Autrefois la Tranche

Autrefois la Tranche

Les phares du Grouin du Cou

LES PHARES DU GROUIN DU COU

 

La pointe du Grouin du cou a toujours été réputée dangereuse et de nombreux bateaux se sont fracassés sur son éperon calcaire.

Très tôt, la necessité se fit sentir d'installer d'abord un sémaphore. Puis ;

  • Le 1er juillet 1831, est allumé un fanal de 9 mètres de haut, construit sur une tourelle cylindrique maçonnée, alimenté en huile. (fanal de 4e ordre gros bec consommant 260 kg d’huile par an ; feu fixe blanc). Hauteur au-dessus de la mer : 18 m. Portée 9 milles marins.

 Gravure tirée du livre "Pilote des Côtes entre la Loire et la Bidassoa" d'Antoine Bouquet de la Grye

(Sur ce plan, apparait même un autre feu précédant celui-ci. Il se pourrait que les pierres qui apparaissent aux pied des dunes, que l'on pense être la cabane des douaniers, soient les ruines de ce vieux feu)

 

Il a pour but de signaler cette côte calcaire et de marquer l’entrée du Pertuis Breton (bras de mer entre la côte et l’île de Ré de 18 km à cet endroit) avec le phare des Baleines situé de l'autre côté sur cette île.

  • Il est remplacé le 25 mai 1867 par une maison-phare lors de l’aménagement du port de Saint Martin de Ré acroissant le trafic maritime. C’est une tourelle carrée avec corps de logis d’une hauteur de 14 m dont la pose de la première pierre a eu lieu le 9 août 1866. Hauteur au-dessus de la mer : 28 m

 

D’abord feu fixe blanc, il est devenu le 25 juin 1893 un feu à éclats toutes les 5 secondes à secteurs blanc et rouge

Puis, le 25 octobre 1906 : renforcement du feu, feu à éclats toutes les 5 secondes, secteurs blanc et rouge, focale 0, 25 m.

1931 : feu à éclats blancs toutes les 5 secondes, secteurs blanc, rouge et vert. Lentille de 6 panneaux au 1/6, focale 0, 25 m.

Sept faisceaux illuminent alors le pertuis, signe de son importance pour la navigation charentaise.

Cuve à mercure : 1906.

Combustibles : 

-Huile végétale : 1831.

-Huile minérale : vers 1875.

-Vapeur pétrole : 1906.

 

 

  

Il a été dynamité par les occupants allemands le 24 juillet 1944 lors de leur repli vers la poche de La Rochelle.

6 Mois auparavant, en février, les Allemands avaient délogé le gardien de phare M. Cornil.

 

 

 

Le 10 octobre 1945 est allumé un nouveau feu provisoire sur tourelle en bois de 12, 50 m pour rétablir la sécurité de navigation (feu blanc clignotant avec éclat toutes les 6 secondes)

 

  • Le phare actuel construit de 1951 à 1953 est électrifié et a été allumé le 20 mai 1953.

Construit en béton armé, c’est une tourelle octogonale  légèrement pyramidale sur soubassement carré et encorbellement en partie supérieure avec plusieurs bâtiments annexes.

 

. Lanterne métal Ø 2 m SH noire à vitrage cylindrique de un niveau. Optique Sautter-Harlé à éclats réguliers de focale 0, 30 m en verre taillé de 6 panneaux. Cuve à mercure modèle EBOR 2300 SH. Lampe 180w halo. Portée 20 milles marins. Feu à éclats réguliers tournants toutes les 5 secondes, secteurs blanc, rouge et vert de focale 0, 30 m.

 

Portée : l’optique tournante du phare positionnée à une hauteur de 14,25 mètres est constituée de six lentilles, émettant deux éclats blancs toutes les cinq secondes. Sa portée géographique est de 21,50 milles dans le secteur blanc et 17.5 milles dans les secteurs colorés. D’une puissance lumineuse de 120 000 candélas, ses éclats sont visibles sur 360°.

 

Coordonnéesgéographiques :

46° 20, 679’ N – 1° 27, 815’ W (WGS 84)

 

Hauteur: 16,33m  pour une altitude de base de 14,90 m -Élévation au dessus de la mer: 30m

Architecte Maurice Durand chargé de l’ensemble des reconstructions après-guerre de Vendée

Construction par l'entreprise Chabot de Luçon. Il a été mis en service le 25 avril 1953 et a vu le retour de son gardien M. Cornil.

 

 

Il a été automatisé en 1985 depuis Les Sables d'Olonne (télécontrôle SERPE). Depuis, il n’y a plus de gardien.

 

2006 :modernisation des feux.

Feu normal : conservation de l’optique tournante avec mise en place d’une lampe aux halogénures métalliques de 70 watts et de deux moteurs de type « Escape » sur la machine de rotation. Le groupe électrogène est remplacé par des batteries offrant à l’aide lumineuse une autonomie de quatre nuits pour le feu normal et sept nuits pour le feu de secours.

 

C’est une Propriété de l'État et ne se visite pas.

 

Peut-on espérer qu’un jour la visite soit autorisée lors des journées du Patrimoine par exemple ?

 

Gardiens de phare :

1/7/1831

 1846

André Morilleau 1er gardien

1846

 1881

Alexis Morilleau son fils lui succède

1881

1906

Elie Leboeuf le remplace 

1906

 1927

Alphonse Vrignaud gardien de phare à l'Aiguillon lui succède

1927-

 

Joseph Cornil (père)

 

 1985

Joseph Cornil (fils) jusqu'à l'automatisation du phare en 1985

Sources : Bureau des Phares et Balises + internet

 



08/03/2018
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