Autrefois la Tranche

Autrefois la Tranche

Moules de la baie de l'Aiguillon

LA MYTILICULTURE

 

La mytiliculture est l’élevage des moules. C’est une branche de la conchyliculture ou élevage des coquillages.

Les mythiques moules-frites sont dans le cœur de tous les Français et synonymes de vacances et de convivialité. Les plaisirs sont multiples avec ce coquillage à la chair jaune ou orangée incomparable. Elles se préparent à la marinière, mais aussi en tapas, à la crème, au curry, farcies ou en éclade sur les braises. Embarquement pour des saveurs iodées et du soleil dans l’assiette !

La meilleure saison pour les moules se situe de septembre à décembre.

 

La moule commune (Mytilus edulis) à la coquille bleue-noire est celle élevée dans notre région.

 

 

 

 

La production est de 51 000 tonnes en France en 2017.

Les moules consommées en Vendée proviennent majoritairement de la Baie de l’Aiguillon.

En 2014, dans cette baie, une surmortalité des moules probablement d’origine bactérienne (Vibrio splendidus) a entraîné une très forte baisse de production. Une surveillance des eaux a été mise en place en 2018 (voir autre article sur ce blog).

 

Localisation des bouchots et des filières

  

 

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Autrefois à La Tranche, presque chaque famille avait sa ligne de bouchots pour assurer sa nourriture. D’autres en faisaient commerce.

Ce droit a été supprimé en 1965 avec le décret du 24 mai 1965 interdisant aussi la transmission, l'entretien et la création des écluses à poissons.

Aujourd’hui les bouchots sur l’estran sont exploités par les boucholeurs de La Faute et de l’Aiguillon.

 

 

 

    

 

 

Recette tranchaise par Josiane Toussaint :

 

Moules à l’ail, au persil et à la mie de pain

Compter 500g de moules par personne.

 

Faites rapidement ouvrir les moules dans une cocotte.

Dès qu’elles sont ouvertes, leur retirer une seule coquille et mettre en attente les coquilles garnies.

Effriter une bonne quantité de mie de pain rassis.

Hacher très finement plusieurs gousses d’ail ainsi que du persil.

Dans une poêle de bonne dimension (il faut pouvoir remuer à l’aise les moules), faire revenir jusqu’au blond l’ail et le persil dans du beurre, puis ajouter la mie de pain émiettée. Remuer le tout et y jeter les moules.

Surtout ne pas se servir de l’eau qu’elles ont rendue car c’est une préparation sèche que l’on fait.

Bien brasser ensemble le mélange moules / assaisonnement en faisant repartir le feu pour qu’elles achèvent de cuire.

Saler, poivrer largement et recouvrir la poêle d’un large couvercle.

Continuer à feu doux pendant quelques instants. Les moules et la farce doivent être intimement amalgamées et rester, quoique sèches, moelleuses.

C’est le couvercle mis en fin de cuisson qui donnera ce moelleux.

 

Servir très chaud et déguster avec un vin blanc de Mareuil , de Vix ou un muscadet.

 

 

 

Les petits crabes dans les moules :

Souvent lorsqu'on mange des moules de bouchot on découvre en les dégustant de petits crabes qui croustillent sous la dent. Ils ont une couleur orangée et  ils sont petits. On les appelle les Crabes petits pois ou pinnothères. Ils ne grossiront pas davantage.

Ils vivent avec elles, les femelles restent habiter la moule dans laquelle elles sont installées, les mâles eux voyagent un peu pour féconder les autres.

Leur nom latin est Pinnotheres pisum. On les considérait comme commensaux des moules, en fait, ils se nourrissent du mucus de la moule dont ils sont un peu les parasites...

Avez-vous déjà trouvé ces petits crabes en dégustant une recette de moules ? Sans doute que oui, mais aimez vous ce petit côté croustillant ou vous dérange t il ?

 

 

 

Denières nouvelles:

 

Sans le savoir depuis des décennies, les mytiliculteurs jettent l’argent par dessus bord. Mais la mortalité qui a frappé les moules à partir de 2014 a conduit le Comité régional de la conchyliculture Poitou-Charentes (CRC) à étudier les déchets mytilicoles pour trouver une parade économique. Le filament qu’elles sécrètent pour se fixer, le byssus, a retenu toute son attention.

Dans son usage le plus basique, le byssus supplanterait le tourteau de soja importé pour nourrir les volailles. Il contient des acides aminés de meilleure qualité et en plus grande quantité que le soja. Des tests menés actuellement  laisseraient penser qu'il serait bon de l’utiliser car il est très riche en protéines. Sa composition peut être parfaite pour les poules pondeuses bio.

 

Bienfaits pour les poules et les hommes :

 

Pour cet usage, le byssus se vendrait alors de 3 à 400 euros la tonne. Le gisement départemental s’évalue à 700 tonnes et la première production pourrait survenir dans un an, à la fin de la saison mytilicole 2019.

 

Le byssus possède de grandes vertus adhésives, une très bonne résistance à l’usure et une importante capacité d’élongation. Il intéresse donc la recherche médicale, la santé sportive, la parapharmacie ou encore la cosmétique.

 

 

 

En savoir plus sur les moules :

 



08/08/2018
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