune dépendante de l’existence et du fonctionnement du récif et d’une faune adaptée aux substrats meubles avoisinants.

 

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Les hermelles sont menacés par des facteurs physiques comme l’hydrodynamisme dû aux marées et courants qui recouvrent les récifs sous les sédiments, par le froid qui tue les polychètes, par des facteurs biologiques comme la prédation (crabes) ou encore par la concurrence (moules). Les massifs se brisent aussi sous l’action des vagues lors des tempêtes.

La menace la plus importante est due au piétinement des « pêcheurs à pied », lorsqu’ils partent à la recherche de crabes et ainsi que le frottement des planches à voile ou des surfs.

La pollution et les algues vertes  qui asphyxient les hermelles sont aussi une cause de destruction. Les cultures marines peuvent aussi détruire totalement des constructions d’hermelles pour en occuper la place comme les parcs à huitres.

 

On trouve ces massifs d’hermelles dans les pertuis charentais, la baie de Bourgneuf, Noirmoutier, la baie du Mont St Michel,…

S’il existe des mesures de protection, elles ne peuvent être comprises que si l’on voit l’utilité de ces récifs. D’abord, ils participent aux cycles bio-sédimentaires, ils sont un élément essentiel de la protection de nos rivages contre l’érosion. Enfin, les tubes accolés forment un habitat pour une faune qui va y trouver abri et nourriture comme les crabes, crevettes et poissons.

 

         

Hermelles des Génerelles à La Tranche

 


20/11/2017
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L'érosion marine

La Tranche est une commune littorale, et comme sur toutes les côtes maritimes, les plages sont soumises aux érosions éoliennes et marines.

L'élévation annoncée du niveau de la mer, lente mais inexorable, contribuera à renforcer ces érosions.

L'érosion éolienne a fortement diminué suite à l'urbanisation des côtes et à la mise en place de protections douces (ganivelles, oyats, branchages,etc.)

 

L’ÉROSION MARINE

 

L’érosion côtière est un phénomène mondial. En France, un quart des littoraux est actuellement en recul. Que peut-on faire pour se protéger contre les assauts de la mer ? Qu’est-ce que l’érosion marine ? Quel est l'impact du changement climatique sur ce phénomène ? Ce sont autant de questions auxquelles nous essayerons de répondre dans ce document

Qu'est-ce que l'érosion marine ?

Il s’agit d’un processus naturel provoqué par de multiples facteurs comme le vent, les vagues, les courants ou encore le ruissellement de l'eau de pluie... Ce phénomène dépend également des caractéristiques du lieu (sableux, rocheux…).

L’érosion du littoral se traduit par le recul du trait de côte, soit, un déplacement vers l’intérieur des terres de la limite entre le domaine maritime et continental suite à la perte de matériaux (sables, roches, sédiments).

 La côte sableuse

La côte sableuse est naturellement en mouvement. D’une part, le vent déplace le sable vers l’intérieur des terres et d’autre part, les vagues et les courants transportent le sable vers le large. 

Sans l’intervention humaine, le mouvement sédimentaire est à peu près équilibré. L’hiver, les vagues transfèrent le sable du pied des dunes vers les petits fonds au large. Celui-ci remonte ensuite lors de périodes calmes sous l’action de la houle et des marées. 

Certaines zones profitent d’un apport plus ou moins régulier en sédiments qui permettent de reconstituer le stock de sable perdu à cause de l’érosion. D’autres zones rétrécissent, car les apports manquent. 

En général, ce sont des courants latéraux qui emportent le sable. On parle alors de dérive littorale. Sur la côte atlantique, les courants latéraux vont du Nord au Sud et déplacent ainsi le sable dans cette direction.

La pente naturelle des plages va aussi influencer leur résistance aux attaques des vagues. Plus les fonds sont abrupts, plus l’érosion est forte. Plus la pente est douce, plus l’énergie des vagues est atténuée et le phénomène d’érosion ralentit.

 

La côte rocheuse

Le processus d’érosion est beaucoup plus lent sur une côte rocheuse que sur une côte sableuse. La vitesse d’érosion dépend surtout de la nature de la roche. Une falaise en granit par exemple, va être beaucoup plus résistante qu’une falaise en calcaire qui peut s’éroder jusqu’à plusieurs mètres sur une courte période.

Le ruissellement pluvial joue ici un rôle important. Les infiltrations de l’eau de pluie, aidées par les racines des plantes ainsi que le gel facilitent l’apparition de fissures qui fragilisent la roche. Dans le même temps, les vagues qui percutent le bas de la falaise ont également un impact mécanique et creusent la roche pouvant provoquer l’effondrement de pans entiers. Ce double phénomène impacte en profondeur nos littoraux et fait reculer petit à petit nos terres.

