Autrefois la Tranche

Autrefois la Tranche

Les colonies de vacances de La Tranche

Les colonies de vacances de La Tranche

 

De nombreuses colonies de vacances se sont établies dans la commune avant et après la dernière guerre.

 

C’est à Edmond Cottinet que l’on doit la popularisation des colonies de vacances au début des années 1880 sous la troisième République. Effrayé par l’état de santé des petits écoliers de la grande ville, il propose d’envoyer les plus malingres et les plus pauvres d’entre eux dans des séjours à la campagne pour garçons et filles, séparément, pendant l’été 1883. Regroupés dans des centres et surveillés par du personnel spécialisé, ils y passèrent un mois entier. Les colonies de vacances étaient nées.

 

  • Pour les uns l’envoi des enfants était d’abord une opération sanitaire (en cette fin de 19esiècle, l’enfance des quartiers défavorisés paie un lourd tribut au développement des activités industrielles jusqu’au cœur des banlieues ouvrières. Ces enfants évoluent  dans un environnement insalubre et nombre de maladie sévissent, comme la tuberculose et le rachitisme).
  • Pour les autres, requinquer n’empêchait pas d’éduquer. Nées dans le sillage des lois Jules Ferry, les défenseurs de l’école laïque y voyaient un prolongement de celle-ci. Le cadre champêtre était approprié pour les leçons de choses sans oublier la dimension civique propre à la suite de la défaite de 1870.

 

Les colos sont le fait d’associations d’instituteurs laïques, de municipalités, de comités d’entreprise, de paroisses, …

 

Devant leur succès et leur rôle social et éducatif certain, les colos se sont développées avant la première guerre mondiale, surtout avec le front populaire de 1936, puis après le deuxième guerre mondiale dans ce que l’on a appelé « L’âge d’or des colonies » marqué par d’âpres discussions sur l’objectif même des colonies (santé, rôle social, éducation....)

 

L’église catholique comprit rapidement  qu’elle pouvait aussi, pendant les vacances, regagner le terrain qu’on lui contestait le reste de l’année en organisant patronages et colonies.

 

Chambres d’écho des batailles pédagogiques et idéologiques, les colos resteront un enjeu politique jusqu’en 1950.

 

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La plus ancienne des colonies tranchaises semble être la colonie des vacances de Savigny sur Orge (91) construite en 1931 dans une pinède de 3200 m² au lieu-dit « Les Conches Mouillées » et ouverte dès juillet 1932. Agrandie par la suite, elle pouvait accueillir 200 enfants par session soit 600 enfants par an. Cette colonie s’est appelée ensuite « La Savinière » nom donné par l’ancien directeur et ancien maire de La Tranche Jean-Michel Gauthey.

1940-Colonie La Savinière

1940-Colonie La Savinière

1958-La Savinière

1958-La Savinière

 

Puis la colonie est devenue centre d’accueil  et classe de mer ainsi qu’un camping 4 étoiles avec piscine et courts de tennis fonctionnant toute l’année afin de rentabiliser l’établissement. Sa fermeture a été  décidée le 13/4/2015 par la nouvelle municipalité de Savigny sur Orge trouvant la gestion trop onéreuse.

1983-Dépliant La Savinière

1983-Dépliant La Savinière

Camping La Savinière

Camping La Savinière

 

Aujourd’hui, cette ancienne colonie a été vendue en 2018 à un promoteur  pour  l’aménager en Résidence privée  le «Domaine de la Savinière ».

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Puis vient la maison de vacances des pupilles de l’école publique de la Vienne (PEP 86) établie dans l'ancien hôtel « Bellevue » racheté à Maître Brange notaire à Talmont qui l’avait fait construire en 1933. Elle a été ouverte dès juillet 1939 à la veille de la seconde guerre mondiale. L’établissement a ensuite été réquisitionné par les Allemands puis, à la fin de la guerre, a accueilli des réfugiés et des prisonniers de guerre avant d’être restitué à sa vocation sociale à la PEP 86. Elle a fêté cette année 2019 ses 80 ans d’existence. 

 

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la tranche-sur-mer-80 ans d'engagement social au centre Bellevue

PEP de La Vienne

PEP de La Vienne

PEP de La Vienne côté sous les pins

PEP de La Vienne côté sous les pins

PEP des La Vienne côté est

PEP des La Vienne côté est (aile ajoutée)

 

 

 

Ont suivi :

  • La colonie de vacances des deux Sèvres dans le quartier de Sainte Anne. Elle est devenue le camping des Préveils
Colonie des 2 sèvres \\\'Préveils)

Colonie des 2 sèvres - Les Préveils

 
 
 
 
Les Préveils 2

Les Préveils 

Les préveils 3

Les préveils

 

 

Colonie SPSM (Préveils) LaGrière

Colonie  les Préveils - La Grière

 

 

Les préveils 4

 

  • La colonie de Sainte Anne gérée par l’évêché de Poitiers. Elle a été vendue et a servi d’entrepôt un moment. Il y aurait une chapelle dans l’enceinte de la propriété.
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    Colonie Sainte Anne 

     

  • La colonie Théophane Vénard dépendante de Poitiers à l’entrée de La Tranche était réservée aux séminaristes (du nom d’un missionnaire décapité au Tonkin en 1861). Elle est aujourd’hui réservée aux enfants et aux familles.
    colonie Théophane Vénard

    Colonie Théophane Vénard

     

La Maraîchine dans le centre de la Grière gérée par les 3 communes de St Hilaire la Palud, Arçais, Le Vanneau / Irleau dans les deux Sèvres

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85-LA-TRANCHE-LA-GRIERE-Colonie-La-Maraichine 

 

Le logis de La Pacifique fondé en 1957 géré par une association qui développe le concept de « vacances solidaires » avec de nombreux partenaires associatifs. Elle a fêté cette année son 60e anniversaire.

La Pacifique

La Pacifique

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logis-pacifique--1--2

 

  • Le centre des Armées (actuelle IGESA) au Grouin du Cou.

 

Aux quelles viennent s’ajouter l’école privée des demoiselles Gagnot avec des pensionnaires l’été.

 

Il y a eu aussi trois colonies de vacances à La Faute existant toujours :

 

    • La colonie de Mitry-Mory (77)
    • La PEP de Sainte Maure de Touraine (37)
    • La colonie pour enfants CCAS/EDF de la Chenolette

 

Est souvent assimilée à La Tranche car en limite de la commune, la colonie de vacances des Conches/Longeville d'abord géré par le Comité d'Etablissement de Peugeot, puis des ponts et chaussées devenue colonie de l’Equipement, et aujourd’hui centre de vacances Vendeole gérée par le CGCV. (Centre de Gestion des Camps de Vacances géré lui-même par plusieurs syndicats)

 

 
Colonie Peugeot Les Conches Longeville

Colonie Peugeot Les Conches Longeville

 

 

Colo vendeole

Centre Vendeole

Caché dans la forêt ce centre se situe sur la route Longeville / La Tranche au droit de la passerelle construite pour sécuriser la traversée de la route pour les enfants allant à la plage.

