Autrefois la Tranche

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Les parasites des arbres

Les parasites des arbres

 

Les réactions que suscitent les parasites sont souvent le dégoût et le mépris. Cependant, ils sont loin d'être inutiles. Ils jouent un rôle majeur dans l'évolution du vivant.

Le parasitisme est une association permanente ou temporaire entre deux êtres différents dont l'un, le parasite, ne peut vivre qu'aux dépens de l'autre, son hôte. Il ne prélève sur son hôte que ce qui est nécessaire à sa vie. En général il ne met pas en danger la vie de son hôte mais peut y causer de sérieuses atteintes: les maladies parasitaires.


Pour les parasites des arbres, il est nécessaire de bien les identifier et de les connaître afin de mieux traiter les arbres et arbustes qui en sont atteints.

En voici quelques uns rencontrés le plus souvent :

 


Mineuse du marronnier : 

 

De plus en plus, active en France la mineuse du marronnier ou Cameraria ohridella se nourrit des feuilles de l’arbre. En voici les symptômes et les traitements biologiques.

 

Description de cet insecte parasite du marronnier :

 

C’est un minuscule papillon de couleur ocre strié de blanc de 4 mm doté de longues antennes. Les stries des ailes frangées sur l’arrière au repos sont soulignées de brun. 

 

C’est sa larve une petite chenille qui se nourrit du limbe. La taille de la chenille varie selon son stade d’évolution. Elle va de 0,5 mm quand elle transperce les feuilles pour y creuser des galeries pour se nourrir du limbe à 5 mm avant de former un cocon dans la galerie.

 

Symptômes et dégâts de la mineuse du marronnier :

 

Les symptômes sont facilement reconnaissables : les feuilles sont minées par la minuscule chenille qui dévore le parenchyme de la feuille de façon circulaire tout en avançant entre deux nervures.

Si ces attaques ne sont pas mortelles pour le marronnier en cas de très forte infestation cela peut ralentir sa croissance.

D’habitude majestueux, l’arbre prend alors un aspect souffreteux.

C’est surtout pour l’instant son impact esthétique qui pose problème. En effet au mois d’aout les feuilles jaunies tombent prématurément et celles qui restent sur l’arbre sont striées de brun.

 

Phéromone mineuse du Marronnier – Essentialys  Feuille de marronnier atteinte par la mineuse  Mineuse du marronnier - aapp

 

Lutte biologique contre la mineuse du marronnier :

 

Les larves qui se sont muées en chrysalide passent l’hiver dans les feuilles entre les limbes et résistent à de très basses températures.

La meilleure solution pour éviter sa propagation l’année suivante par une nouvelle génération c’est de ramasser méticuleusement les feuilles et de les brûler.

 

Vous pouvez aussi mettre des bandes de glu autour du tronc pour en piéger un maximum.

Il existe aussi des pièges à phéromone.

Si vous ne l’avez pas fait, installez des nichoirs pour mésanges.

 


Hyponomeute du pommier :

 

Présente souvent dans les vieux vergers, les chenilles de l’hyponomeute du pommier peuvent causer de gros dégâts sur de jeunes arbres. Voici les traitements bio pour limiter ces dégâts.

 

Symptômes de la présence de l’hyponomeute : 

 

Des chenilles groupées dans un large cocon soyeux dévorent les feuilles et l’extrémité des jeunes rameaux.

En cours d’activité les fils du cocon se chargent de petites billes sombres caractéristiques, les déjections. (voir l’image)

 

Hyponomeute : identification, prévention et traitement Description de l'image Yponomeuta.malinellus.mounted.jpg. Hyponomeute : identification, prévention et traitement 

 

Traitements bio de l’hyponomeute du pommier :

 

  • Préventifs :

Pulvérisez de l’huile de l’huile minérale contre les formes hivernantes dans les anfractuosités de l’écorce. (C'est pour cela qu'elle est souvent présente dans les vieux vergers)

Badigeonnez pour le même résultat les troncs et le départ des branches charpentières du pommier.