 

 Qu'est-ce que la submersion marine ?

La submersion marine correspond à une inondation temporaire ou permanente d’une zone côtière par la mer. La submersion marine due aux tempêtes ou aux ouragans peut dans certains cas provoquer la rupture d’ouvrages de protection comme des digues ou encore des dunes. Ce phénomène en raison de sa vitesse et de sa violence s'avère particulièrement impressionnant. Il concerne principalement les zones littorales proches des estuaires.

 Quand parle-t-on de « risque » ?

On parle seulement de « risque » lorsqu’un enjeu qui peut être humain, économique ou environnemental est potentiellement mis en danger par un aléa, ici l’aléa érosion. Par exemple, des habitations (ici l'enjeu) situées à proximité d’un aléa naturel forment un risque.

L'influence du changement climatique

Une des conséquences majeures du changement climatique est la fonte des glaces terrestres et le réchauffement des eaux (une augmentation de la température de l’eau entraine une augmentation de son volume). Ce phénomène provoque une montée du niveau des océans. Actuellement, le GIEC prévoit d’ici 2100 une hausse du niveau de la mer comprise entre 60cm et 1m

Ce phénomène provoquera une élévation de la limite haute des marées sur les rivages, notamment dans les estuaires. Lors des grandes marées ou de houles fortes, l’impact des vagues sera donc d’autant plus fort sur la côte et renforcera les processus d’érosion et de submersion.

De plus, on s’attend également à une augmentation de la fréquence et de l’intensité des évènements extrêmes (tempêtes et ouragans) sur l’océan Atlantique. Or, ces évènements sont une des premières causes de l’accélération de l’érosion et des inondations dans les estuaires sur la côte Atlantique.

Que peut-on faire pour se protéger ?

L’érosion étant inéluctable, l’Homme n’a pas d’autres choix que de s’adapter. L’influence de la montée des eaux doit aussi être prise en compte dans les prévisions des risques d’érosion et de submersion afin de choisir une stratégie adaptée sur le long terme.

 

Les 4 stratégies de la gestion des risques côtiers

Afin de faire face aux risques d’érosion et de submersion, on peut regrouper les stratégies de gestion du trait de côte en quatre catégories. 

 

1/ La lutte active

Il s'agit ici de créer des ouvrages comme des digues ou des épis rocheux afin de ne pas perdre de terres face aux assauts de la mer.

 

2/ L’accommodation ou renforcement de processus naturels

Cela consiste en l'accompagnement des processus naturels permettant de ralentir les phénomènes d'érosion. On peut par exemple sur un environnement sableux installer des barrières de bois (ganivelles) afin de fixer le sable.

 

3/ La relocalisation ou le repli stratégique  

 

La relocalisation ou le repli stratégique est le dernier recours face à l'avancée de la mer et consiste en un déplacement des biens ou des activités vers l'intérieur des terres.

 

4/ La surveillance passive

Cette surveillance d’une zone littorale permet de mesurer régulièrement l’évolution du trait de côte. Cette stratégie est évidemment limitée dans le temps et devra être suivie d’une stratégie de gestion.

 

Ces stratégies sont mises en œuvre par les collectivités gestionnaires en fonction des contextes réglementaires, des objectifs de développements et des enjeux à protéger. Ces enjeux peuvent êtres humains, économiques, sociaux ou environnementaux.

 

 

Pourquoi les apports en sable diminuent ?
Trois principales causes peuvent être identifiées

-Une partie des sédiments qui alimentent les plages est bloquée par les barrages en fleuves ou rivières

-du sable marin et fluvial est extrait notamment pour le secteur du bâtiment
-les aménagements du littoral perturbent le déplacement des sédiments et empêchent l'engraissement naturel des plages

 

 

Glossaire

Trait de côte : la limite entre la terre et la mer. Il est parfois difficile à définir sur un littoral en constant mouvement comme sur le littoral sableux. Nous le définissons ainsi : côte sableuse = limite du pied de dune, côte rocheuse = limite du haut de falaise.

Sédiments : ensemble de particules en suspension dans l’eau et qui a fini par se déposer sous l'effet de la gravité.

Aléa : phénomène naturel imprévisible d’une intensité et probabilité d’occurrence données.

GIEC (Groupement d'expert inter-gouvernemental sur l'évolution du climat) : organisme des nations unies chargé, entre autres, du suivi de l'évolution du climat.

 

 

Source : Site Surfrider Fondation Europe

 


14/11/2017
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