 

 

 

Les petits tranchais de l’école Notre Dame allaient à Rochetrejoux comme colons des œuvres catholiques.

 

Chateau de Rochetrejoux

Chateau de Rochetrejoux

Rochetrejoux (2)

Rochetrejoux 

Rochetrejoux (4)

Rochetrejoux 

 

 

Une ébauche d’auberge de jeunesse, initiée par le maire M. Senet  le 21 juin 1938 était située près de la route des Sables. La guerre a mis un terme à cette expérience.

 

 

Désormais, on ne parle plus de colonie de vacances pour les enfants  mais de centre de séjour accueillant aussi les familles.

 

Ces colonies de vacances sont encore les témoins du tourisme social.

Elles ont largement contribué à développer le tourisme. Adultes, les petits colons sont souvent revenus en touristes avec leur famille et quelquefois installés définitivement.


13/10/2019
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Bar aux algues en papillote

Gastronomie:

 

Ancien propriétaire de l'hôtel de l'Océan à La Tranche, cuisinier lui-même, Michel Guicheteau nous propose une recette de bar aux algues en papillote.

 

Ingrédients par personne :

-1 bar de 300 à 400g

-250g de beurre demi-sel

-1 carotte

-1 oignon

-échalote-ail-persil-estragon hachés

-1/4 de litre de vin blanc

-1 cuillèrée à soupe de crème fraîche

-Algues marines (goémon, varech, algues des bourriches d'huîtres,...)

 

Préparation :

Ébarber et écailler le bar. Ne pas lui couper la tête.

Fendre le ventre, bien le laver et éponger le poisson

Avec la carotte et l'oignon, faire une julienne en les taillant en minces lamelles

Après avoir salé et poivré le bar, remplir l'intérieur du bar avec la julienne, une noix de beurre et une branche d'algue

Renfermer le tout dans une feuille de papier sulfurisé bien hermétiquement et mettre au four à 200°C avec un peu d'eau pendant 20 à 30 minutes.

Quand la papillote est gonflée le poisson doit être cuit.

 

Pendant la cuisson du bar, mettre dans une casserole échalote, ail, persil et estragon et les recouvrir de vin blanc. Laisser réduire à sec puis ajouter une cuillérée à soupe de crème fraîche et monter au beurre à feu doux.

 

Servir le bar ventre en l'air sur un lit d'algues chaudes. Ouvrir la papillote et mettre un peu de sauce à l'intérieur. Le reste de la sauce sera servi en saucière.

 

Bon appétit.

 

Bar en papillote

Bar en papillote

       

 

 Michel Guicheteau

 

Michel Guicheteau 10001

 

 

 

 

 

 

 


03/10/2019
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La fée Mélusine

La fée Mélusine

 

Issue des contes populaires et chevaleresques du Moyen Âge, la fée Mélusine est devenue un personnage culte de la mythologie française. Connaissez-vous l’histoire de la femme à la queue de serpent ?

 

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Vitrail -Église Saint-Sulpice Fougères (35)

 

Le sortilège de Mélusine:

 

La fée Pressine, mère de Mélusine jeta un sort à ses trois filles pour avoir offensé leur père, Elinas, roi d’Albanie (Écosse). Elle attribua à Mélusine la malédiction suivante : chaque samedi, ses longues jambes se revêtiront d’écailles et prendront l’aspect d’une queue de serpent. Si on la surprenait dans cet état, jamais plus elle ne reprendrait forme humaine. Pour contrer le maléfice, l’homme qu’elle épousera ne devra point chercher à la voir ce jour-là.

 

Raimondin rencontre Mélusine:

 

Un beau jour, Raimondin part avec son oncle, le comte de Poitiers, à la chasse au sanglier. La poursuite de l’animal se termine mal : le neveu tue accidentellement son oncle lors de la mise à mort de la bête. Envahi par un profond chagrin, il erre à l’aventure à travers la forêt de Coulombiers.

Au détour d’un chemin, il aperçoit trois jeunes filles dans une clairière. Mélusine lui sourit et vient lui parler. Elle lui promet bonheur et prospérité s’il consent à l’épouser. Toutefois, il devra en retour ne jamais chercher à savoir où elle va et ce qu’elle fait le samedi. Raimondin, ébloui par la beauté de la jeune fille, accepte et les noces sont célébrées.

 

Une bâtisseuse:

 

En épousant la fée, Raimondin devient le plus puissant seigneur du Poitou.

 

Mélusine, la bâtisseuse, obtient pour son mari Raymondin le lopin de terres que pourra délimiter une peau de cerf. Rusée, elle fait découper la peau de cerf en fines lanières et obtient auprès du comte de Poitiers le domaine de Lusignan où a été construit en une nuit selon la légende, sans doute le plus grand château-fort de France : le château de Lusignan (86)

 

Maquette chateau de Lusignan

Maquette chateau de Lusignan

 

 

Elle se plaît aussi à parsemer les collines alentour de majestueuses cités et forteresses.

Elle fonde les villes de Parthenay, Tiffauges, Talmont, édifie les murailles de La Rochelle, les châteaux de Châteaumur, Mervent, Vouvant et fait construire nombre d'églises (comme celles de Saint-Paul-en-Gâtine et de Clussais-la-Pommeraie) et d'abbayes.

 

 « Quelques dornées de pierres et une goulée d'Ève » ( quelques contenus de tabliers de pierre et une gorgée d'eau) lui étaient nécessaires à l'élévation des plus imposantes forteresses.

Si quelqu'un la surprenait dans son ouvrage, qui avait lieu généralement la nuit, elle cessait immédiatement ses travaux. C'est ainsi qu'il manque une fenêtre à Ménigoute, la dernière pierre de la flèche de Niort et de l'église de Parthenay.