 

  • Curatifs :

Enfilez des gants et supprimez manuellement les cocons et chenilles s’ils sont en petit nombre. (les chenilles ne sont pas urticantes)

En cas de forte infestation, traitez au purin de pyrèthre en insistant bien sur les cocons pour les déchirer.

En début d’attaque, pulvérisez du Bacillus Thuringiensis en pénétrant bien dans les cocons.

 


La pyrale du buis (Diaphania perspectalis) 

 

Très rapidement, la chenille de la pyrale du buis peut anéantir le feuillage d’une haie de buis ou des topiaires. Des traitements bio existent.

 

Description de la pyrale du buis :

 

Originaire d’Asie, elle a été introduite accidentellement lors d’importation en provenance de Chine probablement. Son champ d’action s’étend très rapidement sur tout le territoire. 

 

Ses attaques sont catastrophiques, car le buis réputé résistant ne trouvait que peu parasites jusqu’à son arrivée au début des années 2000. Le Diaphania perspectalis en partant de l’Alsace où il a été repéré, a rapidement d’autres régions.

 

Le corps vert strié de bandes plus sombres de la chenille de la pyrale est hérissé de quelques poils. La tête est noire et luisante. La chenille peut mesurer jusqu’à 4 cm. 

Elle se repère facilement au milieu de nombreux fils de soie qu’elle tisse entre les rameaux des buis. 

 

Au sol, ses déjections abondantes s’accumulent sous forme de petits granules verdâtres.

 

La forme adulte est un papillon blanc aux ailes bordées de brun et aux mœurs nocturnes, passe plutôt inaperçue.

 Pyrale de buis : 9 conseils pour lutter contre ce papillon Pyrale du buis : Les traitements efficaces pour lutter contre cette chenille Pyrale du buis : traiter et lutter contre la chenille invasive du buis -  Chieze

  

Cycle biologique de la pyrale du buis :

 

Hiver : 

En février, les jeunes chenilles sortent des cocons où elles ont hiverné et commencent à se nourrir de feuilles de buis. 

 

Printemps : 

la chenille se développe pour atteindre 40 mm de longueur, puis se transforme en papillon nocturne. C’est le début de la période des vols et celui de la reproduction. 

 

 Été : 

Durant cette saison, 2 ou 3 générations se succèdent dans l’année. Nymphes, chenilles et papillons cohabitent. 

 

Automne : 

la dernière génération s’enferme pour l’hiver dans des cocons blancs sur la face inférieure des feuilles.

 

 

Dégâts de la pyrale du buis :

 

La chenille est une insatiable vorace qui dévore les feuilles, mais aussi quand il n’y a plus de feuilles les jeunes écorces ! 

 

Quelques chenilles peuvent dégarnir un pied de buis entier en quelques semaines seulement !

 

Il faut intervenir rapidement, car si une attaque de pyrale ne met pas en péril votre buis, il peut y avoir plusieurs générations dans l’année. Les attaques répétées mettraient par contre votre buis en péril.

 

Traitement bio :

 

Placez des pièges à phéromones qui consistent à diffuser dans l’atmosphère une phéromone émise par la pyrale femelle afin de leurrer les mâles en les attirant dans le piège. 

 

Vous pouvez aussi installer des diffuseurs de trichogrammes (minuscules insectes qui se reproduisent en parasitant les œufs des pyrales du buis, dès la ponte).

 

Supprimer les premières chenilles par un ramassage soigneux et supprimer les toiles pour aider les oiseaux (surtout les mésanges) dans leur prédation surtout en période de nourrissage des oisillons.

 

Traitez avec un insecticide microbiologique à base de Bacillus thuringiensis. 

 

Soyez vigilant et renouvelez l’opération en cas de nécessité.


