Autrefois la Tranche

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Le nutri-score

Le nutri-score

 

 

Le nutri-score est un système d'étiquetage nutritionnel à cinq niveaux, allant de A (les plus favorables) à E (les plus défavorables) et du vert au rouge, établi en fonction de la valeur nutritionnelle d'un produit alimentaire. Il a pour but de favoriser le choix de produits plus sains d'un point de vue nutritionnel par les consommateurs et ainsi de participer à la lutte contre les maladies cardiovasculaires, l'obésité et le diabète.

 

Proposé en 2014 et mis en place à l'initiative du gouvernement français en 2016 dans le cadre de la loi de modernisation du système de santé, il est ensuite repris dans d'autres pays comme la Belgique, l'Espagne, l'Allemagne et les Pays-Bas, et son utilisation est recommandée par l'Organisation mondiale de la santé.

 

En 2020, la réglementation de l'Union européenne concernant l'étiquetage nutritionnel datant de 2011 ne permet à un État que de recommander un type d'étiquetage graphique sans pouvoir l'imposer.

 

L'objectif de ce logo ? Permettre aux consommateurs de faire facilement les bons choix dans les rayons des supermarchés. Et aussi, pousser industriels et distributeurs à améliorer la qualité de leurs recettes. 

 

Carte d'Europe montrant les positions par État :

♦  Le gouvernement est favorable

    ♦  Des industriels volontaires sont favorables

  ♦  Le gouvernement est défavorable

 

En France :

 

Malgré une opposition de l'industrie agroalimentaire qui a tenté de bloquer et de retarder la mise en place de ce dispositif, son utilisation sur les emballages alimentaires est autorisée et encadrée par la loi de modernisation du système de santé adoptée en janvier 2016. Celle-ci recommande aux fabricants et distributeurs de s'engager dans une démarche volontaire d'utilisation de ce système d'étiquetage. Un arrêté ministériel est ensuite signé en octobre 2017 pour fixer la forme de présentation du nutri-score.

 

Les aliments concernés par le nutri-score sont tous les aliments industriels transformés présentant une déclaration nutritionnelle, à savoir un tableau des calories et des nutriments de l’aliment pour 100g.

Les entreprises ne sont aujourd’hui pas tenues d’apposer ce logo sur leur produits, et doivent même en faire la demande.

Certaines entreprises se sont engagées à le mettre en place sur l'ensemble des produits de leur marque.

En revanche, d'autres ont annoncé être opposées et vouloir adopter un système concurrent.

 

L’application Openfoodfact permet de retrouver le nutri-score de nombreux produits référencés. Le site internet de données alimentaires Open Food Facts calcule le nutri-score pour les produits présents dans sa base de données même lorsque le fabricant a choisi de ne pas utiliser le dispositif)

 

Les "Pour" :

Tous ceux qui sont favorables au nutri-score ont dénoncé cependant un point faible: il ne tient pas compte de la présence d’additifs (édulcorants, colorants, conservateurs, etc.), ni de la taille des portions.

Pour répondre à cette limite du nutri-score, d'autres classifications ont été mises en place. C'est le cas par exemple des classifications internationales NOVA et SIGA, qui catégorisent les aliments selon leur degré de transformation industrielle.

 

Les "Contre" :

Les groupes de l'industrie agroalimentaire qui s'opposent au nutri-score l'accusent de « stigmatiser » leurs produits. La polémique s'engage aussi du côté des fromages comme le roquefort, qui se voient attribuer la lettre D ou E car trop gras et trop salés, mais n'est ce pas la vocation d'un fromage d'être gras et salé car liée à son mode de fabrication...

 

Comment est-il calculé ?

 

Le nutri-score ne tient compte que de la valeur nutritionnelle des aliments, à savoir de leurs teneurs en calories, en nutriments et certains micronutriments. Il est toujours calculé pour 100 grammes de produit ce qui n'est pas toujours représentatif d'une portion standard consommée.

 

"La présence de certains aliments ou nutriments font monter la note du nutri-score" explique la nutritionniste, "c’est le cas des légumes, des fruits et de légumineuses par exemple, qui font augmenter la teneur en fibres de l’aliment et donc sa qualité nutritive. C’est aussi le cas des protéines dont la présence en bonne proportion joue en faveur d’un nutri-score élevé.

 

A l’inverse, une valeur calorique très élevée, la présence d’acides gras saturés, de sucre ou de sel en quantité importante, sont autant de facteurs qui contribuent à diminuer le nutri-score d’un aliment.

 

Liste des produits concernés :

 

Exceptés les herbes aromatiques, les thés, les cafés ou encore les levures... Tous les produits transformés et les boissons, y compris ceux pour les enfants, sont concernés par le Nutri-Score. En revanche, les produits non transformés tels que les fruits, les légumes, le poisson ou la viande fraîche ne sont pas concernés. De même que les boissons alcoolisées. A noter que pour certaines familles de produits comme les matières grasses ajoutées comme le beurre ou l'huile, le calcul du Nutri-Score a été adapté. Enfin, sont exemptés, les produits dont la face d'emballage la plus grande a une surface inférieure à 25 cm²

 

"Le nutri-score est un bon indicateur de la qualité nutritionnelle d’un aliment, mais il doit être accompagné d’une lecture des ingrédients, et relativisé en fonction des quantités consommées"

 

"Le nutri-score ne doit pas nous empêcher de garder un œil sur la liste des ingrédients : plus elle est longue et plus on y trouve d’additifs et de E, moins l’aliment est sain" 

 

"De plus il est important de rappeler que, qui dit nutri-score dit aliment transformé, et que dans la mesure du possible, il est toujours préférable de privilégier les aliments frais"

 

Voir aussi dans ce blog :

Les additifs alimentaires

L'étiquetage des aliments

 

Article composé par JP Bouchet  ALT  1-2022



22/01/2022
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