 

La_Tour_Mélusine,_à_Vouvant

La Tour Mélusine à Vouvant

 

 

La jalousie du seigneur de Lusignan:

 

Mais le mystère autour de Mélusine commence à faire parler. Des dix garçons nés de leur union, chacun d’eux présente une infirmité :

 

  • Urien, l'aîné, devient roi de Chypre, bien qu'il ait le visage court et large, un œil rouge et un autre vert et qu'il ait les plus grandes oreilles qu'un enfant puisse avoir.
  • Eudes a une oreille plus grande que l'autre.
  • Guyon a un œil plus haut que l'autre, il devient roi d'Arménie.
  • Antoine porte sur la joue une griffe (ou une patte) de lion, il devient duc de Luxembourg.
  • Renaud n'a qu'un seul œil, il devient roi de Bohême.
  • (1) Geoffroy naît avec une défense de sanglier qui fait saillie hors de sa bouche ; (Rabelais en fera l'ancêtre de Pantagruel sous le nom de Geoffroy la grand'dent),
  • Fromont, qui devient moine à Maillezais, a sur le nez une petite tache velue.
  • (2) Horrible, incroyablement grand, a trois yeux. Il n'a pas encore 4 ans que sa férocité lui fait tuer deux de ses nourrices et à 7 ans il tua deux écuyers de son père.
  • Thierry et Raymonnet (dit aussi Raymondin), eux, sont normaux.

 

 

Et pourquoi diable Mélusine s’enferme-t-elle donc tous les samedis ?

 

Convaincu par son frère jaloux, Raimondin cherche à percer le secret de son épouse. Il la rejoint dans le bas de la tour où elle s’est isolée. Muni de son épée, il fend la serrure de la porte et la surprend dans son bain peignant ses longs cheveux blonds.

Au moment où il s’aperçoit que le corps gracieux de Mélusine se termine par une énorme queue de serpent, la fée se met à hurler et s’envole par la fenêtre. .

 

Quand il voit cela, Raymondin s'attriste d'avoir trahi son secret sur les mauvais conseils de son frère, et d'avoir manqué à la parole qu'il avait donnée. Un immense chagrin l'envahit aussitôt. Il court à sa chambre, prend un morceau de cire et bouche le trou qu'il a fait dans la porte. Puis il va dans la grande salle où il retrouve son frère. Celui-ci voit bien cet immense chagrin qui accable Raymondin et pense qu’il vient de découvrir une action abominable de sa femme. Raymondin le chasse.

 

Mais Raymondin ayant trahi sa promesse, Mélusine se voit obligée de reprendre son apparence de dragon.

La nuit, elle vient caresser ses enfants devant les nourrices qui n'osent rien dire. C'est elle qui annonce la mort de Raymondin, devenu ermite à Montserrat. En réponse à la prophétie de Persine, la fée serpent se montre et se lamente à chaque fois que les biens des Lusignan changent de propriétaires ou qu'un membre de cette maison va mourir.

 

Elle profère d’horribles menaces à l’encontre des forteresses qu’elle a construit pour Raimondin « Pouzauges, Tiffauges, Mervent, Châteaumur et Vouvant iront chaque an, je le jure, d’une pierre en périssant »

 

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Les très riches heures du duc de Berry - Mélusine survolant le château de Lusignan

 

Chateau de Lusignan-ruines

Chateau de Lusignan-ruines

 

 

(1) Geoffroy à la Grand Dent, le plus connu des fils de la fée Mélusine, est un personnage de la littérature française et du folklore poitevin.

 

Il est inspiré de deux personnages historiques :

  • Geoffroy Ier de Lusignan, chef de fait du lignage de Lusignan à la fin du XIIe siècle et célèbre pour ses exploits lors de la troisième croisade,
  • et son fils Geoffroy II de Lusignan, dont l’histoire a surtout retenu son long conflit avec l’abbaye de Maillezais.

 

Geoffroy II de Lusignan est un personnage réputé sanguinaire. En 1225, par convoitise et jalousie envers les moines de Maillezais, il se lance en guerre ouverte contre l'abbaye, qu'il pille et incendie, tuant de nombreux moines dont son propre frère Fromont moine dans cette abbaye.

Excommunié par le Pape, il part à Rome implorer son pardon et promet de reconstruire l'abbaye ravagée.

 

(2) Horrible fut enfermé dans une cave remplie de foin humide auquel on a mis le feu et asphyxié à la demande de sa mère avant qu’elle ne s’envole.

 

NB : il existe une rue Mélusine à La Tranche dans le quartier des floralies.

 

 

 

 


29/09/2019
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Notre nouveau livre

Autrefois La Tranche a écrit un nouveau livre :

 

Les écoles de La Tranche de 1820 à 1975

 

Page couverture livre les écoles

 

 

La vente de ce livre commencera lors de la foire aux livres des samedi et dimanche 26 et 27 octobre au pavillon de l'Aunis de La Tranche sur mer de 10h à 18h

 

Ce livre est en vente au prix de 19 € auprès de notre association: autrefoislatranche@gmail.com 

( réservation possible dès aujourd'hui)

 

Paiement par chèque ou en espèces

 

 

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Pour le bicentenaire de l'enseignement dans notre commune, ce livre retrace l'histoire de nos 5 écoles dans le contexte régional et local de l'époque.

De nombreuses photos de classe avec le nom des élèves complètent ce livre.

Souvenirs, objets d'écoles, détails pédagogiques et anecdotes agrémentent ce document.

 

OF-13-9-2019-Livre écoles ALT

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18/09/2019
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Le farci vendéen

Plat emblématique du sud vendéen et du marais poitevin, simple et authentique, il est préparé traditionnellement à base des légumes verts que l'on trouve dans son jardin : choux, blettes, oignons, poireaux, salades, épinards, oseille, orties. On peut y ajouter des morceaux de poitrine de porc (voire même des rillettes), liés avec des oeufs ... Le farci vendéen se distingue du farci poitevin par une proportion plus importante de chou. 

Chaque famille, ou presque, possède sa propre recette qui varie, d’ailleurs, en fonction des disponibilités des légumes au cours de la saison. Il peut être cuit au four ou, fermement roulé dans un linge, poché dans du bouillon –

Il se sert tranché, en entrée avec une vinaigrette, ou en légumes avec viande ou poisson.

 

Voici une recette parmi d'autres:

 

INGREDIENTS POUR  2 TERRINES

1 beau chou vert

1 kilo de blettes (ou bettes)

4 à 5 Oignons moyens

250 gr de jambon de Vendée détaillés en lardons (à défaut de la poitrine fumée)

1 botte de Persil

1 botte de Ciboulette

4 gousses d’ail

1 botte d’oseille (ou d’orties)

250 gr de Crème fraîche

6 œufs Œufs

Sel – poivre –

 

Laver le chou, détacher quelques belles feuilles qui serviront à garnir les terrines, puis détailler le reste du chou en très fines lanières qui seront mises à cuire, pendant 15 minutes environ, dans une grande quantité d’eau salée.

 

 

Cuire les blettes pareillement après avoir coupé finement les cotes.

 

Faire légèrement revenir le jambon à la poêle puis faire de même avec les oignons avec une noix de beurre.