Les tenthrèdes — Des fausses chenilles :

 

Les tenthrèdes sont capables de défolier un jeune arbre ou un arbuste en quelques jours. Voici quelques conseils pour en réduire l’impact au jardin.

 

Description des larves de tenthrèdes en général :

 

Si elles ressemblent aux chenilles, les larves de tenthrèdes ne deviennent pas des papillons, mais de petites guêpes. 

Il existe de nombreuses espèces de tenthrèdes.

 

Différence entre une larve de tenthrède et une chenille :

  • Une chenille de papillon dispose de 3 paires de pattes articulées suivies de 5 paires de « fausses pattes ».
  • Les larves de tenthrèdes, elles possèdent, en plus des 3 paires de vraies pattes, de 6 à 9 « fausses pattes ».

 

Lorsqu’elles sont dérangées, certaines larves de tenthrèdes dressent leur abdomen pour impressionner leurs prédateurs. 

À l’état de larves, les tenthrèdes vivent en groupe.

 

Tenthrèdes, fausses chenilles : dégâts et traitements Tenthrède — Wikipédia

 

La tenthrède commune - Quel est cet animal ? Tenthrède : dégâts et traitement | Jardinage fleur, Idées jardin, Jardin  potager

 

Dégâts des tenthrèdes :

 

Les fausses chenilles sont particulièrement voraces et peuvent causer des dégâts sur les rosiers, groseilliers, cerisiers, saules, bouleaux et même certains conifères comme les pins.

 

Selon l’espèce les dégâts sont différents :

- certaines confectionnent des galles, décapent le feuillage en surface ou dévorent le feuillage en l’attaquant par le rebord des feuilles.

- Les « tenthrèdes limaces », au corps aplati et à l’aspect visqueux, toujours en groupe, décapent l’épiderme des feuilles. 

- Les dévoreuses de feuilles s’installent curieusement sur la tranche des feuilles qu’elles grignotent en ne laissant que les nervures principales. 

 

traitement bio des tenthrèdes :

 

Il faut réagir rapidement pour éviter les dégâts des tenthrèdes défoliatrices. 

Dès leur apparition vous pouvez retirer à la main quelques colonies, car contrairement à bien des chenilles elles ne sont pas urticantes. 

 

--> Uniquement en cas de très fortes attaques, traitez avec des produits à base de pyrèthre.

 

En hiver travaillez le sol pour exposer les nymphes au gel.


Tigre du platane ou punaise réticulée du platane :

 

Les tigres du platane causent de gros dégâts sur les plantations d’alignement. Les dommages causés sont surtout esthétiques. Voici comment les traitements biologiques pour leur impact sur les arbres.

 

Présentation de cette petite punaise redoutable :

 

Le tigre du platane est aussi appelé punaise réticulée (Corythucha ciliata).

 

C’est un insecte hémiptère de très petite taille : il ne fait pas plus de 3 mm, mais facilement observable, car quand il infeste un platane c’est souvent en grande colonie.

 

Ils sont vus à l’œil nu de couleur blanchâtre, mais en les regardant attentivement (loupe) on remarque des taches sombres presque noires sur les ailes et une tache plus marquées près de la tête.

C’est un insecte piqueur qui produit un miellat qui cause des nuisances au mois d’aout en cas de forte infestation sur une terrasse en tombant au sol ou sur la carrosserie d’une voiture garée sous un platane.

 

Début août, traitement bio contrôle contre le tigre du platane – Ville de  Saint-Rémy-de-Provence Le tigre du platane fait grincer des dents

 

Cycle de vie du tigre du platane :

 

Ce qui le rend difficile à combattre c’est que sur une année en conditions favorables il peut y avoir trois générations ! Il cause donc de gros dégâts.

 

Leur cycle varie selon les régions et les conditions climatiques.

Après avoir hiverné sous les lambeaux d’écorce ou dans les anfractuosités à la naissance des branches charpentières dès que les températures au printemps se radoucissent (avril-mai) les adultes qui hivernaient regagnent le feuillage du platane. Chaque femelle y dépose plusieurs dizaines d’œufs qui écloront deux à trois semaines plus tard.

