Autrefois la Tranche

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L'osmiculture

L'osmiculture, l'élevage des abeilles solitaires (osmies)

 

 

Et si les abeilles solitaires venaient à la rescousse des abeilles domestiques si malmenées ces dernières décennies ? Solitaires certes, mais inépuisables, ces abeilles discrètes pourraient constituer une solution pour assurer une meilleure pollinisation dans les vergers.

Elles sont inoffensives pour l'homme.

 

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L’ osmie cornue ( Osmia cornuta) ou abeille maçonne, est une espèce d'abeilles sauvages, présente dans toute l'Europe (sauf dans les pays nordiques). Elle est l'une des nombreuses espèces d' abeilles solitaires (plus de 35 espèces d'osmies, rien qu'en France).

 

Cette espèce a disparu de la plupart des zones d'agriculture intensive, mais elle survit bien dans certaines zones urbaines, dans les friches, les parcs publics et les zones de jardins notamment.

 

L'osmiculture, un élevage facile à mettre en place

 

 

L'osmiculture est la technique d’élevage local d’abeilles indigènes et solitaires qui nichent hors sol dans des hôtels à insectes..

 

Elle tend à favoriser l'installation pérenne et massive de ces insectes aussi discrets qu'utiles à proximité des vergers dans le but d'obtenir une meilleure pollinisation croisée et donc, des récoltes plus abondantes.

Ces abeilles faisant partie de la famille des Megachilidés, comprennent les Osmiesles mégachiles et les xylocopes pour ne citer que les plus connues. Dans le langage courant, elles sont nommées 'abeilles maçonnes', 'tapissières', 'charpentières'...

 

Ces abeilles indigènes et sauvages sont terricoles pour la plupart, c'est à dire qu'elles construisent leurs nids dans le sol, notamment dans les talus ensoleillés ou les prairies. Trente pour cent d'entre-elles réalisent des nids hors-sol, ce sont ces espèces qui sont élevées en osmiculture.

 

L'osmiculture est une technique d'élevage assurant le gîte aux abeilles sauvages, par le biais de la mise à disposition d'abris artificiels, mais aussi d'une nourriture abondante, grâce à une biodiversité préservée ainsi qu'au non-usage de pesticides.

 

L'osmiculteur intervient parfois sur les cocons pour ôter les éventuels parasites qui empêcheraient leur développement. Certains d'entre-eux placent les cocons (pupes) en chambre froide durant l'hiver pour les réinstaller dans les nichoirs au moment optimal. Les imagos (adultes) seront ainsi préservés de toutes les attaques de prédateurs ou de parasites et survivront même si les conditions climatiques sont difficiles en extérieur. Ces abeilles préservées auront plus de forces pour se reproduire et pour repeupler la zone.

Si l'osmiculture est bien menée, on peut espérer une multiplication par 4 du nombre de femelles d'une année sur l'autre, soit par exemple, en partant de 4 femelles la première année, on peut en obtenir 256 la quatrième année. Bien-sûr, il sera nécessaire de prévoir de nombreux gîtes afin de suivre cette belle expansion !

 

Avantages de l'osmiculture

Les vergers particuliers peuvent aussi bénéficier de ce type de pollinisation afin de compenser les périodes où les autres pollinisateurs ne sont pas actifs, notamment les abeilles domestiques et les papillons qui ont besoin de chaleur pour commencer leur labeur.

 

  • Les abeilles solitaires sont actives très tôt dans la saison parfois même dès que les températures dépassent 3°C (pour certaines espèces) contre 11°C pour l'abeille domestique.
  • Les abeilles sauvages se cantonnent à une zone restreinte, généralement située non loin des nids, contrairement à l'abeille domestique qui peut abandonner une zone pour une autre plus intéressante grâce à un système de communication sophistiqué et à leur ouvrières éclaireuses dédiées à la recherche de nourriture.
  • Les abeilles sauvages ont aussi pour avantage sur leur cousines de ne pas être agressives et de ne pas piquer pour la plupart.
  • Elles n'ont besoin d'aucun geste d'entretien particulier au niveau d'un nichoir contrairement à un rucher qui demande des visites très fréquentes, une tenue et un matériel spécifiques.

 

Comment attirer les abeilles sauvages dans mon jardin ?

Deux choses sont essentielles pour attirer et conserver les populations d'abeilles sauvages dans un jardin :

  • une nourriture abondante ;
  • la possibilité de nidifier.

 

Pour la première, il suffit de favoriser la biodiversité et de planter de multiples espèces de végétaux à floraison attractives. Évidemment l'emploi d'insecticides et autres produits phytosanitaires sera proscrit.

Pour la deuxième, il s'agit d'offrir un gîte adapté à leur manière de nidifier. Offrez-leur des tiges de bambou ou de bois creux non résineux de 10 à 20 cm de longueur et de diamètres divers (4 à 12 mm) afin de favoriser l'installation de plusieurs espèces. Evitez les bois tendres comme le peuplier ou le pin qui gonflent à l'humidité.

 

Placez certains tubes suspendus à la verticale et d'autres à l'horizontale toujours pour favoriser l'installation de plusieurs espèces.

Si vous fabriquez ou achetez un nichoir spécifique, placez-le à l'abri de la pluie et du vent. Le nichoir sera si possible tourné vers le Sud dans une zone un peu ensoleillée.

Placez des nids potentiels dans les haies diversifiées, près des bâtiments, dans le verger pour multiplier les chances d'installation. Au printemps, il sera toujours temps de les déplacer avant l'éclosion dans la zone destinée à être pollinisée.

 

Osmiculture commerciale :

Il existe des entreprises spécialisées dans la fabrication de gîtes pour les abeilles sauvages, certaines d'entre-elles proposent même des cocons à la vente afin de repeupler plus rapidement une zone. Cependant, le 'must have' (ou l'indispensable) en la matière est constitué d'un abri comprenant une centaine de loges ainsi qu'une population de cocons (environ 25).

Il vous en coûtera la modique somme d'environ 120 € pour la version basique. Cette option est intéressante pour gagner du temps et éviter la première année blanche où la 'récolte' sera effectuée afin de commencer l'élevage, cependant, les espèces indigènes prélevées au jardin sont adaptées au climat et aux divers écosystèmes ce qui n'est pas toujours le cas des abeilles arrivées par voie postale !

 

Comment construire un nichoir ou hôtel à insectes :

 

Un nichoir fait d'une bûche percée, de planchettes de bois rainurées superposées (non traitées) ou de tubes liés ensemble peut leur convenir. Les tubes de bambous ou des cannes de roseau disposés horizontalement conviennent parfaitement. Les trous doivent faire environ 8 mm de diamètre et être protégés de la pluie et des grands froids. Certains nichoirs pédagogiques contiennent des tubes en verre ou en plastique amovibles permettant de voir les larves dans les loges du nid. L'orientation préférée, sont l'ouest et le nord. Pour éviter le développement de moisissures, les nichoirs doivent être protégés de la pluie.

 

 

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Sources : Wikipédia

Rédacteur: Jean-Pierre Bouchet  5-2021

 

Pour en savoir plus sur l'osmiculture :

L'osmiculture

Abeilles sauvages

Construire un hôtel à insectes

 



08/05/2021
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