 

Dans un grand récipient, mélanger intimement le chou et les blettesfortement pressés pour en extraire un maximum d’eau, les oignons, le jambon, l’ail haché finement, et le reste des herbes ciselées –

Ajouter ensuite les œufs battus en omelette avec la crème fraîche, le sel, le poivre.  Bien mélanger l’appareil.

 

 

 

Chemiser 2 terrines avec les feuilles de chou puis répartir la préparation dans les terrines.

 

 

Cuire à 180 degrés pendant 1 heure 30 heures environ (vérifier la cuisson avec une lame qui doit ressortir sèche)

A la sortie du four, poser un poids sur les terrines puis entreposer au frigo jusqu’au lendemain.

 

Trancher au moment de servir (peut se réchauffer à four doux si on l’utilise comme accompagnement). 

 

 

 

 

Recette de Bernard Dauphin blog internet : http://www.dauphingourmet.com/article-le-farci-vendeen-118990647.html)

 

 

 


14/09/2019
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La légende de Bélesbat

La légende ou la punition de Bélesbat

 

 

Longtemps dénudées et arides les dunes qui bordent la côte entre Jard et La Tranche, sont aujourd’hui plantées de magnifiques pins maritimes. La vigne elle-même  y prospère, toujours vivace sous l’influence du bon air salin grâce auquel elle se rit de ce maudit phylloxéra qui, dans l’intérieur des terres a successivement dévasté les meilleurs fiefs du Bas-Poitou, notre actuelle Vendée.

 

Le petit vin issu de cette vigne est appelé bidrouillet  sur la côte de Jard.

 

On a trouvé jadis dans le sable, paraissant enfouis depuis des siècles, des tas de débris de toute sorte en morceaux : flèches, tuiles, ferraille, vases  et pots de toutes les formes et de toutes les grandeurs et de couleurs.

 

Une vieille tradition locale en dehors de toute recherche historique dit ceci :

 

Autrefois il y avait une ville et même une grande ville. Comme un peu toutes les grandes villes, celle-ci était un lieu de plaisir, et c’est pourquoi on l’appelait Bélesbat, nom que porte aujourd’hui l’emplacement où on a trouvé tous les débris.

 

Lieu de plaisir est impropre ; lieu de débauches serait plus exact.

 

Jour et nuit, d’un bout à l’autre de l’année, ce n’était dans cette ville qu’une suite d’orgies ininterrompues, où les participants se livraient à des crimes contre nature dont l’idée seule ferait frémir.

On s’en doutait bien un peu dans le pays mais on ne pouvait rien affirmer de précis.

 

Cette ville était habitée par des étrangers venus un beau matin on ne savait d’où et qui, une fois installés, s’étaient entourés de murs énormes, percés d’une seule porte donnant sur la mer et toujours fermée.

 

Un seul habitant du pays avait la faveur de pénétrer dans cette ville mystérieuse. C’était  un brave menuisier. Il était si compétent que les habitants de la ville lui confiaient leurs réparations un peu compliquées.

Deux hommes masqués sortaient alors des remparts et allaient droit à la cabane du menuisier, lui bandaient les yeux et le conduisaient par la main jusqu’au logement dans lequel il devait travailler. Là, on lui enlevait son bandeau et il se mettait à l’ouvrage sous la surveillance d’un gardien masqué, comme les autres qui l’ont conduit.

Le travail fini, l’ouvrier recevait une pièce d’or pour salaire, puis on lui bandait de nouveau les yeux et on le conduisait jusqu’à la porte de la ville qui s’ouvrait pour lui laisser passage et se refermait aussitôt derrière lui.

 

Un jour que notre homme ait été réquisitionné pour une réparation dans une maison de la ville, son gardien le voyant tout entier au travail, crut pouvoir sortir quelques instants.

Entraîné par la curiosité,  le menuisier, intrigué par une énorme porte entrebâillée par hasard, la poussa d’une main. Aussitôt il recula d’horreur tellement le spectacle était épouvantable ...

La porte qu’il venait de pousser donnait dans une immense salle où se trouvaient entassés en ignobles pyramides des cadavres encore tout sanglants !  Puis sur les dalles, au plafond, sur les murs étaient fixés des bras, des jambes, des têtes, des pieds et des mains, des langues, des troncs...

Ils étaient disposés en forme de guirlandes, de couronnes, de fleurs et de caricatures toute plus monstrueuses les unes que les autres !

Le menuisier, honnête homme et débrouillard, sut tout de suite ce qu’il devait faire.

Il repoussa la porte et, s’adressant au gardien qui venait de rentrer :

-Je ne peux continuer mon travail car il me faudrait un outil que je n’ai pas apporté. Mais je reviendrai demain.

Sans défiance aucune,  le gardien lui banda les yeux et le conduisit comme à l’ordinaire jusqu’à la porte de la ville.

 

 

Dès qu’il fut dehors, le menuisier se mit à courir à perdre haleine jusqu’à la demeure du chef druide de la tribu (il appartenait à une des nombreuses peuplades gauloises de la contrée)

A peine notre homme eut-il décrit à son chef l’affreux spectacle qu’il avait vu, que le prêtre gaulois, rempli d’horreur et d’indignation, saisit la corne qui lui servait à appeler ses fidèles, s’en alla le long de la côte en soufflant  à pleins poumons.

A ce signal bien connu, toute la peuplade s’empressa d’accourir et se rassembla autour de lui.

Devant tout le monde et sur l’ordre du prêtre, le menuisier fit alors le récit de ce qu’il avait vu. Un long cri d’indignation s’éleva aussitôt du sein de l’assemblée et, séance tenante, il fut décidé qu’on profiterait de la nuit prochaine justement sans lune, pour surprendre la ville, à la faveur de l’obscurité et punir les monstres  qui l’habitaient.

Ainsi fut fait. A l’heure de minuit, les murs de la ville furent escaladés sans bruit à l’aide de longues échelles. La peuplade envahit la ville et surprit les habitants au milieu de leurs orgies et les massacra tous jusqu’au dernier.

Mais ce n’est pas tout, il était dit que la ville devait disparaître comme ses infâmes habitants...

 

Le druide se retira alors un peu à l’intérieur des terres suivi de toute la peuplade, puis il se mit en prière en s’adressant aux dieux vengeurs.

L’invocation à peine terminée, on entendit tout à coup un bruit épouvantable : c’était la mer qui envahissait la ville de corruption.

Le lendemain, au lever de l’aurore, l’océan s’était retiré, mais à la place de la cité, il n’y avait qu’une énorme dune de sable.

Voilà sans doute pourquoi on retrouve tant de débris aux formes bizarres en fouillant à l’emplacement de ce qui porte aujourd’hui le nom de la plage de Belesbat à Saint Vincent sur Jard.