Les larves après plusieurs stades deviennent adultes et le cycle recommence.

 

Symptômes et dégâts du tigre du platane :

 

Dès le début de l’infestation, l’on remarque que le feuillage est piqué de jaune. Après une forte attaque, c’est toutes les feuilles surtout celles de la base qui deviennent alors franchement jaunes sur toute la surface.

On note la présence de dépôt de miellat collant sous l’arbre au sol.

 

Traitement bio du tigre du platane :

 

Si votre jardin ne possède qu’un ou deux platanes, vous pourrez en venir à bout, mais s’il s’agit d’une longue allée cavalière bordée de ces arbres ce sera plus difficile.

À la fin de l’hiver traitez le tronc et les branches charpentières avec du savon noir et de l’huile de cuisine en insistant particulièrement sur les replis formés au départ des branches. Cela étouffera les insectes hivernants.

 

Aidez les chrysopes à s’installer dans votre jardin. Elles évitent la prolifération des insectes nuisibles en consommant de grandes quantités de pucerons.

CHRYSOPE aux yeux d'or 8 bandelettes - Lutte biologique et protection Chrysopes

 

En fin d’hiver, faites des pulvérisations de nématodes (commercialisés en jardineries ou sur internet)

Vous pouvez aussi ralentir leur progression en arrosant le platane régulièrement avec un fort jet d’eau, ils détestent cela.

Il est possible aussi comme pour les fruitiers de badigeonner le tronc, mais cela n’est pas très esthétique.

 

Il est possible de traiter avec une décoction de pyrèthre, mais attention, en faire une utilisation limitée, car ce n’est pas un insecticide sélectif.

Traitez au purin de tanaisie (plusieurs fois) au printemps au moment de la remontée des adultes et de la ponte.


Les vers de fruits - lutte biologique :

 

La terreur de producteur de fruits amateur c’est bien les vers ! Sournoisement, ils s’installent à l’intérieur du fruit qu’ils gâtent en dévorant la pulpe.

 

Les vers sont des larves de plusieurs espèces d’insectes :

 

Les dégâts sur les fruits sont dûs aux larves de nombreux insectes que l’on nomme couramment vers alors que ce sont des asticots pour les petites mouches ou des chenilles pour les papillons.

Quel que soit l’insecte, la méthode d’invasion des fruits est souvent le même, l’adulte pond sur le fruit en formation ou directement sous l’épiderme et, dès sa naissance, le ver commence son travail de destruction en dévorant la pulpe.

Une fois à l’abri à l’intérieur du fruit, seul l’orifice de pénétration parfois cicatrisé indique la présence du ravageur. Dans certains cas les fruits pourrissent ou tombent avant leur maturité. Bien souvent l’on se rend compte de la présence du ver lors de la consommation du fruit ! (cerise ou prune)

 

 Les vers du brou des noix eux font des dégâts très visibles.

 

Quelles actions et traitements bio pour éliminer les vers de fruits ?

 

En général en maintenant un équilibre, une bonne biodiversité au jardin, même si l’on n’évite pas quelques fruits véreux, la majorité de ceux-ci seront sains.

 

 Les façons culturales :

Par exemple en hiver en travaillant le sol sous les noisetiers on met à jour les vers de la noisette qui se sont transformés en pupes. Comme ils ne supportent pas le froid, ils seront détruits.

Bien d’autres vers passent l’hiver dans le sol dans les mêmes conditions, après le travail du sol en permaculture lâchez vos poules dans le verger.

 

 Les pièges à phéromones  

Les phéromones sont des effluves émis par les femelles de papillons et destinés à attirer les mâles lors des vols nuptiaux. Attirés par ces substances, ils viennent se coller sur une plaque engluée. 

Le nombre de femelles fécondées diminuant cela réduit donc la possibilité du parasitage des fruits par les vers.