 

Clemenceau a donné le nom de Bélébat ou Bélesbat à sa « bicoque » de Saint Vincent devenue aujourd’hui musée Clémenceau.

 

 

 

 

 

 

Il existe de nombreuses variantes de cette légende avec d’autres personnages ou en d’autres temps.

 

Cette légende fait partie des villes englouties comme Ys ou Herbauges.

 

 

Merci à Chouchou pour m’avoir inspiré pour redécouvrir cette légende. JPB

 


06/09/2019
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Le préfou

Le préfou est une spécialité culinaire vendéenne.

 

Il serait né il y a très longtemps  dans le Sud-Vendée, au sein du petit village de Fontaines, près de Fontenay-le-Comte (aux portes du marais poitevin). Fontaines abrite même en ses murs une confrérie des amis du préfou, c’est pour vous dire l’engouement pour ce pain parfumé généreusement à l’ail.

 

Tout au départ, le préfou – pas encore baptisé ainsi – était enfourné avant le pain traditionnel pour vérifier la température du four. C’était un pain blanc allégé en levure qui servait ainsi de test. Avec le temps, il a été enrichi et la recette est née.

 

Donc, le véritable préfou est une baguette polka peu levée et plutôt blanche, que l’on ouvre en deux et que l'on garnit avec une préparation à base de beurre et d’ail, dans des proportions très généreuses.

Fi des mauvaises haleines ! Pour rester dans la culture locale, il se sert à l’apéritif, avec la troussepinette ou bien un vin des Fiefs Vendéens.

 

Depuis quelques années, on peut trouver des préfous au roquefort, au fromage de chèvre, au chorizo, à la tomate, au roquefort, aux noix… des variantes sympathiques pour ceux qui ne sont pas attachés à la recette originale.

 

D'abord vendu uniquement dans les boulangeries vendéennes, on le trouve maintenant depuis 2005 dans toutes grandes surfaces.

 

Ingrédients / pour 20 personnes

 

Pour 6 préfous :

6 demi-baguettes précuites (en supermarché) 

500 g de beurre 1/2 sel

Poivre du moulin

Noix de muscade

1 tête d'ail moyenne (8 gousses environ)

 

Réalisation

 

Difficulté : Facile

Préparation : 10 min

Cuisson : 10 min

Repos : 1 h

Temps Total : 1 h 20

 

PRÉPARATION :

 

1 - Peler les gousses d'ail, les laver rapidement puis les hacher au presse-ail. Dans le mixer, mélanger le beurre, l'ail haché, quelques tours de moulin à poivre et environ 1/2 cuillère à café de muscade râpée ou moulue.

2 - Couper les pains en 2 et les tartiner généreusement avec l'appareil beurre/ail.

3 - Filmer chaque pain avec du film alimentaire et entreposer environ 2 heures au réfrigérateur (ou 30 minutes environ au congélateur) pour que le beurre reprenne corps et durcisse.

4 - Au moment du service, défilmer les pains, les couper en tranches d'environ 1 cm d'épaisseur, les ranger dans un plat à four (je les pose sur des feuilles d'alu façonnées en barquettes) et les saupoudrer d'un peu de farine.

 

Pour finir

Cuire à la couleur, soit environ 10 minutes à 230/240 degrés. Déguster chaud dès la sortie du four.

 

 

Sources:

http://cuisine.journaldesfemmes.com/recette/357609-prefou-vendeen

Wikipédia

 

 


31/08/2019
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La bête d'Angles

La bête d'Angles

 

L’ours qui mange la beauté des filles d’Angles (Vendée)

 

Le vallon du Troussepoil, en Vendée, était anciennement le repaire d’une grosse bête noire à long poil, faite comme un ours, qui ravageait le pays à plusieurs lieues à la ronde en faisant ample consommation préférentiellement de filles mais également de garçons en âge de se marier : consternés, les habitants implorèrent toutes les puissances pour être délivrés d’un si grand fléau.

 

Il y avait, vers le XIIIe siècle, un ours qui sortait tous les jours de la mer pour venir déjeuner en terre ferme. Son aspect était affreux, naturellement, son appétit formidable et son goût raffiné. Il mangeait uniquement les jeunes garçons et les jeunes filles en âge de se marier. Ce qui désola nombre de fiancés, vous le devinez sans peine. Il avait même une préférence pour les jeunes filles. La terreur régnait à plus de six lieues à la ronde : les filles disparaissaient les unes après les autres, et les garçons, désolés, étaient obligés d’aller chercher femme dans le haut-pays du bocage.

 

Les parents se plaignaient de cette malebête, et se lamentaient, et ne faisaient guère autre chose, si ce n’est de montrer, de loin, le lieu où l’animal abordait chaque matin, où il traînait sa victime, la dépeçait, puis prenait l’eau. Ce lieu, ils l’avaient nommé Troussepoil, parce que l’ours, arrivant du large, ballotté par les vagues, offrait à peine figure d’ours, tant sa fourrure était hirsute. L’attaquer là, personne n’osait. Et ce n’était qu’un cri de douleur, dans les fermes de la contrée : « Qui nous délivrera ? »

 

Ours d\\\'AnglesOurs d'Angles

 

 

Ils pensèrent, non sans raison, qu’une bête à l’apparence si peu commune, ours malfaisant ou créature démoniaque, de goûts si pervertis, n’appartenait point à une espèce régulière, et serait plus facilement vaincue par la prière des saints que par la force des hommes. Tous les riverains de l’Océan, depuis l’embouchure du Lay jusqu’à celle de la Sèvre niortaise, se mirent donc à chercher un saint qui brisât la puissance de l’ours.

 

Mais déjà les saints étaient rares. Même en ce siècle de foi, la perfection véritable ne courait pas les campagnes du Bas-Poitou, et ceux qui faisaient profession de la pratiquer n’en possédaient souvent qu’une parcelle, ce qui ne suffit pas, chacun le sait, pour aller loin dans la voie des oeuvres.

Le curé d’Angles premier invité, n’eut pas plus tôt aperçu l’ours, sur la plage, qu’il reconnut sans peu de mérite à la grande peur qu’il éprouva : « Je suis indigne, s’écria-t-il en fuyant, et j’ai compris, aux yeux de la bête, qu’il fallait un autre homme que moi pour la vaincre. »

 

Les curés voisins n’eurent pas plus de chance. L’ours leur galopait sus, et ils n’y revenaient pas. On s’adressa ainsi à l’abbé de Fontaines, mais celui-ci échoua « pour avoir bu quatre chopines de vin passé minuit». L’abbé de Talmont, qui vint à son tour, échoua également, « pour avoir cassé la tête à un paysan qui lui barrait son chemin». Le légat du pape lui-même, en ce moment en tournée, fut supplié d’intervenir, et, bien qu’il eût jeûné, n’obtînt pas un meilleur succès, ayant commis le matin même un gros péché : il avait embrassé une fille.

 

Dans cette extrémité, comme les jeunes filles, une à une, étaient emportées par le monstre, et qu’on trouvait, presque chaque matin, sur le chemin du Troussepoil, une petite coiffe blanche, déchirée et ensanglantée, accrochée aux buissons, les anciens songèrent à un très vieux moine abbé du monastère d’Angles du nom de Martin, qui vivait si retiré qu’on ne savait plus la couleur de son regard. Il s’émerveilla du récit qu’on lui fit, et promit de redoubler d’austérités, trois jours durant, après quoi il irait à la rencontre de l’ours.

 

Le quatrième jour, en effet, il sortit de son abbaye, n’ayant en main que sa crosse de bois verni, non pour arme — car il était brisé par l’âge —, mais comme symbole d’autorité. Et il marcha, priant. Et l’ours, qui abordait en ce moment le rivage, encore tout couvert d’écume, après l’avoir considéré, sentit la puissance d’une vie sans reproche. Ils se reconnurent l’un et l’autre pour ce qu’ils étaient vraiment : un démon de l’enfer et un saint qui achevait son épreuve terrestre. « Viens ! » dit l’abbé.

L’ours le suivit, comme un chien attaché aux talons de son maître. Celui-ci ne se retournait pas . Le souffle bruyant de la bête, qui couchait les blés aux deux rebords du chemin, n’effleurait même pas la tunique de l’homme, qui restait droite et digne dans ses plis. Le peuple s’enfuyait. Lorsqu’ils furent devant l’église du bourg, qu’on finissait de bâtir, l’abbé commanda : « Ours de la mer, monte au clocher ! »

La bête, lentement, comme ceux qui obéissent à la force, commença de grimper sur la façade. Arrivée au toit elle tourna la tête, pour demander grâce. L’abbé qui n’aimait pas perdre ses mots, leva sa crosse, et l’ours embrassa les assises de la tour et monta plus haut. Quelques paysans se rapprochèrent. On vit les filles surtout, les filles dont la bête n’avait pas encore voulu, se faufiler, curieuses, dans les jardins voisins. Deux ou trois se risquèrent sur la place, puis cinq, puis six, puis toute une couronne, tandis que leur ennemi enveloppant les dernières pierres de la flèche de ses pattes velues, se dressait tout là-haut à califourchon au pied de la croix. On crut voir des larmes couler de ses yeux qu’il abaissait.

 

Ces larmes d’ours ne touchèrent personne. L’abbé n’en fut pas dupe. Il étendit la main et dit, en regardant d’abord les filles d’Angles et ensuite le monstre : « Ours de la mer, au nom du Dieu puissant, tu ne vivras plus que de la beauté des filles d’Angles. » Elles étaient toutes laides : c’était la mort. La bête fut de suite changée en pierre.

A cet instant, les visages aux traits fins des filles du pays se durcirent. Elles perdirent leur charme.

Mais ceci ne dura pas car les galants prièrent Dieu et l'abbé Martin de changer la sentance et de ne nourrir l'ours que de la beauté des filles volages.

Désormais les filles d’Angles respirent et les galants sont nombreux, cette nouvelle sentance étant pour eux une bonne garantie de fidélité.

Et ainsi s’explique la présence d’un ours à la pointe du clocher. Les raisons, paraît-il, lui manquent encore pour rouvrir les yeux.

 

Ours de la bête d\\\'Angles

La bête d'Angles

 

 

D’après une version de cette légende, l’ours d’Angles serait une des victimes de la Chasse-Gallery.

Le seigneur Gallery était sans pitié pour le paysan, et il profanait ouvertement le jour du Seigneur. Un dimanche, à l’heure de la grand’messe, avec ses chiens, il lance un cerf, malgré les remontrances de sa famille et de son curé. Forcé par la meute, le cerf se réfugie au moment du Sanctus dans une grotte habitée par un ermite ; celui-ci défend son hôte et refuse de le livrer à Gallery.

Il fait plus, il le menace de la vengeance céleste si, à cette heure sainte et solennelle, il ne fléchit pas les genoux pour réparer sa faute, en adorant son Créateur ; Gallery méprise l’avertissement que lui donne le ciel, il veut continuer sa chasse scandaleuse, mais la justice divine l’attendait là. « Va, Gallery, lui crie le pieux anachorète, va, et poursuis le cerf, le Tout-Puissant te condamne à le chasser toujours du coucher du soleil à son lever. »

 

Depuis lors, Gallery chasse toutes les nuits, tantôt sur la terre et tantôt dans la région des nuages. La chasse est ouverte par le cerf, suivi de la meute et du piqueur qui crie taïaut ! taïaut ! taïaut ! Un homme de Saint-Sornin (Charente-Maritime) l’entendit un soir passer. « Gallery, s’écria-t-il, avec un air incrédule et moqueur, je me mets de part avec toi, tu m’apporteras la moitié de ta chasse, allons, à demain matin ; en attendant fais bien ton devoir. » Quel ne fut pas son effroi, lorsqu’à l’aube du jour, il trouva à sa porte la moitié du cadavre d’une femme tuée par la bête pharamine (être noir et hideux qui se repaît de serpents et-de crapauds). Il se tint pour averti et n’insulta plus Gallery dont le triste sort est de brûler le jour dans les enfers, et de combattre la nuit les Turcs ou les Anglais, les ogres ou les ours.

 

Eglise d\\\'AnglesEglise d'Angles

 

 

Source internet : "La France pittoresque"-internet


23/08/2019
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La fête des fleurs (3)- Chars et corso fleuri

3 - La création des chars

 

Il a fallu beaucoup d'ingéniosité et de savoir-faire pour construire les chars durant toutes ces années ; mais c'est d'abord l'histoire collective des artisans et commerçants de La Tranche, de la Grière et de la Terrière, qui  réunissent leur expérience et leur créativité pour  construire ces pièces  magnifiques.

Réuni autour d'un chef de char, chaque groupe en choisissait le thème selon son inspiration.

 

Construction de la caravelle en 1970:

 

1970-Caravelle 1

1970-Caravelle -premières découpes

1970-caravelle 2

1970- Caravelle  - Montage

1970-Caravelle 3

1970 - Caravelle - Ça prend forme

 

 

Après le rétablissement de la fête en 1996, pendant 2 ans, un thème est imposé aux divers chefs de char ;  Tintin, les contes pour enfants : ainsi Peter Pan, Blanche neige, Hänsel et Gretel, Cendrillon,  Aladin, Alice au pays des Merveilles défilent  dans le corso fleuri et offrent aux spectateurs le charme coloré de leur histoire.