 

 Les plaques de couleur engluées :

De nombreux insectes parasites adultes sont attirés par la couleur jaune ou bleu. Là aussi, c’est la glu qui recouvre ces pièges colorés qui permet la capture des Insectes. Ils permettent aussi de s’apercevoir s’il y a un fort risque d’attaque ce qui permet de traiter efficacement au bon moment.

 Les traitements biologiques :

La pyréthrine naturelle est utilisée pour lutter contre les divers insectes adultes responsables des pontes. Attention, pour épargner les insectes utiles, ne la pulvérisez au verger qu’en dernier recours le soir. Contre le ver de la pomme, par exemple (carpocapse) traitez avec des macérations d’absinthe ou de rhubarbe.

 

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Nom de l'insecte

Famille

Fruits atteints

Epoque d'activité

Traitements

Ver de la cerise

Rhagoletis cerasi.

Diptère

cerises

Mai - Juin

Traitements possibles

Ver de la châtaigne

Balanin des châtaigniers

Coléoptère

Châtaigniers

Printemps-été

Surtout la prévention

Ver de la framboise

Byturus tomentosus

coléoptère

Framboises

Juin et juillet

Prévention - piègeage

Ver de l'olive

Bactrocera oleae

Diptère

Olivier

Printemps - été (sud de la France)

Prévention - piègeage

Ver des agrumes

Ceratitis capitata

Diptère

Citronnier, oranger ...

Eté (sud de la France)

Prévention - piègeage

Ver des figues

Lonchaea aristella

Diptère

Figuier

Printemps - été(sud de la France)

Prévention - piègeage

Ver pruniers et autres

Drosophila Suzuki.

Diptère

Tous les fruits (surtout cerisiers)

Printemps - été

Prévention - piègeage - traitements

Ver noisette

Balanin

Coléoptère

Noisetier

Printemps-été-automne

Prévention - piègeage

Ver de l'abricotier

Anarsia lineatella

Papillon

Abricotier, Pêcher, Prunier, Amandier, Cerisier.

Fin de printemps - été

Prévention - piégeage

Ver du pêcher

Cydia molesta

Papillon

Pêcher et nombreux arbres fruitiers

Printemps-été

Prévention - piégeage

Ver des pommes

Carocapse

Papillon

Pommier - poiriers

Printemps-été

Prévention - piégeage - traitements

 

Carpocapse : comment lutter contre le ver des pommes et poires ?Carpocapse sur pommier et poirier Des nouveaux vers dans nos fruits. | Ma passion du verger Ver de la prune: traitement contre le ver de la prune, produit bio contre  le ver de la prune - Bonheur Bio

                               Vers de pommes                                mouche de la cerise                     Prune


 

Zeuzère Zeuzera pyrina L.

 

La zeuzère est un insecte xylophage présent dans toute l’Europe. Elle est considérée comme un ravageur important des arbres fruitiers tels que le pommier, le poirier, le prunier, le cerisier, le cassissier, le cognassier...

 

Zeuzère - dégâts, symptomes et comment lutter contre Jaime-jardiner.com

 

Adulte

Papillon de 35 à 40 mm d’envergure pour le mâle et de 50 à 60 mm pour la femelle. Thorax blanc et velu avec 6 taches bleues. Ailes blanches ponctuées de petites taches bleu-noir. Abdomen long.

 

Larve

Chenille de couleur jaune clair, tachetée de noir et peut mesurer jusqu’à 60 mm de longueur, tête et plaque thoracique noires. La larve jeune est rose, sans tache.

 

Œuf

De taille ovoïde, de 1 millimètre environ, de couleur jaune clair à saumon vif.

 

Cycle de développement

Cycle de 1 an dans les régions méridionales de la France (pour la majorité des individus) et 2 ans dans les régions septentrionales.

Les adultes sortent de début juin à août et volent de nuit. Leur durée de vie est limitée, de l’ordre de 8 à 10 jours et ils ne s’alimentent pas. Les femelles s’accouplent rapidement et peuvent pondre plus de 1 000 œufs. Les œufs sont déposés en groupe sur les arbres, de préférence dans les fentes ou les crevasses de l’écorce ou occasionnellement dans le sol. La durée d’incubation est de 1 à 3 semaines. Il n’y a pas d’éclosion au dessous de 16°C.

Les jeunes chenilles tissent un nid soyeux, d’où elles ne sortiront que lorsque la température, l’humidité et l’éclairement seront favorables. Elles gagnent ensuite l’extrémité des rameaux et des pousses, où elles pénètrent. Elle s’attaque d’abord aux extrémités des jeunes pousses dont elle provoque le dessèchement. Au cours de leur développement, elles creusent des galeries dans les branches ou les troncs. Cette phase est dite « phase mineuse ».
Les chenilles peuvent être transportées par le vent accrochées à un fil de soie qu’elles sécrètent. Ce mode de contamination est souvent prédominant.

L’activité des larves s’arrête durant l’hiver et elles hivernent au stade larvaire dans les galeries forées dans les branches et le tronc. Les larves reprennent leur activité au printemps et se nymphosent d’avril à juillet. La nymphose a lieu dans un cocon léger, de particules de bois, dans la galerie d’alimentation.
Forêts - Zeuzère
                   Galerie forée par une larve de zeuzère

 

Dégâts

Ce ravageur est particulièrement présent dans les régions méridionales telles que la Provence, le Languedoc-Roussillon ou la vallée du Rhône. Il est l’un des ravageurs les plus importants.
Les indices de la présence de chenilles sont l’accumulation de petits tas de sciure et d’excréments qui sont rejetés par les trous d’entrée. Ces symptômes indiquent que les dégâts sont déjà forts avancés.

La gravité des attaques varie selon l’âge des plantations :
- Jeunes arbres : une seule chenille peut tuer un arbre. Sous l’action du vent, les branches cassent dû à leur desséchement,
- Arbres vigoureux : ils résistent mieux aux attaques,
- Arbres âgés : ils peuvent être attaqués gravement, particulièrement en année et terrains secs.
Les arbres attaqués par la zeuzère sont affaiblis et plus fréquemment atteints par d’autres ravageurs. Les anciennes galeries des larves servent ainsi de refuge au puceron lanigère qui échappe aux traitements.

 

Mesures prophylactiques

La lutte contre la zeuzère est basée sur la destruction des chenilles au cours de leur phase mineuse de mi-juin à fin aout.
La lutte se base avant tout sur l’observation et les seuils d’intervention :
- Du 15 juin au 20 août : observation toutes les 2 semaines.
Observer 50 arbres par parcelle (flétrissements des pousses). Le seuil d’intervention est de 5 % des arbres attaqués.
- En septembre-octobre :
Evaluer le niveau d’attaque en repérant sur 50 arbres les glomérules à l’aplomb des charpentières et du tronc. Le seuil est de 5 % des arbres attaqués.

L’intervention aura lieu après le dépassement des seuils. Sur les jeunes vergers, une surveillance accrue s’impose. Si la présence de zeuzère est constatée, une lutte rigoureuse est indispensable.
Il faut utiliser des insecticides de contact sur les jeunes chenilles dès l’éclosion. La lutte doit être raisonnée avec celle du carpocapse.
Il est recommandé d’utiliser des produits qui agissent sur les larves présentes depuis deux à trois semaines dans le végétal (phase mineuse). Suivant les dégâts observés à l’automne, il faudra envisager la lutte chimique pour l’année suivante.

Il existe des ennemis naturels de la zeuzère (fourmis, oiseaux et certains hyménoptères) mais ils ont peu d’efficacité dans le contrôle du ravageur.

 

Compilation Jean-Pierre Bouchet  ALT -2/2022

Sources internet

 



12/03/2022
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