Numériser0032

Tintin Objectif lune

1997-RD (14)

1997-Tintin au pays de l'or noir

1997-RD (3)

1997-Tintin le trésor de Rackham le rouge

1998-Le carosse de Cendrillon - Copie

1998 - Le carosse de Cendrillon 

Aladin et la lampe merveilleuse

Aladin et la lampe merveilleuse

Blanche neige et les 7 nains

Blanche neige et les 7 nains

 

 

Plusieurs hangars, à la Terrière, à La Tranche et à la Grière, ont abrité les carcasses durant toute la durée de la construction par les bénévoles. Du bois, du polystyrène, du carton épais et solide sont utilisés pour la construction des carcasses ; ces dernières exigeant beaucoup d’ingéniosité et d’adresse de la part de leurs créateurs.

 

Prépa char des reines

Prépa char des reines

 

Parallèlement à ces matériaux, et en particulier les dernières années de la fête, on a utilisé aussi des structures en fil de fer et grillage, recouvertes de plusieurs couches de papier journal fortement encollées pour donner la forme du sujet fini.

 

Carcasse perroquet

Carcasse perroquet

Pluto encollé

Carcasse encollée avec du papier journal

 

 

Celui-ci est alors peint de différentes couleurs afin de  servir de repères pour piquer des fleurs de la même teinte.

 

Carcasse perroquet avec couleurs

Carcasse perroquet avec couleurs

Pluto mis en couleurs

Pluto mis en couleurs

 

4 - La cueillette des tulipes pour garnir les chars

 

De la mi-mars à la mi- avril, arrive  le moment de la cueillette des fleurs dans les champs.

En effet, pendant des années, des millions de fleurs qui défileront sur la dizaine annuelle de chars à travers les rues de La Tranche,  proviennent  des producteurs du pays qui doivent couper leurs tiges fleuries afin que leurs bulbes grossissent. Ils sont destinés à l'exportation ou sont réutilisés pour la plantation de l'année suivante.

Les fleurs, triées par variété et par couleur sont déposées dans des cageots puis mises dans les chambres froides de la Coopérative, afin d'éviter qu'elles ne fanent trop vite. Elles sont ensuite distribuées sur les chars la veille du corso.

 

La cueillette des tulipes 2

La cueillette des tulipes 

La cueillette des tulipes 1

La cueillette des tulipes 

1997-RD-Prépa (4)

1997- Cueillette des tulipes

 

 

La production locale devenue insuffisante, il a été nécessaire d'acheter des jacinthes dans le nord de la France et  en Bretagne et de les faire venir par camion frigorifique. Elles ont ensuite été conservées dans les chambres froides de l'ancienne coopérative jusqu'à leur utilisation.

 

Jusqu'à la dernière fête, en 2003,  de nombreux bénévoles ont cueilli des tulipes, chez des producteurs de  La Terrière et des Conches.

 

Avant le grand jour :

 

 L'avant  veille, la veille  et la nuit précédente préparatoires du grand jour, règne une joyeuse effervescence. Plusieurs centaines de bénévoles, jeunes et moins jeunes s'affairent dans la bonne humeur à piquer ou à agrafer les fleurs. Le chef de char organise le travail: en effet  le choix des couleurs et des  tulipes a été programmé et doit être respecté.  Les cageots sont préparés par un responsable.

 

1964-Piquage des fleurs-Riquet et MG

1964-Piquage des fleurs-Riquet et Michel Guicheteau

 

1970-Caravelle 7

1970-Caravelle -Léon Neau à l'agrafage

 

1970

1970 - La caravelle terminée

 

 

On peut remarquer sur les chars plusieurs méthodes de garnissage :

La courte tige des tulipes est piquée  à travers le carton et  la tulipe maintenue par derrière avec une épingle, tout au moins dans les premiers temps ; ensuite, les tulipes étaient piquées en biais, serrées les unes contre les autres. Une autre technique consiste à agrafer la fleur ouverte, en dégageant le pistil ; enfin les pétales peuvent être directement collés sur le carton ou le papier mâché.

 

 

Préparation 2

Préparation : piquage et agrafage fleur ouverte

 

La technique diffère selon le char : tulipes entières et serrées sur la théière, sur la proue du drakkar et sur la locomotive. Tulipes ouvertes et agrafées sur la voile, sur les boucliers du drakkar, également sur la cheminée de la locomotive.

 

Détail piquage tulipes serrées
 

 

 

 Détail piquage tulipes serrées

Détail piquage tulipes serrées 2

Détail piquage tulipes serrées  et tulipes ouvertes agrafées

Détail piquage tulipes serrées 3

Détail piquage tulipes serrées  et tulipes ouvertes agrafées

 

 

Agrafer les jacinthes n’est pas toujours ce qu’il y a de plus aisé.

 

Agrafage des jacinthes

Agrafage des jacinthes

 

Le collage des pétales demande de la délicatesse. Ils garnissent le dos des bœufs et la tête de l’hippocampe. Les petits points blancs autour de l’hippocampe sont des ampoules qui servent à illuminer le char pendant le parcours nocturne.

 

Détail collage des pétales

Détail collage des pétales

 

Détail hippocampe

Détail hippocampe avec lampes pour corso de nuit

 

 

Les plateaux sur lesquels sont installés les chars doivent aussi être  décorés et les  "jupes" sont garnies de jacinthes ou de tulipes  formant des motifs très divers.

 

Jupes 2

Jupes 2

Jupes 1

Jupes 1

Jupes 3

Jupes 3

 

Entre tous les groupes règne une sympathique émulation et beaucoup d'entraide. Les reines,  les dauphines  et une bonne partie de la population participent à la réussite du corso du lendemain.  Un buffet permet à chaque bénévole de prendre des forces et de se désaltérer pendant toute la soirée du piquage des fleurs.

 

Sandwichs

Sandwiches 

 

Convivialité

Un instant de convivialité

 

Certains chars ne sont terminés qu'au petit matin du grand jour.

 

Petit coup de fatigue copie

Petit coup de fatigue 

 

 

Le corso fleuri

 

Quelques heures avant le départ les chars sont rassembles au début du parcours.

 

Au cours de toutes ces années, le déroulement et la durée de la fête ont évolué.

 

Les parcours ne sont pas les mêmes, ils sont plus ou moins longs.

 

                                   Le parcours du corso fleuri de l'année 1973

 

Parcours 1973

Parcours 1973

 

 

        Dans les années 1980 à 1984, un parcours nocturne est programmé.

Parcours cortèges jour et nuit

Parcours cortèges jour et nuit

 

Char illuminé 1

Char illuminé 1

Char illuminé 2

Char illuminé 2

Char illuminé 3

Char illuminé 3

 

En 1987, pour les 30 ans, la fête a duré 2 jours, attirant un nombre encore plus grand de visiteurs. Un spectacle pyrotechnique a même été offert sur la plage en 2000.

 

De la fin des années 90 jusqu'au début des années 2000, les parcours seront souvent modifiés

 

Parcours 2000

Parcours 2000

Parcours 2001

Parcours 2001

 

Entre chaque char, dont le nombre a varié de 12  en 1962  à 7 dans les dernières années, des groupes musicaux, souvent accompagnés de majorettes ou de danseuses mettent l'ambiance dans le cortège.  Ils viennent d'horizons  très divers,  de Vendée, des Pays de Loire, de Savoie, du pays basque et même de Belgique entre autres.

 

Ordre du défilé en 2000 :

Programme -Déroulement cortège

Programme -Déroulement cortège

 

En 1998, la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris a participé à la fête.

Musique des pompiers de Paris

Musique des pompiers de Paris

 

Gilles de Binche

Ainsi que les Gilles de Binche (Belgique)

 

Lustig Annemasse

Lustig Annemasse

Majorettes

Majorettes

Musiques 2

Musiques 2

 

Les reines  des Sables d’Olonne, de La Baule, de La Chaume, de Fontenay le Comte, des Moutiers, de Longeville  ont parfois honoré de leur présence le corso.

Fête des Fleurs 1991 (3)

Fête des Fleurs 1991

Fête des Fleurs 1991 (13)

Fête des Fleurs 1991 

Reines de La Baule

Reines de La Baule

 

Groupes musicaux et danseuses accompagnant le défilé.

 

1974 (12)

1974 (12)

Fête des Fleurs 1991 (8)

Fête des Fleurs 1991 (8)

Musiques 1

Musiques 1

 

 

En 2004, malgré l'élection des reines, on n'a pas construit de chars. La fête n'a pas eu lieu. Cependant, la Tranche en fête a participé à d'autres manifestations (bal de la St Valentin, loto, retraite aux flambeaux...)

 

En 2005, la lassitude  des bénévoles et la raréfaction des responsables ont eu raison de cette association et de sa fête si renommée encore en mémoire pour beaucoup d'entre nous.

 

Au cours de toutes ces années, plus de 400 chars, tous différents, ont été réalisés.

 

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Liste des reines tranchaises : 00-ListeReines tranchaises

 

Voir le document dans votre dossier "Téléchargements"

 

---> Voir aussi l'album photos sur le côté gauche de cette page:

 

Fête de fleurs :

chars; les reines et leur char; groupes

 

 

 

 

Texte de Claude Rousseau; rédaction et mise en page de Jean-Pierre Bouchet

 

 


16/08/2019
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La fête des fleurs (2)-L'élection des reines

2 - L'élection des Reines: une joyeuse cérémonie 

La cérémonie de l'élection a lieu en janvier ou février de chaque année.

Entre 1957 et 2004, le déroulement de la cérémonie a évidemment beaucoup évolué.

Dans les premières années,  le Président  du Comité des Fêtes recherche 3 postulantes parmi les jeunes filles de la commune; il va solliciter les parents afin d'obtenir leur accord;  les frais sont alors à la charge de ces derniers et les jeunes filles se présentent, au cours d'un bal,  habillées simplement. 

1962-Louis Bouet et les reines

1962-Louis Bouet et les reines

 

En 1981, la soirée revêt  une  réussite particulière, grâce à la présence de l’animateur, et imitateur Pierre Douglas

 

Pierre Douglas et les reines

1981 - Pierre Douglas et les reines

 

                                           

1988  : Au cours d'une soirée  très animée, qui réunit parents et amis, la Reine est élue parmi les 3 jeunes filles sélectionnées qui ont accepté la proposition du Comité des Fêtes.

 

1988-élections des reines

1988-élections des reines 

1988-élections des reines 2

1988-élections des reines avec leurs parents

 
On reconnaît (sur la photo de gauche) : Léon Neau, Léon Aymé, les reines, Albert Berthomé, Pierre Ricard.

Photo de droite : Véronique Gaudin, Christine Tessier, Sandrine Roy et leurs parents.

 

1962-Les reines recoivent leurs cadeaux

1962-Les reines recoivent leurs cadeaux

1988-Les reines et leurs cadeaux

1988-Les reines et leurs cadeaux

 

Sur la photo on peut voir les reines de l’année recevant divers cadeaux. Les années passant, ils sont devenus de plus en plus  nombreux et appréciés de ces demoiselles : (Télévision, chaîne Hi-Fi, baladeurs, montres, gourmette, séjour à l’étranger, produits de beauté…)

                        

Enfin, quand l'organisation de la fête a été reprise, sous la mandature de M. Gauthey à partir de 1996 et jusqu’en 2003, la cérémonie de l'élection des Reines a bénéficié de la présence dynamique de l'animateur Jean Robert.

Ces demoiselles, au nombre de 7 à 9, selon les années, défilent sur un podium, dans diverses tenues : tenue de ville, tenue de soirée et robe de mariée, afin de se faire élire.

 

Elles se sont préparées à défiler et à offrir  à leurs parents et amis un  beau spectacle.

 

En 2002 et 2003, pour ajouter un plaisir supplémentaire, ces demoiselles sont même accompagnées d'un chevalier servant.

 

2002-Reines 2002 - Reines et leurs chevaliers servants
2003-Reines et chevaliers servant

2003 - Reines et chevaliers servants

Adeline Daviaud, Karen Papin et Sabrina Daroux

 

Mme Yvette Marin, Vice-présidente de l’association, s'est occupée tout spécialement du recrutement des reines et de la cérémonie de l'élection à partir de 1996…jusqu’en 2004 où la fête des fleurs a cessé d'être..

 

Mme Yvette Marin et les candidates en 1999

D'une Reine à l'autre…à 40 ans de distance !

        La Reine de 1962 Michelle Guieau                           La reine de 2002 Karen Papin

 

Reines de 1962

 

Reines 2002

 

 

 

 

Texte suivant : La Fête des fleurs; la création des chars : La fête des fleurs (3)- Chars et corso fleuri

 

 

Texte de Claude Rousseau et Laurence Ferré, rédacteur JP Bouchet

 

Voir dans l'album photos : La fête des fleurs; les reines et leur char

 

Liste des reines : 00-ListeReines tranchaises

 

  (à voir dans votre dossier téléchargement)

 

 

 


09/08/2019
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